| Naissance |
Mannheim |
|---|---|
| Décès |
(à 38 ans) Berlin, |
| Activité principale | Compositeur, hautboïste |
Ludwig August Lebrun, baptisé le à Mannheim, mort le [1] à Berlin, est un hautboïste et compositeur allemand.
Il entre dans un orchestre prestigieux de Mannheim, jouant du hautbois. Ludwig Lebrun devint rapidement un virtuose.
Lebrun se maria à Franziska Danzi et eut deux filles exerçant un métier dans la musique. Le couple entreprit de nombreux voyages. Des compositeurs leur dédièrent quelques œuvres. Ils menèrent un amour fusionnel.
Le père de Lebrun, également hautboïste, probablement belge d’origine, travaillait en 1747 à la cour de Mannheim. Le célèbre virtuose du hautbois[Notes 1] entama sa carrière musicale en jouant avec l’orchestre de la cour de l’électeur palatin Carl Theodor de Mannheim. Il joua avec à l’âge de douze ans et devint un membre à part entière dès ses quinze ans.
Lebrun était un contemporain de Carl Stamitz et d’Anton Stamitz. Lebrun est issu de l’école de Mannheim.
À l’été 1778, il épousa la soprano Franziska Danzi, la sœur de Franz Danzi, l’un des chanteurs les plus remarquables de son temps. Avec elle, il voyagera beaucoup à travers l’Europe : Milan, Paris, Londres, Vienne, Prague, Naples, Munich et Berlin étaient des villes sur leur trajet. Le couple composé d’un musicien et d’une soprano s’accorda parfaitement. Des arias comprenant le hautbois comme instrument obligé furent composés spécialement à leur intention, par exemple : Günther von Schwarzburg (1777) par Ignaz Holzbauer, L'Europa riconosciuta (1778) par Antonio Salieri et Castore e Polluce (1787) par Georg Joseph Vogler.
Le couple eut deux filles : Sophie Lebrun (1781-1863) fut une célèbre pianiste, et Rosine Lebrun (1783-1855) une chanteuse d'opéra et une comédienne[Notes 2]. Ludwig Lebrun fut emporté, âgé de trente-huit ans seulement, d’une inflammation du foie.
L’historien de la musique, Charles Burney, a décrit ses impressions sur le couple en ces termes : « Franziska Danzi et l’excellent hautboïste Lebrun voyagent d’ordinaire ensemble. Il semble que Franziska n’a rien écouté d’autre que son instrument, car lorsqu’ils jouent de concert en tierces et en sixtes, on ne peut distinguer entre la voix supérieure et l’inférieure ! »[Notes 3].
On doit à Ludwig August Lebrun plusieurs concertos pour hautbois et orchestre[2] :
Il composa également quelques œuvres avec d’autres instruments[1], dont :