Cet article est une ébauche concernant un chanteur américain.

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Roland Hayes
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Roland Hayes en 1954, photo de Carl Van Vechten
Informations générales
Nom de naissance Roland Wiltse Hayes
Naissance
Curryville (en) (Géorgie), Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 89 ans)
Boston (Massachusetts), Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Chanteur, musicien
Années actives 1910-1977

Roland Wiltse Hayes (né le à Curryville (en) (Géorgie) et mort le à Boston (Massachusetts)) est un musicien et ténor lyrique américain. Il est considéré comme le premier artiste afro-américain de concert à avoir eu un rayonnement national et international.

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Roland Hayes naît le à Curryville (en) en Géorgie, près de Calhoun, de William et Fanny Hayes, anciens esclaves devenus cultivateurs. Son père William meurt en 1898, Roland a alors onze ans, et sa mère Fanny déménage avec sa famille à Chattanooga, dans le Tennessee.

William Hayes affirmait avoir des ancêtres cherokees, tandis que son arrière-grand-père maternel, Aba Ougi (également connu sous le nom Charles) aurait été un chef de tribu dans l'actuelle Côte d'Ivoire. Aba Ougi a été capturé et emmené en bateau en Amérique en 1790[1].

Roland Hayes devient chanteur, formé avec Arthur Calhoun à Chattanooga et à l'université Fisk de Nashville. En tant qu'étudiant, il commence à se produire en tournée en public avec les Fisk Jubilee Singers en 1911. Il poursuit ses études à Boston avec Arthur Hubbard. Au cours de sa période estudiantine avec Arthur Hubbard, il est coursier à la Hancock Life Insurance Company pour subvenir à ses besoins. Puis il part étudier avec George Henschel et Amanda Ira Aldridge à Londres.

Il commence ensuite à organiser ses propres récitals des deux côtés de l'Atlantique entre 1916 à 1919. Il chante aux Craig's Pre-Lenten Recitals et donne plusieurs concerts au Carnegie Hall. Il fait ses débuts officiels cette même année au Symphony Hall de Boston, où il reçoit des critiques élogieuses. Il joue avec le Concert Orchestra de Philadelphie, au Colored Music Festivals d'Atlanta, et au Conservatoire de Washington. En 1917, il part en tournée avec le Hayes Trio qu'il forme avec le baryton William Richardson et le pianiste William Lawrence, son accompagnateur habituel. Ses débuts à Londres ont lieu en avril 1920 à l'Aeolian Hall, avec le pianiste Lawrence Brown pour l'accompagner. Hayes chante bientôt dans toutes les capitales d'Europe. Il est déjà très célèbre lorsqu'il rentre aux États-Unis en 1923. Le concert qu'il donne le avec l'Orchestre symphonique de Boston sous la direction de Pierre Monteux et au cours duquel il chante des airs de Berlioz et Mozart, ainsi que des spirituals, remporte un très grand succès et lui vaut de recevoir en 1924 la Spingarn Medal.

Roland Hayes en 1936.

Hayes obtient la gérance du Boston Symphony Orchestra Concert Company. Il gagne 100 000 dollars par an à ce stade de sa carrière. Les critiques louent ses capacités et ses talents linguistiques puisqu'il chante en français, en allemand et en italien. Il publie un recueil de spirituals en 1948 : My Songs : Aframerican religious folk songs arranged and interpreted.

Roland Hayes était membre de la Fraternité Omega Psi Phi (ΩΨΦ).

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1925, lors d'un concert donné en mémoire du défunt empereur François-Joseph Ier d'Autriche, au château de Schönbrunn à Vienne, Roland Hayes rencontre une comtesse, Bertha Kolowrat-Krakowská[2] (1890-1982), mariée au comte Hieronymus de Colloredo-Mannsfeld (1870-1942), de qui elle a déjà quatre fils. De la liaison hors mariage de Roland Hayes et de cette comtesse, serait née une fille non reconnue par Roland Hayes. Pour éviter le scandale, la comtesse fuit Vienne pour s'installer en France, dans le Gers. Sa supposée fille naturelle, « Maya » Maria Dolores Franzyska Kolowrat (1926-1982)[3], deviendra la mère des jumeaux animateurs de télévision Igor et Grichka Bogdanoff[3],[4],[5],[6].

En [3], Roland Hayes se marie avec Helen Alzada Mann (1893-1988). Tous deux ont une fille, Afrika Hayes, née en 1933. Un jour, après que la femme de Hayes et sa fille ont été jetées hors d'un magasin de chaussures de Rome, en Géorgie, pour s'être assises dans la partie du magasin réservée aux blancs, Hayes veut attaquer en justice le propriétaire du magasin. La police arrête les époux Hayes, qui sont battus. Hayes et sa famille quittent alors la Géorgie[7].

Postérité[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. The University of North Carolina library extension publication, Volumes 10-11 (1944), p. 25
  2. Bertha Kolowrat-Krakowská était la sœur du cinéaste et producteur autrichien [[Sascha Kolowrat-Krakowsky|« Sascha » Alexander Kolowrat-Krakowský (1886-1927). Elle s'occupait alors des événements culturels pour l'empereur d'Autriche, François-Joseph]] (de).
  3. a b et c Christopher A. Brooks, Robert Sims, Roland Hayes : the legacy of an American tenor, Indiana University Press (2014) ( (ISBN 9780253015365)).
  4. Christophe Labbé, « Le retour des Bogdanov » Le Point, 17 janvier 2007 [1]
  5. Émission de Michel Drucker Faites entrer l'invité du 2 février 2012, sur Europe 1.
  6. Émission d'Ariane et Béatrice Massenet C'est de famille, sur Europe 1. 8 juillet 2011.
  7. Biography at the New Georgia Encyclopedia
  8. « Roland Hayes (1887-1977) », sur New Georgia Encyclopedia (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]