Ici, d'ailleurs... est un label indépendant. Fondé en 1997 par Stéphane Grégoire, il fait suite au projet de label associatif Sine Terra Firma. Le label est situé à Nancy[1].
Ici, d'ailleurs... regroupe plusieurs secteurs d'activités : la production, qui reste sa fonction première, mais aussi l'édition, le booking (montage de tournée) et le pressage[2]. Le label dispose d'un magasin en ligne Diva, créé en collaboration avec d'autres labels indépendants[3].
Sine Terra Firma sort les deux premiers albums de Yann Tiersen, La Valse des monstres (1995) et Rue des Cascades (1996) et rencontre un succès grandissant. La dernière compilation du label associatif appelé Ici, d'ailleurs... (1996), donnera son nom au label indépendant.
Ici, d'ailleurs... garde une ligne éditoriale éclectique, ne se conformant à aucun genre musical précis[4].
La sortie du troisième album de Yann Tiersen, Le Phare (1998) permet au label de s'ouvrir sur l'international en proposant à la fois des artistes français et étrangers, non reconnus ou en passe de l'être.
En 2002, le label crée 0101. Il s'agit d'une sous-division électronique permettant de différencier les artistes utilisant un processus de création tourné essentiellement vers l'électronique.
Deux ans plus tard, Ici, d'ailleurs... crée une collection nommée OuMuPo (acronyme de OUvroir de MUsique POtentiel) en référence à l'Ouvroir de littérature potentielle (Oulipo). Le label décline le principe d'art sous contrainte et demande à des artistes de remixer une partie du catalogue[5] en respectant une charte préétablie[6]. Désireux de mélanger les genres et fanatique de l’OuBaPo[7] (OUvroir de BAnde-Dessinée POtentiel), Ici d'ailleurs... a demandé à Jean-Christophe Menu, membre fondateur de l’Association, éditeur de bandes dessinées indépendant, de participer à la collection en dirigeant la partie graphique du projet. Pour chaque nouvel opus, les oubapiens ont créé une bande dessinée inédite de 16 pages régie par de nouvelles contraintes faisant écho à celles établies par Ici, d’ailleurs... pour la partie musicale du projet. La collection comprend six albums.
Fin 2004, Stéphane Grégoire souhaite à la fois réinterpréter la musique du groupe Coil et leur rendre hommage. Le projet This Immortal Coil se construit peu à peu pendant cinq ans avec Yaël Naim, Bonnie Prince Billy, Yann Tiersen, Matt Elliott, DAAU, Chapelier Fou, Sylvain Chauveau, Christine Ott, Oktopus, Nightwood, David Donatien et Nicolas Jorio[8]. L'album The Dark Age of Love[9] comprenant onze ré-interprétations du groupe Coil sort en .