Catel étudie à Paris à l'École royale de chant et de déclamation (ancêtre directe du conservatoire), créée par Louis XVI en 1783 (elle précéde immédiatement le conservatoire créé en 1792-1795 par la Révolution française)[3]. Il est chef assistant de François-Joseph Gossec auprès de l'orchestre de la Garde nationale en 1790. Membre de l'Institut, il compose avec ce maître de beaux morceaux de musique militaire pour les cérémonies de la République, entre autres l’Hymne à la Victoire (paroles de Ponce-Denis Écouchard-Lebrun). Il est nommé professeur d'harmonie au Conservatoire dès la création, mais il est destitué en 1814. Il a eu entre autres comme élève au conservatoire le célèbre et excentrique harpiste Nicolas Bochsa qui, grâce à son enseignement, obtint un premier prix d'harmonie en 1808.
On a de lui un Traité d’harmonie (1802) ; plusieurs compositions dramatiques (au Grand-Opéra : Sémiramis, les Bayadères ; à l'Opéra-Comique : les Artistes par occasion, l'Auberge de Bagnères, 1807 ; Wallace, 1817) ; des symphonies, des quatuors, etc.
Sans être un compositeur de tout premier plan, Catel est un brillant coloriste utilisant des effets instrumentaux nouveaux. Dans l'ouverture de son opéra Sémiramis, le passage où les trois trombones dialoguent avec les cordes seules était particulièrement apprécié[5].
Le Premier en date, opéra-comique en un acte, livret de Marc-Antoine Désaugiers et Pessey, représenté à l’Opéra-Comique le 3 novembre 1814.
Wallace ou Le Ménestrel écossais, opéra héroïque en 3 actes, livret de L. Ch. J. Fontanes de Saint-Marcellin, représenté à l’Opéra-Comique en 1817.
Zirphile et Fleur de Myrte ou Cent Ans en un jour, opéra-féerie en 2 actes, livret d’Étienne de Jouy et Nicolas Lefebvre, représenté à l’Opéra de Paris en 1818.
L’Officier enlevé, opéra-comique en un acte, livret d’Alexandre Duval, représenté à l’Opéra-Comique en 1819.
Jean-Michel Vinciguerra, « Les Mystères d’Isis ou l’Égypte antique d’après les décorateurs de l’Opéra : sur quelques acquisitions récentes du département de la Musique », in L’Antiquité à la BnF, 20/12/2017 (lire en ligne).