Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus sur les bandeaux.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources ().

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références »

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus sur les bandeaux.
Cet article ne s'appuie pas, ou pas assez, sur des sources secondaires ou tertiaires ().

Pour améliorer la vérifiabilité de l'article ainsi que son intérêt encyclopédique, merci de citer les sources primaires à travers l'analyse qu'en ont faite des sources secondaires indiquées par des notes de bas de page (modifier l'article).

Java
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical rap-musette
Années actives 2000 - 2010
Composition du groupe
Membres Erwan Seguillon
François-Xavier Bossard
Jérôme Boivin
Alexis Bossard

Java est un groupe de musique parisien créé en 2000, qui proposa un mélange de rap et de musette.

Genre musical[modifier | modifier le code]

Le groupe propose un mélange musical original fondé sur un phrasé rap accompagné d'une musique de bal-musette à base d'accordéon. Les textes sont riches en jeux de mots et en doubles sens. L'humeur du groupe peut se résumer à son hymne officiel :

« Java, c'est pas de la menthe à l'eau,
Java, c'est du rock'n roll,
Java, c'est le vrai son parigot,
La devise : sexe, accordéon et alcool. »

Fixi l'accordéoniste explique la démarche: « L’idée de Java était de trouver une réponse au hip hop qu’on faisait en France […], on copiait la musique qui venait des Américains, je trouvais qu’on faisait du "sous hip hop". Les Américains ont samplé leurs disques de jazz, de soul, et ils ont ré-inventé leur folklore en mettant des paroles par-dessus. Je me suis demandé : "Pourquoi ne pas avoir la même démarche ?" C’est là que je me suis mis à chercher des 78 tours, des vieux disques de java, de fox-trot, des années 1930-40. Cela m’a permis de découvrir des grands personnages de l’accordéon comme Tony Murena, Gus Viseur ou Jo Privat que j’ai samplés et ça a donné notre tambouille. »[1]

Membres[modifier | modifier le code]

Le premier album Hawaï (2000)[modifier | modifier le code]

En , Java enregistre en trois semaines son premier album, Hawaï, qui sort en , avec treize morceaux. On y trouve de la poésie et de l'humour enrobés de gouaille parisienne et, sur le plan musical, du rap (Sex, accordéon et alcool, Pépètes, Dieu, Métro), du jazz (Chihuahua), de la chanson française (Mon monde, Le poil très proche de Boris Vian, Danser, valse musette à l’énergie rock, le refrain de C’est la vie), funk (Au banquet des chasseurs), et même pop (Le Ramsès assez gainsbourien, période Melody Nelson”), le tout porté par une rythmique groove impeccable et efficace.

Le batteur Marlon est remplacé par Alexis Bossard, frère de Fixi. En France, Java passe à l’Européen en , puis en province. Il joue au cours de l’été 2001 au festival des Vieilles Charrues, aux Francofolies de La Rochelle, fait la première partie de M, de Mano Solo… À l’étranger, Java tourne au Mexique et au Liban.

Le deuxième album Sur Seine (2001)[modifier | modifier le code]

Le deuxième album, Sur Seine, paraît en 2001 en écho à cette tournée, fort de sept morceaux, dont deux inédits (Apocalypse et Chronique d’une toxine); la version de Sex, accordéon et alcool y dure près de dix minutes.

En , Java est à l’affiche du film Les Femmes... ou les enfants d'abord... de Manuel Poirier où il anime un bal populaire et fait valser enfants et amoureux.

Le troisième album Safari croisière (2003)[modifier | modifier le code]

En , le groupe part au Brésil pour enregistrer son deuxième album studio. L’enregistrement se poursuit à Paris et à la campagne. Le groupe prend la route au début de 2003, en province et à Paris avec un passage au Nouveau Casino. Le nouvel album, Safari croisière, sort en . Le premier morceau, 6/8, commence par un Erwan survolté. Tous les genres musicaux sont convoqués: rap (Ce s’ra tout, où un inconnu tente de séduire sa boulangère), samba (Samba do Jerusalem), pop voire rock (Carte bleue sur un texte d’Alexandre Kaufmann), funk voire techno (Cendrier, conte de Cendrillon revisité à la sauce nicotine), valse musette (Le 10 ), jazz (Alinéa), musique africaine (La guerre), musique ethnique (Sacrifice chez les Zombilé). Une instance étrange est mise à l'honneur de la pochette du disque: Chrémitman (Chré pour Chrétien, Mit pour Sémite et Man pour Musulman), un Dieu anti-guerre qui suit leur itinéraire. Deux soirées à l'Élysée Montmartre à Paris à guichets fermés en octobre et en novembre, avant une tournée en province jusqu’au mois de décembre. Sur la scène de l'Élysée Montmartre, l’accordéoniste Daniel Colin vient les rejoindre pour jouer de la valse musette, des couples de danseurs se forment dans la salle. À Marseille, ce sont les Massilia Sound System qui se prêtent au jeu. Sur scène, les musiciens se déguisent : Pépouse en Mireille, la boulangère à la coiffure peroxydée et à la tenue si légère, Fixi en bourdon, et R.wan en… Dieu. En 2004, on retrouve Java au Printemps de Bourges, au festival Solidays, à la Fête de l'Humanité (aux côtés de Têtes raides et d'Alain Bashung); en novembre, Java part deux semaines au Québec et en Australie en .

Parcours[modifier | modifier le code]

Le groupe se forme en 2000 autour de R.Wan et Fixi, qui se sont connus au collège à Paris.[2] Il sort la même année Hawaï son premier album qui contient le single Pépettes. C'est grâce à la scène que le groupe connait le succès, notamment après un passage aux Vieilles Charrues en 2001. Le groupe sort son premier live Java sur Seine l'année suivante.

En 2002 le groupe reprend Saucisson de cheval de Boby Lapointe sur l'album Boby Tutti-Frutti. L'hommage délicieux à Boby Lapointe de Lilicub.

Le groupe enregistre son deuxième album studio au Brésil. Safari Croisière parait ainsi en 2003, la chanson Samba do Jerusalem étant choisie comme single.

En 2006, Erwan Seguillon, auteur-interprète du groupe, sort un disque solo sous le nom de R.Wan. L'album se nomme Radio Cortex et contient notamment Lâche l'affaire, un remake de la chanson de Renaud Laisse Béton.

Fin 2006 le groupe part en tournée avec le chanteur de reggae Winston McAnuff et fait paraitre l'album Paris Rockin. Le groupe continue ses tournées. En 2008, R.Wan sort Radio Cortex 2. Le plus récent album du groupe est paru le , précédé par une tournée australienne et française.

Le , le groupe annonce qu'il entame une pause à durée indéterminée. Les membres du groupe lancent plusieurs projets : ainsi Fixi sort-il un album avec Winston McAnuff A New Day et un autre avec Nicolas Giraud en hommage à Tony Allen[2], tandis qu'R.Wan devient membre de Soviet Suprem et publie cinq albums solos en dix ans[2].

En 2021, le groupe se reforme et reprend la route.[2]

Discographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]