Johnny Guitare
Description de l'image Johnny guitar.jpg.

Titre original Johnny Guitar
Réalisation Nicholas Ray
Scénario

Philip Yordan

Ben Maddow (non crédité)
Roy Chanslor (roman)
Acteurs principaux
Sociétés de production Republic Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
western
Durée 110 minutes
Sortie 1954


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Johnny Guitare (Johnny Guitar) est un film américain réalisé par Nicholas Ray, sorti le .

Ce film, parfois considéré comme un des plus beaux du cinéma américain[1], est rentré en 2008 dans le National Film Registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis. Avec sa mise en scène d'un affrontement entre deux femmes, il est considéré comme l'un des plus notables westerns féministes du XXe siècle, des films comme Quarante tueurs (1957) suivront le sillage de personnages de femmes fortes et meneuses.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Vienna, tenancière d'un casino-saloon qu'elle a habilement fait construire dans une zone désertique prochainement desservie par une ligne de chemin de fer, sait sa fortune faite si elle résiste à la convoitise immobilière des riches éleveurs de la ville proche, et à leur angoisse des trains par lesquels arriveront les agriculteurs qui clôtureront leurs prairies. L'attaque d'une diligence cristallise la haine des notables sur Vienna, emportés par Emma, une riche propriétaire puritaine du village jalouse de l'indépendance et de la réussite de Vienna. Elle accuse Dancing Kid d'avoir tué son frère lors de l'attaque et Vienna d'en être la complice en le protégeant. Johnny Guitar, musicien qui vient d'être embauché par Vienna pour jouer dans son établissement, tente de s'interposer...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Contexte du film[modifier | modifier le code]

Tourné durant l'activité de la commission McCarthy, Johnny Guitare est une parabole sur la situation politique de l’Amérique de l’époque[2]. Nicholas Ray était soupçonné de sympathie pour les communistes mais Howard Hughes son producteur le protégeait efficacement des enquêtes en cours. Le scénario du film est finalement attribué à Philip Yordan. Ben Maddow était le scénariste de la première version[3] (non crédité car "blacklisté" à cause de Maccarthysme) avant que le scénariste Philip Yordan ne soit appelé par Nicholas Ray lui-même pour venir retravailler entièrement le scénario sur le tournage. En effet, Joan Crawford, trouvant le scénario mauvais, a commencé à faire grève, et, jalouse de sa partenaire Mercedes McCambridge, elle exigea que son personnage soit le rôle masculin principal. Ben Maddow reconnut lui-même après avoir vu le film terminé, ne pas être l'auteur du scénario[4]. Aujourd'hui la théorie selon laquelle Ben Maddow fut le ghostwriter du scénario est totalement discréditée[5], même si Bertrand Tavernier s'évertue encore aujourd'hui à dire le contraire.

Tournage[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

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Accueil critique[modifier | modifier le code]

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

D’après certains de ses biographes, James Dean n’oubliait jamais de citer Johnny Guitare parmi ses films favoris et fut particulièrement heureux de pouvoir tourner La Fureur de vivre sous la direction de Nicholas Ray. Passant par la région de Salinas en se rendant à sa dernière course, il avait alors souligné : « C’est ici qu’a été tourné Johnny Guitar »[10].

Le film est inscrit au National Film Registry en 2008.

Références culturelles au film[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Michel Serceau, Johnny Guitare : Nicholas Ray, Liège : éd. du CEFAL, 2004, 87 p., coll. Analyse de film

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le film est classé premier des westerns en 1974 par la revue américaine The Velvet Trap.
  2. Regards sur le cinéma américain (1932-1963) - Patrick Brion – Éditions de La Martinière - – (ISBN 2-7324-2771-3)
  3. (en) « Philip Yordan », sur The Independent, (consulté le 25 juin 2019)
  4. (en) Patrick McGilligan, Backstory 2 : Interviews with Screenwriters of the 1940s and 1950s, University of California Press, , 417 p. (ISBN 978-0-520-20908-4, lire en ligne)
  5. (en-US) « Johnny Guitar », sur Cineaste Magazine (consulté le 25 juin 2019)
  6. a b c d e et f Johnny Guitare vu par Bertrand Tavernier, Arte 2018
  7. « Rencontre avec Philip Yordan » par Bertrand TavernierCahiers du cinéma – février 1962
  8. François Truffaut, Arts, 23 février 1955
  9. Johnny Guitare vu par Bertrand Tavernier, Arte, 2018
  10. Yves Salgues, James Dean, ou le Mal de vivre, éd. Stock

Liens externes[modifier | modifier le code]