| Sortie | 1991 |
|---|---|
| Durée | 3:55 |
| Genre | House, parodie musicale |
| Auteur | Vincent Lagaf' |
| Compositeur | Dimitri Yerasimos |
| Producteur | Gregoire Gehin feat Pierre Bourlart |
| Label | Skippy Crew de amplout |
Singles de Vincent Lagaf'
La Zoubida est une chanson interprétée par Vincent Lagaf' et sortie en 1991. Le single est resté durant onze semaines à la première place du top 50 français de juillet à et a été vendu à 625 000 exemplaires, recevant ainsi un disque de platine.
Pour interpréter le titre, Lagaf' prend un accent maghrébin stéréotypé. La chanson raconte l'histoire d'une jeune fille, issue de l'immigration nord-africaine[Où ?][réf. souhaitée] et prénommée Zoubida. Elle vit à Barbès et ses parents lui ont interdit d'aller au bal. Toutefois, elle est emmenée par son ami Mokhtar, « sur un scooter doré ». Malheureusement, comme Mokhtar avait volé ce scooter, la police arrête les deux jeunes gens qui finissent la nuit au poste. La mélodie répétitive reprend celle de la chanson traditionnelle Le Pont de Nantes. Des chœurs répètent chaque phrase[1].
Le simple entre au Top 50 le , à la 24e place. Il atteint rapidement la première place, le , et y reste pendant onze semaines (non consécutives), laissant en deuxième position Paul Young et Zucchero avec leur succès Senza Una Donna. La Zoubida reste au total vingt-quatre semaines dans le top 10 et quitte le top 50 le , soit après trente-quatre semaines de présence dans le top, ce qui constitue la plus grande longévité d'un titre sorti en 1991 dans le top 50[2],[3].
Le simple a reçu un disque de platine de la part du SNEP pour avoir dépassé la barre des 500 000 ventes[4]. Au total, ce sont 625 000 copies qui se sont écoulées[4], ce qui en fait le 350e meilleur simple de tous les temps en France[5].
La Zoubida a été l'objet d'attaques sur son fond raciste. Si peu de cas semble avoir été fait de la chanson à sa sortie, les clichés utilisés (l’accent, le scooter volé, etc.) ont été critiqués après coup. En 2002, l'ouvrage Muz hit.tubes d'Élia Habib fait mention de ces "clichés douteux"[1].
Comparée avec le Auteuil Neuilly Passy des Inconnus (sorti la même année) comme mettant en exergue un « questionnement identitaire », Bertrand Dicale dit qu'une seule des deux « a laissé un bon souvenir »[6].
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.