Puella Magi Madoka Magica(魔法少女まどか☆マギカ, Mahō Shōjo Madoka Magika?, litt. « Magical girl Madoka Magica ») est une série télévisée d'animation japonaise produite par Shaft et Aniplex. La série est réalisée par Akiyuki Shinbo et écrite par Gen Urobuchi avec un design original des personnages de Ume Aoki(en), une adaptation du design de Takahiro Kishida et une bande originale de Yuki Kajiura. La série, mettant en scène un groupe de jeunes filles choisissant de devenir des Magical Girl pour combattre des créatures maléfiques, a été plébiscitée tant par le public que par la critique pour sa bande-son, ses innovations visuelles ainsi que sa subversion du style magical girl. Puella Magi Madoka Magica a été diffusé au Japon sur Tokyo Broadcasting System et Mainichi Broadcasting System entre le et le .
Il existe également trois séries de manga basées sur l'anime, ainsi que trois films d'animation. Les deux premiers, sortis en 2012, retracent la trame initiale, tandis que le troisième, sorti le au Japon, continue l'histoire. Avant la sortie de ce dernier, la franchise a généré un revenu de plus de 40 milliards de yens[1].
Il existe une autre manière de traduire le titre donnant une traduction entièrement en anglais : Puella Magi Madoka Magica peut se traduire par : « Magical Girl: Madoka the Magical »[2]. Les mots « puella », « magi » et « magica » sont des mots latins[2].
Il existe des créatures ayant le pouvoir d'exaucer le vœu d'une jeune fille, en échange de quoi celle-ci deviendra une Puella Magi (ou Mahou Shoujo) pour combattre des créatures démoniaques, les sorcières. Une collégienne du nom de Madoka Kaname, ainsi que son amie Sayaka Miki, sont approchées par une de ces créatures, Kyubey, qui leur propose de devenir à leur tour des Magical Girl. La nouvelle élève de leur classe, Homura Akemi, cherche toutefois mystérieusement à empêcher Madoka de conclure ce contrat...
Madoka est une jeune fille de 13 ans dont la vie est transformée quand elle rencontre Kyubey qui lui propose alors de devenir une Puella Magi, en l'échange d'un vœu. Elle se voit comme une personne sans qualités ou talents particuliers, et après avoir vu Mami se battre contre les sorcières et leurs familiers, souhaite devenir une fantastique Puella Magi à son image. Kyubey, Mami et Homura ont remarqué chez elle un immense potentiel. Elle reste malgré tout hésitante à passer un contrat qui engage sa vie. Sa couleur est le rose.
Homura est une Puella Magi qui apparaît dans le rêve de Madoka, et est par la suite transférée dans son collège. C'est une fille très belle et réservée, qui a d'extraordinaires capacités intellectuelles et physiques, ce qui la rend populaire malgré sa personnalité étrange et distante. Ayant vu beaucoup de Puella Magi mourir au combat, elle essaie de protéger les autres filles de ces contrats, particulièrement Madoka. À cause de cela, elle est la rivale de Mami, qui souhaite au contraire que Madoka devienne à son tour une Puella Magi. Elle a la capacité de contrôler le temps pendant un combat et utilise de nombreuses armes mais principalement des grenades. Sa couleur est le violet.
Introduite comme la meilleure amie de Madoka, qui, après l'avoir aidée à sauver Kyubey, se voit également offrir la possibilité de devenir une Puella Magi. Étant d'une nature altruiste et pleine de compassion, elle voit dans le rôle de Puella Magi une opportunité de protéger ceux qu'elle aime, ayant été inspirée par Mami Tomoe. Devenue Puella Magi, elle se bat avec une épée. Sa couleur est le bleu.
Une Puella Magi liée à Kyubey par un contrat, élève de troisième année dans le collège de Madoka et la plus vieille des personnages principaux, veillant ainsi sur Madoka et Sayaka. Elle a la capacité de faire apparaître des mousquets rayés à percussion presque à l'infini, d'utiliser des rubans pour paralyser ses ennemis et également de soigner. À la différence des autres Puella Magi qui recherchent avant tout à récupérer des Grief Seeds, elle est plus concentrée sur la protection des gens et du monde qui l'entourent. Malgré son apparence de grande sœur rassurante et joyeuse, elle est très seule et effrayée par la nature de son travail. Sa couleur est le jaune.
Il peut exaucer le vœu, quel qu'il soit, de certaines filles, à la condition qu'elles deviennent par la suite des Puella Magi et combattent les sorcières. Il ne peut être vu et entendu que par les Puella Magi et les personnes ayant un potentiel magique. Ses motivations sont inconnues au début de l'histoire, et il cherche constamment à persuader des filles ayant un potentiel magique à passer un contrat avec lui malgré les risques qu'il leur fait ainsi courir.
Une Puella Magi rivale qui apparaît en ville à la fin du quatrième épisode. Elle a de longs cheveux rouges et une personnalité toute aussi ardente. À la différence de Mami, son seul objectif est de récupérer les Griefs Seeds, au point de laisser les familiers des sorcières commettre des meurtres pour qu'ils deviennent à leur tour des sorcières et ainsi en obtenir plus. Elle se bat au moyen d'une lance qui peut s'allonger et se diviser en plusieurs sections, et qui peut immobiliser et frapper les ennemis grâce à la sphère à son extrémité. Sa couleur est le rouge sombre.
Un garçon handicapé à qui Sayaka rend régulièrement visite à l'hôpital. Avant l'accident qui l'a privé de la sensation de ses doigts, il était violoniste.
Une magical girl, ou Puella Magi, est une jeune fille douée de pouvoirs obtenus à la suite d'un contrat passé avec un Incubateur : l'Incubateur réalise le vœu de la jeune fille, qui doit en échange assumer la charge de magical girl et combattre les sorcières. La nature des pouvoirs dépend de celle du souhait : par exemple, un souhait ayant trait aux soins apportera une capacité de régénération importante. De plus, le potentiel magique des magical girl augmente selon le destin et les malheurs qui s'abattent sur elles, leur permettant de faire des vœux d'une plus grande importance. Quand une magical girl meurt dans la dimension d'une sorcière, son corps disparaît avec le portail. Le corps n'étant jamais retrouvé, elle est généralement portée disparue.
Les sorcières sont des entités démoniaques nées des malédictions, vivant dans des dimensions spécifiques. Vivantes, elles peuvent affecter les humains du monde réel en leur apposant des marques connues sous le nom de « baiser de sorcière », qui les affaiblit fortement et peut les pousser au meurtre ou au suicide. Elles ont souvent leurs propres familiers, qui peuvent se séparer d'elles et devenir sorcières à leur tour.
Soul Gem
Un joyau qui renferme le pouvoir d'une magical girl, que sa propriétaire utilise pour se transformer. Sa taille est révélatrice de la quantité de magie que possède la jeune fille, et elle brille lorsqu'elle est proche d'une sorcière ou d'un de leur familier. Quand elle n'est pas utilisée, la pierre prend la forme d'un anneau au doigt de sa propriétaire, doublé d'un symbole magique qui apparaît sur son ongle. Quand une magical girl se transforme, sa pierre d'âme devient un élément de son costume (la barrette de Mami, le bijou au nombril de Sayaka, celui sur la main gauche de Homura, la broche de Kyoko et le collier de Madoka).
Grief Seed
Les Grief Seeds (litt. Graines de désespoir) sont des sortes d'épines noires dont naissent les sorcières. Une fois plantées, elles forment rapidement des barrières qui les dissimulent pendant que la sorcière éclot. Quand une sorcière est battue, la graine de désespoir qui reste près d'elle peut être utilisée pour restaurer les pouvoirs magiques d'une Soul Gem. C'est un objet de grande valeur, cause de rivalité entre les magical girls.
Si la série se distingue notamment par son style graphique hors-norme, le rôle important de la symbolique et les nombreuses références qui l'accompagnent ont pour effet de multiplier les grilles de lecture possibles, rendant difficile une analyse approfondie de l'œuvre.
De manière générale, le récit s'apparente à un schéma initiatique classique. Comme souvent, le passage de l'enfance à l'âge adulte s'accompagne des thématiques récurrentes de l'innocence perdue, de la quête de vérité ou encore du sacrifice. Madoka sort toutefois des sentiers battus en y ajoutant des notions plus matures encore telles que l'obsession, la dépression, le péché et l'absurdité d'une destinée tragique.
La recherche d'identité, la confusion des sentiments et, par extension, l'homosexualité sont également présentes au travers de séquences plus ou moins suggestives mais généralement implicites ; fortement dépendantes des diverses traductions et sujettes à de vives discussions entre fans, une ambiguïté volontaire persiste cependant sur leur sens exact ainsi que sur leur véritable impact sur l'intrigue. Le récit comme l'aspect visuel laissent entrevoir un certain nombre de références religieuses (bibliques notamment) et philosophiques.
En moyenne, la série télévisée d'animation est suivie par 100 000 téléspectateurs japonais, à l'exception du dernier épisode qui a réuni plus d'un million de personnes sur le site Nico Nico Douga en [3],[4]. Le premier coffret Blu-ray de la série télévisée d'animation s'est écoulé à 53 000 exemplaires lors de la première semaine de commercialisation[5], et les cinq autres se sont écoulés à plus de 50 000 exemplaires[6],[7].
Les deux premiers films d'animation, diffusés dans certaines salles japonaises, ont rassemblé 357 000 spectateurs pour le premier film, et 336 000 spectateurs pour le deuxième[4]. Le troisième film a eu un succès beaucoup plus important : au , le film a rapporté 1 milliard de yens[8]. Plus de 1,3 million de tickets ont été vendus en , avec 1,93 milliard de yens[9].
La série a également remporté le Television Award lors des 16eAnimation Kobe Awards, le Grand Prix de l'animation au cours du Japan Media Arts Festival de 2011, ainsi que trois Tokyo Anime Awards et le Prix Seiun du Meilleur Media de la Japan Science Fiction Convention 2012[4]. Tout aussi bien saluée par la communauté anglophone, elle s'est vu décerner 8 AnimeSuki Choice Awards, dont celui de la meilleure série télévisée. En 2015, Madoka Magica remporte également le Grand Prix inaugural Sugoi Japan, le scrutin national japonais visant à élire les meilleures œuvres de manga, d'animation, light novels et romans divertissants susceptibles de rayonner internationalement, parmi tous ceux publiés depuis 2005[10].
La production de la série télévisée d'animation a été annoncée en [11],[12]. Les dix premiers épisodes ont été diffusés du [13] au [14],[note 1]. À la suite du séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku, la diffusion des deux derniers épisodes, ainsi que l'épisode 10 dans certaines régions du Japon, a été annulée et repoussée[15],[16]. Les deux derniers épisodes ont alors été diffusés le dans les régions de Kansai et Kantō[17]
Les six coffrets DVD et Blu-ray de la série ont été commercialisés du au [18]. La série est diffusée dans les pays francophones en streaming légal par Wakanim[19].
En , une trilogie cinématographique a été annoncée dans le magazine Newtype de l'éditeur Kadokawa Shoten, composée de la même équipe de production que la série[20]. Les deux premiers films, nommés Beginnings(始まりの物語, Hajimari no Monogatari?) (Titre français : Puella Magi Madoka Magica - Au Commencement) et Eternal(永遠の物語, Eien no Monogatari?) (Titre français : Puella Magi Madoka Magica - Une Histoire Infinie), sont en fait des compilations des épisodes de la série télévisée, avec des plans retravaillés pour certaines séquences d'animation ainsi qu'une nouvelle bande son[21].
Le premier volet est diffusé le dans certains cinémas japonais et regroupe les huit premiers épisodes de la série (avec quelques coupures)[22]. Le second sort le et compile l'intégralité des quatre derniers épisodes, additionné de quelques scènes inédites mineures[23].
Le troisième film, nommé Rebellion(叛逆の物語, Hangyaku no Monogatari?) (Titre français : Puella Magi Madoka Magica - Rebellion), est une histoire originale faisant office de suite à la série télévisée et aux films. Il est sorti le au Japon[21],[24],[25]. En France, il est diffusé au Grand Rex en avant-première le [26].
Le 25 avril 2021, à l'occasion du dixième anniversaire de la fin de la série, un quatrième film est annoncé[27]. Suite de Rebellion et intitulé Turning the Tide of Walpurgis(ワルプルギスの廻天, Warupurugis no Kaiten?), cet opus est réalisé par le studio Shaft et reprend l'équipe de production des précédents travaux - donc le réalisateur Akiyuki Shinbo et le scénariste Gen Urobuchi[28].
L'adaptation en manga de la série est publiée par l'éditeur Hōbunsha. La première série, adaptation directe de l'anime, contient trois volumes. Ils sont sortis du au [32],[33].
La deuxième série, Puella Magi Kazumi Magica: The Innocent Malice(魔法少女かずみ☆マギカ〜The innocent malice〜, Mahō Shōjo Kazumi Magika: The Innocent Malice?), est une histoire parallèle. Elle a été publiée dans le magazine Manga Time Kirara Forward entre et [34],[35], et compilé en cinq volumes[36]. Une troisième série de deux volumes nommée Puella Magi Oriko Magica(魔法少女おりこ☆マギカ, Mahō Shōjo Oriko Magika?) est sortie entre le et le [37]. Une série dérivée de ce manga écrite par Hanokage dans le magazine Manga Time Kirara Magica[38], et le premier tome sortira le [39]. Une autre série de trois volumes nommée Puella Magi Madoka Magica: The Different Story a été publiée ente octobre et [40],[41],[42].
Des anthologies officielles sont également publiées depuis [43]. Une adaptation du film d'animation est également sortie le [44]. Des yonkoma sont publiées depuis [45]. Enfin, un manga nommé Puella Magi Madoka Magica - Homura Revenge!(魔法少女まどか☆マギカ ほむらリベンジ!?) sera publié en [46].
Les versions françaises de Puella Magi Madoka Magica, Puella Magi Madoka Magica: The Different Story et Puella Magi Kazumi Magica: The Innocent Malice sont publiées par Doki-Doki[47],[48],[49]. Un coffret regroupant les trois volumes de la première série est sorti le [50]. Mahou Shoujo Tart Magica : The Legend of “Jeanne d'Arc” sortie au japon en 2013, spin-off de Puella Magi Madoka Magica, l'histoire prend place aux alentours de 1428 avec la Puella Magi Jeanne d'Arc, aussi surnommée Tart.
Chaque mois, de nouveaux produits dérivés de la série sortent au Japon[4]. De nombreuses figurines sont commercialisées par Good Smile Company ou Max Factory[54],[55],[56].