Cent et une petites misères est une œuvre unique dans l'histoire de la chanson française : une chanson composée par 39 chansonniers de goguettes et comptant 101 couplets.
Eugène Berthier signe le 1er et le 101e et dernier couplet, ce qui n'est certainement pas un hasard. Il signe également les couplets 18, 44, 53 et 72[3].
L'air de Calpigi utilisé pour cette longue chanson figure sous la forme de son remploi par Pierre Jean de Béranger pour une autre chanson.
Parmi les airs populaires d'Antonio Salieri qui furent réutilisés pour des chansons, figure l'air de Calpigi, extrait de son opéra Tarare (1787). Il fut employé par Pierre Jean de Béranger pour trois de ses chansons : La Sainte-Alliance barbaresque, Nabuchodonosor et les Orangs-Outangs[5].
↑On peut lire la partition et entendre l'air de Calpigi sur Internet. L'autre air, la chanson On dit que je suis sans malice, figure au Catalogue des fonds musicaux conservés en Haute-Normandie, rédigé par Joann Élart et publié par l'Université de Rouen-Le Havre en 2004 : Tome I : Bibliothèque municipale de Rouen. Volume I : Fonds du théâtre des arts, XVIIIe et XIXe siècles, page 458. Cet air a également servi, la même année 1846, pour la chanson Nos démissions à la Lyce Chansonnière, de Charles Gille et Christian Sailer.
↑ a et bEdmond Gaconde est le pseudonyme et anagramme d'Edmond d'Ocagne.
↑Dans le recueil de la Musique des chansons de Béranger publié à Paris chez Perrotin en 1853 (6e édition) la même partition de l'Air de Calpigi accompagne à chaque fois les trois chansons : La Sainte-Alliance barbaresque (no 99, p. 64), Nabuchodonosor (no 164, p. 122) et les Orangs-Outangs (no 303, p. 251).
Cent et une petites misères, Œuvre sociale, rédigée par les meilleurs chansonniers de l'époque, Sous la Direction de MM. Charles Gille, Adolphe Letac et Eugène Berthier, Fondateurs, Paris, Letac, 21 rue du Faubourg-Saint-Denis, Ancien local de la Lice Chansonnière, 1846[source insuffisante].