| Volkswagen AG | |
Logo du groupe Volkswagen | |
| Création | |
|---|---|
| Dates clés | 1998 : 1er constructeur Européen en termes de chiffre d’affaires et rentabilité
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| Fondateurs | |
| Personnages clés | Ferdinand Piëch (président du conseil de surveilance de 2002 à 2015) |
| Forme juridique | Aktiengesellschaft (AG) |
| Action | Bourse de Francfort (VOW et VOW3), Bourse de Luxembourg, New York Stock Exchange et SIX Swiss Exchange |
| Slogan | « Das Auto. », « La Voiture » |
| Siège social | Wolfsbourg, Basse-Saxe |
| Direction | (Président du conseil de surveillance) (Directeur général) |
| Directeurs | Herbert Diess (depuis )[1] |
| Actionnaires | Porsche Automobil Holding SE (31,30 %), Investisseurs institutionnels étrangers (26,30 %), Qatar Holding LLC (14,60 %), Land de Basse-Saxe (11,80 %), Actionnaires privés / Autres (12,90%) et Investisseurs institutionnels allemands (3,10%)[2] |
| Activité | Automobile |
| Produits | Automobile, voiture (en) et Volkswagen Nutzfahrzeuge |
| Filiales | Volkswagen, Audi, Porsche, Škoda, Cupra, Lamborghini, Bentley, Bugatti, MAN SE, Scania, Ducati, Ionity, Europcar |
| Effectif | 664 496 fin 2018 |
| Site web | www.volkswagenag.com |
| Capitalisation | 135,86 milliards d'euros en avril 2020 |
| Fonds propres | 36,5 milliards d'euros en 2020 |
| Dette | 170,9 milliards d'euros en 2019 |
| Chiffre d'affaires | 252,6 milliards d'euros en 2019 |
| Résultat net | 4 958 millions d'euros en 2019 |
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Volkswagen AG est un constructeur automobile allemand fondé en 1937 et basé à Wolfsburg en Basse-Saxe. Il commercialise de nombreux types de véhicules à travers ses marques Volkswagen, Audi, Bugatti, Seat, Cupra, Škoda, Porsche, Lamborghini, Bentley, Ducati, Scania et MAN et JETTA (Chine). Le groupe offre également des services de financement, de crédit-bail et de gestion de flotte automobile.
Premier constructeur automobile en Europe depuis 1988, il devient en 2014 le premier constructeur mondial, devant General Motors et Toyota. Il est deuxième en 2015 derrière Toyota et en 2016 derrière l'alliance Renault-Nissan[3], bien que cette dernière ne soit pas à proprement parler un groupe. Volkswagen se classe en 2014 à la huitième place du classement Fortune Global 500 des plus importantes entreprises mondiales. En 2018, Volkswagen est le 1er constructeur mondial de véhicules devant Toyota avec 10,8 millions d'unités vendues[4].
Conçue par Ferdinand Porsche, un technicien de chez Mercedes-Benz, dans les années 1930 sous le IIIe Reich, les premiers prototypes de KdF-Wagen (K pour Kraft, d pour durch, F pour Freude ce qui se traduit par « La force par la joie ») sont produits en 1936. La production commence officiellement en 1938 ; c'est la VW 1200. L'objectif de Ferdinand Porsche (fixé par le gouvernement nazi) était de créer une voiture pour tous les citoyens allemands répondant à différents critères : le véhicule ne doit pas coûter cher : 1 000 reichsmarks (la monnaie officielle de l’époque) ; il doit être capable d’emporter 4 à 5 personnes tout en atteignant les 100 km/h ; il faut qu’il soit robuste, pour résister aux hivers allemands plutôt froids[5].
Il faut noter que « si le Dr Porsche a rencontré Hitler au début de la guerre, c’est uniquement pour obtenir des fonds afin de développer un projet de voiture de course révolutionnaire. Il n’adhère alors pas à l’idéologie nazie, mais cherche seulement à tirer profit de sa réputation pour obtenir le financement indispensable à ses travaux. À l’inverse de son fils, Ferdinand Porsche n’a aucun sens politique. Obsédé par son métier d’ingénieur, il ne se pose pas de questions morales. Si des subventions publiques sont disponibles, qu’il s’agisse d’une voiture de course ou d’un char, il cherche simplement à être le meilleur[6]. »
Après la Seconde Guerre mondiale, le major anglais Ivan Hirst reprend la production de la VW 1200 dans l'usine qui est alors confiée à l'armée anglaise. Elle sera remise aux allemands en 1949[7].
Dans les années 1950, VW prend son essor ; ce modèle est baptisé Käfer en Allemagne, Coccinelle en France, Beetle en Grande-Bretagne et aux États-Unis, Fusca au Brésil, Carocha au Portugal, Vocho au Mexique.
La production de la VW 1200 atteindra 3 millions d'exemplaires au cours des années 1960, il sera le modèle importé le plus vendu aux États-Unis tout au long des années 1950 et 1960. Le modèle est rénové en 1955 avec la sortie des modèles coupé et cabriolet Karmann-Ghia, du nom des carrossiers qui les ont dessinés (Ghia) et produits (Karmann). Au total la VW 1200 a été vendue à 21 millions d'exemplaires à travers le monde, supplantant le précédent record détenu par la Ford T produite à 15 millions d'exemplaires.
En 1961 est proposée la VW 1500, qui sera produite à 3 millions d'exemplaires entre 1961 et 1973. VW rachète ses compatriotes Audi en 1965 et NSU en 1969, et propose en 1970 la VW K70 en reprenant un modèle NSU ; c'est le premier modèle à traction avant de Volkswagen, qui abandonne ainsi les modèles à propulsion[8].
La filiale Audi lance en 1972 l'Audi 80 ; VW lance en 1973 la Passat ; en 1974 sort la Golf et sa version coupé Scirocco. En 1976, Volkswagen lance sa première automobile à moteur diesel[9].
En 1986, Volkswagen prend une participation de 51 % dans Seat[10].
Les marques de luxe, arrivées à la fin des années 1990 au sein du groupe, font que celui-ci s'éloigne de l'esprit originel de Volkswagen (Volkswagen signifiant littéralement voiture du peuple en allemand), les modèles produits par celui-ci n'étant plus particulièrement « populaires ». À titre d'exemple, le Touareg partage sa plateforme avec le Porsche Cayenne.
La marque Škoda, rachetée en 1991 à la suite de la chute du Mur de Berlin, permet au groupe de proposer des véhicules techniquement proches des Volkswagen, utilisant des composants et des technologies de l'allemand, mais à des prix inférieurs, en bénéficiant notamment du coût de la main-d'œuvre sensiblement plus faible de la République tchèque.
Skoda doit ainsi permettre d'élargir la gamme de Volkswagen vers les modèles bon marché.
En 1998, Volkswagen acquiert Bentley, Bugatti et Lamborghini[10].
Le est annoncé le rachat de LeasePlan, le leader européen de la location longue durée de véhicules, à la banque néerlandaise ABN AMRO. Une acquisition de 2 milliards d'euros que Volkswagen prend à moitié à sa charge. Le constructeur s'associe, dans cette opération, au groupe Mubadala et au groupe Olayan qui détiennent chacun 25 % de LeasePlan.
En , devant des résultats en chute, le patron de Volkswagen présente son plan de redressement et sa volonté de faire des économies.[réf. nécessaire]
En 2004, la marque enregistrait une perte d’exploitation de 250 millions d’euros et une baisse de 30 % du bénéfice net du groupe.
Au cours de l’année 2006, un vaste plan de restructuration est engagé, qui conduit à la suppression de près de 20 000 emplois en Allemagne et à l’arrêt de la production de la Golf sur le site de Forest-Bruxelles en Belgique.
Au cours de l’été 2006, Porsche obtient l’autorisation de l’État allemand de prendre la minorité de blocage de Volkswagen, en prenant ainsi le contrôle du constructeur automobile.
En , Martin Winterkorn devient le nouveau patron de la marque. Ferdinand Piëch, petit-fils de Ferdinand Porsche, a repris la main « en plaçant son poulain »[11].
L’entreprise, dont le siège social est situé à Wolfsbourg, a réalisé en 2006, un chiffre d’affaires de 104,8 milliards d’euros. Son bénéfice net pour cette même année est de 2,75 milliards d’euros[12].
Le groupe est détenu à hauteur de 42,6 % par le groupe Porsche (plus 31,5 % d'options[13]) et à 20,1 % par le land de Basse-Saxe[12]. Porsche cherche depuis l’été 2007 à porter sa participation dans le groupe à 50 % du capital[14]. Cette décision est l’amorce d’une importante restructuration et concentration dans l’industrie automobile européenne.
Le , Volkswagen, alors premier constructeur automobile européen, annonce que la société va investir, les trois années suivantes, 28,9 milliards d’euros dans de nouveaux modèles et des usines, pour réaliser la croissance nécessaire. La somme de 13,8 milliards d’euros va être investie dans la production de nouveaux modèles et la modernisation de modèles existants, alors que 7,1 milliards iront aux usines[15]. Volkswagen a une capitalisation boursière de 42,7 milliards d’euros. Le groupe ambitionne en effet de devenir à terme le premier constructeur automobile mondial[16].
Le , Volkswagen annonce le rachat de la société suédoise de poids lourds Scania. Le nouvel ensemble industriel pèse plus de 150 milliards d’euros[17]. Le de la même année, alors que les bourses mondiales s'effondrent, l'action de Volkswagen triple et sauve ainsi la Bourse de Frankfurt[18]. Ce jour-là, Volkswagen devient pendant quelques heures, la première capitalisation mondiale devant ExxonMobil[19].
Le , Volkswagen finalise le rachat de l'entreprise Porsche, qui était au bord de la faillite et qui devient la dixième marque du groupe Volkswagen.
La marque de luxe, qui essayait depuis plusieurs mois de racheter son compatriote n'y est donc finalement pas parvenu[20]. La fusion des deux groupes sera finalisé le [21].
Le , Volkswagen monte dans le capital de Suzuki. Pour 222,5 milliards de yens soit 1,7 milliard d'euros, Volkswagen acquiert 19,9 % du capital du japonais[22]. Cette opération permet d'abord à Volkswagen de se rapprocher du marché des motos, qui représentent 15 % du chiffre d’affaires de Suzuki[23], de se positionner sur le prometteur marché indien puisque la coentreprise entre Suzuki et l'indien Maruti est leader de ce marché[23], et se donne la possibilité de doubler Toyota en termes de volumes de ventes, le cumul des ventes estimées de Volkswagen et Suzuki pour 2009 s'élevant à 8,1 millions d'unités contre 7,7 millions pour l'actuel leader[24].
Le , Volkswagen récupère le contrôle de PGA Motors, premier concessionnaire français avec plus de 300 établissements, précédemment détenu en direct par Porsche Holding Salzburg[25]. Fin 2011, la marque annonce son arrivée en WRC avec sa Polo R WRC, avec comme pilote Sébastien Ogier et Andreas Mikkelsen[réf. nécessaire].
En 2013, Volkswagen est devenue l'entreprise la plus innovante du monde selon le dernier classement de Booz & Company. La marque a consacré 11,4 milliards de dollars en 2013 à la Recherche et développement soit près de 4,6 % de son chiffre d’affaires[26].
En , le gouvernement chinois indique qu'il permet à Volkswagen d'augmenter sa participation dans sa coentreprise avec FAW de 40 % à 50 %, pour un montant estimé à 5 milliards de dollars[27]. En , suite aux nombreux désaccords avec Suzuki, une instance de médiation mandatée par les deux entreprises demande à Volkswagen de vendre sa participation de 19,9 % dans Suzuki à Suzuki elle-même, participation ayant une valeur d'environ 3,4 milliards d'euros. De plus, Volkswagen devra payer des compensations, l'instance ayant reconnu que celle-ci est responsable de l'arrêt d'une partie des accords entre les deux sociétés[28],[29].
En 2015, Volkswagen est touché par le ralentissement pressenti de la croissance du marché automobile chinois, qui constitue son principal marché[30]. Le marché automobile chinois est passé d'une croissance de 13,9 % en 2013 à une croissance de 7,9 % en 2014[31].
En septembre 2015, le groupe reconnaît l'utilisation entre 2009 et 2015 d'un logiciel diminuant frauduleusement les émissions polluantes d'un de ses moteurs diesel lors des contrôles d'homologation. Selon le groupe, plus de 11 millions de véhicules de ses marques Volkswagen, Audi, Seat et Škoda en ont été équipés à travers le monde. L'affaire, sans équivalent dans l'histoire Automobile, est révélée par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) et entraîne la démission du président du directoire du groupe Martin Winterkorn. Une enquête du Département de la Justice des États-Unis est en cours afin d'établir précisément les faits.
En , Volkswagen propose un accord à l'amiable avec les autorités américaines, qui fixe l'arrêt des poursuites pour ce pays contre environ 15 milliards de dollars. L'accord doit encore être validé par les autorités américaines[32].
En , Volkswagen annonce l'acquisition d'une participation de 16,6 % dans Navistar pour 256 millions de dollars en même temps qu'un contrat de fourniture de moteur Volkswagen est signé par Navistar[33].
En , Volkswagen annonce la suppression de 30 000 emplois avant 2020, pour la majorité en Allemagne via des mises en retraite anticipées, mais aussi en Amérique du Nord et au Brésil où les ventes du groupe sont décevantes. En parallèle, Volkswagen annonce pour la même période, la création de 9 000 postes notamment liés à la production de voitures électriques[34].
Le groupe Volkswagen, qui détient Audi, Porsche, Seat, Skoda et Bentley, est devenu en 2016 le 1ᵉʳ constructeur automobile mondial devant Toyota, et retrouve ainsi la première place qu'il occupait en 2008.
Le géant allemand a vendu 10,3 millions d’unités, en hausse de 3,8 %, un record malgré son image entachée par le scandale des moteurs diesel truqués.
En , Volkswagen est critiquée après avoir accordé un parachute doré de 13 millions d’euros à Christine Hohmann-Dennhardt, son ancienne directrice juridique, qui quittait l'entreprise après seulement un an d'ancienneté[35].
En , Ferdinand Piëch se désengage totalement de Volkswagen en revendant ses actions. Les actions de l'entreprise Volkswagen sont détenues, avant cette cession, à 52,2 % par Porsche Automobil Holding SE[36],[37],[38].
En , Johan de Nysschen ancien directeur d'Audi America et de Cadillac est embauché par le groupe Volkswagen pour relancer l'activité aux États-Unis et atténuer le scandale du Dieselgate sur ce territoire sensible.
En , le groupe Volkswagen annonce via sa filiale Traton, de l'acquisition de Navistar pour 2,9 milliards de dollars, qu'il détenait à 16,6 % depuis 2016[39].
En mars 2020, Volkswagen annonce la suppression de 5 000 postes pour l'horizon 2023[40] et en parallèle annonce des investissements importants dans la voiture électrique et les batteries[41].
En juin 2021, Volkswagen annonce son intention de stopper la production de véhicules thermiques en Europe d'ici 2035, afin de se concentrer davantage sur l'électrique[42]. En juillet 2021, Volkswagen annonce l'acquisition d'Europcar pour 2,9 milliards d'euros, au travers d'un consortium dont Volkswagen sera propriétaire aux deux tiers[43].
Depuis le et dans le cadre de son rapprochement avec Porsche SE, Volkswagen AG est détenu à hauteur de 17 % par le Qatar via Qatar Holdings[44].
Le groupe détient les marques suivantes[45] :
La gamme du groupe Volkswagen AG s'étend donc de la petite voiture de ville à la voiture haut de gamme en passant par les véhicules sportifs, les utilitaires, les motos ainsi que les camions. Le groupe est non seulement présent dans la construction automobile et leurs innovations, mais propose également des services financiers et des assurances. De plus, il produit des moteurs industriels et des moteurs de bateaux.
Liste des principaux actionnaires au [52].
| Porsche Automobil Holding SE | 32% |
| Qatar Investment Authority | 11,2% |
| Scout Investments | 0,17% |
| Columbia Management Investment Advisers | 0,087% |
| Enseignants retraités du Texas | 0,054% |
| Tocqueville Asset Management | 0,033% |
| BKF Asset Management | 0,032% |
| Scopus Asset Management | 0,029% |
| Numeric Investors | 0,020% |
| Nationwide Fund Advisors | 0,017% |
| Associated Trust (Wisconsin) | 0,015% |
Au cours du 1er semestre 2008, le groupe Volkswagen (Volkswagen, Audi, Seat, Skoda) a vendu 3,27 millions de véhicules dans le monde, ce qui le place en 4e position au classement des constructeurs, juste derrière Ford.
Géographie des ventes de véhicules du groupe Volkswagen :
Tiré en avant par la croissance des marchés émergents, le groupe Volkswagen détient en 2012 le 3e rang mondial derrière General Motors et le japonais Toyota.
Le groupe Volkswagen annonce 9,7 millions de véhicules vendus en 2013, soit 4,8 % de plus qu'en 2012[54].
Le le groupe Volkswagen et la startup californienne Aurora annoncent un partenariat pour le développement de véhicules autonomes, une technologie appelée à être déployée au sein du groupe et de ses douze marques[55].
En 2020, Volkswagen est également partie prenant du programme de véhicule automatisés de Argo AI.
De 2009 à 2015, le groupe Volkswagen utilisa différentes techniques pour réduire frauduleusement les émissions polluantes pendant leurs tests d'homologation. Le groupe est mis en examen en France en juin 2021[56].
Début 2018, un nouveau scandale éclabousse Volkswagen. Ils sont coupables d'avoir mené des tests sur des singes en 2014 qu'ils avaient enfermés face à des dessins animés pendant qu'on leur faisait respirer la fumée émise par une Beetle afin d'étudier les effets de la pollution des moteurs Volkswagen. Ils sont aussi coupables d'avoir mené une étude en 2013 et 2014 sur 25 humains en bonne santé pour laquelle ils ont dû inhaler du dioxyde d'azote (NO2)[57].
En 2019, l'Union européenne accuse Volkswagen et d'autres constructeurs européens d'entente illégale afin de « priver les consommateurs de la possibilité d'acheter des voitures moins polluantes, alors que la technologie était à la disposition des constructeurs »[58].
En juillet 2021, l'Union européenne inflige une amende à BMW de 373 millions d'euros et à Volkswagen de 502 millions d’euros, pour une entente avec Daimler sur les systèmes d’épurations de l’oxyde d’azote des voitures diesel, Daimler étant exonéré d'amende ayant révélé cette entente[59].
Après la révélation des China Cables en , la coopération de Volkswagen avec l'État chinois au Xinjiang, dans un contexte de répression de la population ouïghoure, est questionnée[60],[61].
De l'aveu même de ses dirigeants, le service de sécurité de la filiale brésilienne de Volkswagen a collaboré dans les années 1970 avec la police politique de la dictature militaire[62]. Au moins sept salariés de l'entreprise ont été remis sur la base de cette collaboration à la police politique, alors qu'il était de notoriété publique que la torture était pratiquée par le régime. L'entreprise allemande aurait perçu favorablement le coup d’État militaire de 1964, estimant qu'il conduirait à une politique favorable aux entreprises et plutôt répressive pour les syndicats[63].
Par ailleurs, le premier patron de la filiale brésilienne de Volkswagen était un ancien nazi[63].