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Alain Stanké
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Alain Stanké au Salon international du livre de Québec en 2010
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KaunasVoir et modifier les données sur Wikidata
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Alain Stanké (né Aloyzas-Vytas Stankevicius le à Kaunas en Lituanie)[1],[2] est un journaliste, éditeur, écrivain et animateur de télévision québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain Stanké est issu d'une famille lituanienne aisée[3]. À 10 ans en 1944, Alain Stanké et sa famille sont déportés dans des camps de travail en Allemagne[4],[5]. Il arrive en France à la fin de la guerre, en 1945, immigre au Canada en 1951, à 17 ans, et s'installe à Montréal, où il réside toujours. Marié à Marie-José Beaudoin, il est père de quatre enfants : Daniel-Alexandre, Brigitte, Claudie et Sophie. Il a ensuite épousé Josette Ghedin.

Alain Stanké a présidé le premier forum international Francophonie et travail de rue (2001) ainsi que de nombreuses campagnes de financement (L’Accueil Bonneau, Développement et Paix, La Bibliothèque Jeanne-Cypihot pour les aveuglesLa Fondation québécoise pour l’alphabétisation et LOVE, organisme luttant pour l’éradication de la violence chez les jeunes). Depuis 1996, il est président du bureau des gouverneurs de la Fondation Travail sans frontières, organisme d’insertion sociale, pour laquelle il a créé la Télévision sans Frontières, télévision produite exclusivement par des jeunes de la rue. 

Dans le domaine social et culturel, il a été président du Gala Gutenberg pour l’excellence dans le monde du graphisme (2002) ; président des concours littéraires et artistiques des prisons fédérales du Québec (1990-1992) ; grand ambassadeur de la Rencontre des arts, (1997-2012) ; président de la Société des éditeurs de publications internationales d’Amérique (1977) ;  président du Comité culturel de la Fondation du Maire de Montréal pour la jeunesse (2000-2001) ; membre du jury de l’excellence en journalisme Judith-Jasmin (1984) ; président du jury du Festival international du film sur l’art (2005); membre du Comité consultatif pour la révision du serment de citoyenneté. (Citoyenneté et Immigration Canada – 1995) ;  et ambassadeur de Montréal Capitale Mondiale du livre (UNESCO 2006). Il a également siégé au sein du Comité consultatif de la fondation Historica-Dominion, au Comité d’études sur la politique culturelle fédérale canadienne (1980-1982) et au Comité consultatif des distinctions honorifiques (l'Ordre du Canada) (2009-2010).

Le fonds d'archives de Les éditions internationales Alain Stanké limitée est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[6].

Carrière[modifier | modifier le code]

Journaliste[modifier | modifier le code]

Il a fait ses débuts dans le journalisme au Petit Journal et Photo Journal (1954) pour devenir pigiste (1961) à La Presse, Perspectives, Magazine Maclean's, et à Radio-Canada. Il a été correspondant canadien pour le quotidien France-Soir, où il a succédé à René Lévesque. Il a collaboré au Figaro Magazine durant dix ans.

Ses articles ont été diffusés à travers le monde par New York Times Syndicate.

Il fut le premier à interviewer l'ex-président Richard Nixon après sa démission, entrevue publiée pour le lancement du Figaro Magazine.

Éditeur[modifier | modifier le code]

Après avoir dirigé les Éditions de l'Homme (1961-1971), il lance les Éditions La Presse (1971) avant de fonder sa propre maison d'édition Les éditions internationales Alain Stanké (1975) et Stanké international (Paris), les Éditions Libre Expression (1976), propriétés de Québecor depuis 1997. Pendant ses 42 années de pratique du métier d'éditeur, Alain Stanké a publié plus de 2 000 titres dont la toute première Encyclopédie du Canada (1987) ainsi que de nombreux auteurs de renom, dont : Gabrielle Roy[7], Marie-Claire Blais, Yves Beauchemin, Henry Miller, Pierre Elliott Trudeau, René Lévesque, Gérard Pelletier, Wilder Penfield, Victor-Lévy Beaulieu, Lobsang Rampa, Han Suyin, Hervé Bazin, Louis Pauwels, Richard Nixon, Mouamar Kadhafi, Fidel Castro, Isaac Asimov, Michel Jean.

Animateur et producteur[modifier | modifier le code]

À la télévision, après avoir produit les premiers sketchs à l'aide d'une caméra cachée pour les émissions de Radio-Canada Carrefour (1958-1959) et Rendez-vous avec Michelle (1959-1960). Il lance (1961) Les Insolences d'une caméra avec Fernand Seguin (Niagara Films) et l'aval du créateur de Candid Camera, Allen Funt. Les premières émissions sont animées par Doris Lussier[8]. La suite de la série (1963-1967) est produite par Onyx films et animée par Paul Berval, Jacques Normand, puis coanimée par Pierrette Beaudoin et Alain Stanké. À l’avènement de la télévision couleur, l'émission sera produite par Les productions audio-visuelles Stanké-Lamy (1985) puis Les productions Stanké Inc. (1986-1987). Toujours animée par Alain Stanké, la diffusion des Insolences s’est poursuivie (2001-2004) sur les ondes de la Télévision Quatre Saisons avec le concours des Productions Avanti Ciné-Vidéo.

Toutes ses productions antérieures à 2001 ont fait l'objet d'un don à la Cinémathèque québécoise.

Écrits[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Durant ses loisirs, Alain Stanké s'adonne à la sculpture sur bois. En 2012, la totalité des œuvres a fait l’objet d’un don au Musée québécois de culture populaire (Trois-Rivières). Ses œuvres ont fait l'objet de nombreuses expositions à travers le monde, entre autres :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Alain Stanké : biographie », sur AlainStanke.com
  2. Diane Sabourin, « Stanké, Alain », dans l'Encyclopédie canadienne.
  3. Alain Stanké, « Lettre à un jeune immigrant », sur le site du ministère de l'éducation, le 7 mai 2004 : le nom d'origine d'Alain Stanké est en bas de page.
  4. Radio 98,5, entrevue de Alain Stanké, 17/07/2012
  5. Le Figaro Livres Alain Stanké : Y a-t-il une vie après la guerre ?
  6. Fonds Les éditions internationales Alain Stanké limitée (P165) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  7. « Stanké, Alain », sur Collections | MNBAQ (consulté le 17 mars 2021)
  8. La télévision de Radio-Canada depuis 1952 par Maurice Brulé
  9. « Vidéo de Alain Stanké », sur Ordre national du Québec, (consulté le 1er février 2018)
  10. Le Devoir, « Salon du livre de Montréal - Alain Stanké reçoit le prix Fleury-Mesplet », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne, consulté le 1er février 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]