En France, la série a été diffusée entre le et le sur Série Club, puis du au sur M6.
Célèbre et controversée, Oz a marqué les esprits avec son aspect réaliste et ultra-violent, à une époque pourtant dominée par les sitcoms. Grâce à elle, de nombreuses productions renommées telles que Les Soprano, Sur écoute, Six Feet Under et Prison Break pourront voir le jour.
En 2008, le célèbre magazine Entertainment Weekly a classé Oz 73e parmi les « nouveaux classiques de la télévision ».
Oz est le surnom de la prison de haute sécurité de niveau 4 Oswald State Correctional Facility. En son sein se trouve Emerald City (le plus souvent simplement appelée « Em City »), unité pilote créée par Tim McManus, où se côtoient les plus violents criminels. Le but est de favoriser les interactions sociales entre détenus. Majoritairement destinée aux criminels les plus endurcis, Em City a été conçue pour favoriser leur réinsertion en leur laissant une grande liberté de mouvement, afin de leur réapprendre la vie en société par les relations entretenues avec les autres prisonniers, et en leur confiant des responsabilités comme la gestion de la restauration, l'entretien de l'enceinte ou la distribution du courrier.
Em City est le fruit de l'esprit idéaliste de McManus, qui voudrait réinsérer les détenus les plus « irrécupérables ». Mais la réalité s'avère bien éloignée de son idéal, car la liberté offerte à des prisonniers déjà violents rend les conflits et les violences morales et physiques d'autant plus présentes. À Oz règne un climat de peur, de haine, de violence et de mort.
Le jazzman John Lurie, qui est également le compositeur de la musique de la série, interprète un rôle.
Le sportif Rick Fox, basketteur professionnel, dans le rôle de Jackson Vahue.
Parmi les acteurs de métier, on a pu voir Luke Perry incarnant le révérend chef des chrétiens, Eric Roberts faisant une apparition dans la première saison ou bien encore Peter Dinklage (plus connu pour son rôle de Tyrion Lannister dans la série Le Trône de fer) qui a eu un tout petit rôle dans l'épisode 15 de la saison 4 lorsqu'il se fait défenestrer dans le flashback d'un criminel.
Les différents personnages de la série se regroupent selon leurs croyances ou leurs origines ethniques en différents clans :
Les Aryens (The Aryan Brotherhood) : racistes, xénophobes, sadiques et défenseurs de la « suprématie de la race blanche », ils sont principalement dirigés par Vernon Schillinger. Ils pratiquent couramment les viols, réduisant à l'état d'esclave sexuel les nouveaux détenus blancs les plus faibles et sont responsables de nombreux meurtres. Ils sont opposés au trafic de drogue, et travaillent pour la plupart à la distribution du courrier.
Les Gangsters afro-américains (The Homeboys) : dirigés par Jefferson Keane, Simon Adebisi et ensuite Burr Redding, ce groupe gère une partie du trafic de drogue au sein d'Oz. Plusieurs de leurs membres ont de sérieux problèmes de dépendance à la drogue, et beaucoup d'entre eux travaillent en cuisine, puis dans une société de sondage téléphonique installée dans la prison, sous la direction de Burr Redding.
Les Latinos (El Norte) : dirigés par Miguel Alvarez, Raoul Hernandez et Enrique Morales. Ils ont un certain impact dans le trafic de stupéfiants, même s'ils n'ont pas l'envergure des autres gangs. Ils travaillent en majorité dans l'infirmerie.
Les Musulmans : dirigés principalement par Kareem Said, ils sont opposés à la drogue. Ce sont des nationalistes noirs, luttant contre un système qu'ils jugent oppressif contre la minorité noire. À ce titre, ils sont régulièrement en conflit avec de nombreux autres groupes, notamment les aryens, les motards et les criminels noirs (dont certains se convertiront à l'islam). Le groupe entier travaille à l'accueil des nouveaux prisonniers, où leur sont distribués des habits et divers autres fournitures.
Les Chrétiens (The Christians) : ce groupe contient des criminels sur la voie de la rédemption, ils commenceront à avoir de l'importance à l'arrivée du révérend Jeremiah Cloutier. Ils s'occupent de la chapelle.
Les Homosexuels (The Queers) : composés d'homosexuels ou d'hommes ayant été contraints à la servitude sexuelle. Ce groupe est très peu influent, sauf vers la fin de la série avec l'arrivée de Alonzo Torquemada, charismatique directeur de plusieurs boîtes de nuit, qui introduit les drogues de synthèse à Em City.
Les Irlandais (The Micks) : il est difficile de parler de véritable groupe à leur propos car le seul personnage irlandais récurrent est Ryan O'Reilly, plus tard rejoint par son frère Cyril O'Reilly. D'autres prisonniers irlandais apparaissant de manière épisodique comme le violeurPatrick Keenan et le terroristePadraig Connoly. Grâce à son génie de la manipulation, O'Reilly parvient toutefois à exercer une grande influence indirecte en passant des alliances avec d'autres groupes et en les montant les uns contre les autres.
Les « Autres » : ce n'est pas véritablement un groupe, mais plutôt un ensemble de prisonniers caucasiens qui ne se sentent proches d'aucun clan particulier. Il y regroupe les victimes de la prison mais surtout les tueurs à gages, les tueurs en série et autres criminels endurcis. Des détenus aussi différents tels que Tobias Beecher, Chris Keller, Aggie Busmalis, Robert Rebadow, Donald Groves, ou encore Richard Litalien. Les communautés russe et chinoise sont également représentées par des prisonniers comme Nikolaï Stanislofsky et Jia Kenmin. La plupart d'entre eux font intérêt commun avec les autres gangs du pénitencier. Ils travaillent dans l'entretien du bâtiment.
Oz est la première série produite par HBO, avec des épisodes d'une durée d'une heure environ[1].
Les saisons sont généralement composées de huit épisodes, à l'exception de la quatrième, qui est une saison double de seize épisodes. Les épisodes durent environ 55 minutes. Durant chacun d'eux, on suit de quatre à cinq histoires qui se déroulent en même temps et qui parfois se recoupent. Les épisodes sont très denses, de par le nombre d’événements qui ont lieu et par la rapidité de leurs enchaînements.
Chaque épisode s'ouvre sur un discours d'Augustus Hill, un prisonnier en fauteuil roulant. Ce dernier avec un ton très sarcastique et pessimiste parle bien souvent de choses qui paraissent à première vue bien éloignées du milieu carcéral (les Vikings, les Aztèques, les problèmes d'érection, les antithèses, l'effet papillon, les personnages historiques, les proverbes comme l'Enfer est pavé de bonnes intentions, etc.). Mais au fur et à mesure que l'épisode avance, on s'aperçoit que le sujet n'est qu'une métaphore sur les événements présentés.
Le concept unique de cette série consiste en voir cohabiter des hommes souvent déjà ravagés par leur vie précédente dans un enfer qu'ils partagent chaque jour. Le traitement est sans concession et le réalisme poussé jusqu'à l'insoutenable. À travers la thématique de l'univers carcéral, cette série traite de sujets de société sensibles, tels que les tensions inter-communautaires, le problème des gangs aux États-Unis, la drogue, l'homosexualité, les problèmes familiaux et la réinsertion des détenus.
Dénuée de héros et de personnages principaux tels qu'on les rencontre dans les séries plus conventionnelles, Oz est une série qui montre comment la société « règle » ses problèmes, comment les pires criminels, responsables de leurs actes, peuvent à leur tour devenir les victimes de la société. Cependant, il existe des personnages-clefs.
Tom Fontana, le créateur de la série, a écrit la grande majorité des scénarios.
En raison de son extrême violence, cette série a été classée « MA », pour « Mature », aux États-Unis. En France, elle a été interdit aux moins de 16 ans.
En 1971 a eu lieu une émeute dans la prison d'Attica (pour attirer l'attention de la société américaine sur les mauvaises conditions d'emprisonnement des détenus) qui s'est terminée dans un bain de sang. 43 personnes sont mortes, dont 39 au moment de l'assaut par les forces de l'ordre pour reprendre le contrôle du pénitencier. Russell G. Oswald était responsable des prisonniers de l'État de New York à l'époque. C'est en son « honneur » que la maison d'arrêt se nomme Oswald.
Durant le générique de la série, on voit une personne s'imprégner un tatouage écrit Oz avec une goutte de sang à la base de la lettre Z. La personne qui se fait véritablement tatouer n'est autre que Tom Fontana.
Dans l'épisode des SimpsonLe Bon, les Brutes et la Balance (saison 16 épisode 14), Homer se voit revêtu d'un petit bonnet posé à l'arrière de sa tête, un clin d'œil au bonnet porté par Simon Adebisi.
Terry Kinney (Tim McManus) et Kathryn Erbe (Shirley Bellinger) étaient mariés durant le tournage ainsi que J. K. Simmons (Vernon Schillinger) et Michelle Schumacher (Norma Clark)
Le personnage de Bellinger a été inspiré de la vraie tueuse d'enfants Susan Smith.
Chuck Zito (Chuck Pancamo) et MuMs (Poet Jackson) sont les seuls à être vraiment allés en prison.
Les poèmes lu par MuMs ont véritablement été écrits par lui-même.
Dean Winters (Ryan O'Reilly) et Scott William Winters (Cyril O'reilly) , frères dans la série, sont également frères dans la vraie vie. Par ailleurs, leur troisième frère Bradford Winters est l'un des scénaristes de la série.
Se retrouvent dans la série The Wire : J.D. Williams (Kenny Wangler) qui joue Bodie, Seth Gilliam (Clayton Hughes) qui joue Ellis Carver, Reg E. Cathey (Martin Querns) qui joue Norman Wilson, Lance Reddick (Desmond Mobay) qui joue le lieutenant Cedric Daniels, Domenick Lombardozzi (Ralph Galino) qui joue Thomas « Herc » Hauk, Clarke Peters (Afsana) qui joue l'inspecteur Lester Freamon, John Doman (Edward Galson) qui joue le lieutenant William A. Rawls dans la série The Wire.
La chaîne de télévision M6 avait racheté les droits de diffusion, mais en raison du contenu très violent de la série, la chaîne ne pouvait pas émettre à un horaire classique. il n'y a pas eu d'autre choix que de diffuser la série à des heures de plus en plus tardives, ce qui a fait davantage baisser l'audience. Par conséquent le doublage a été achevé à la fin de la deuxième saison, le reste de la série est uniquement disponible en VOSTFR.
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La réception critique d’Oz est prodigieuse malgré certaines imperfections.
Le site AlloCiné lui a donné 8/10. Le site SensCritique l'a classé à la 6ème place dans le « Top 110 meilleures séries de tous les temps ». Le site collecteur de notes Metacritic lui a attribué 70/100 tout en indiquant au passage des critiques favorables.Tout comme IMDb avec 8,8/10.
Caryn James du New York Times a déclaré : « L'intégralité de la prison est mise en scène; une horreur high-tech bâti de béton et de cellules en verre, Oz peut être désagréable à regarder, il rend tellement claustrophobe et paranoïaque. Il va au-delà de son d'introduction de choc, puis devient plus macabre, plus dérangeant et plus saisissant ... Le point d’Oz, avec sa multitude de coupables piégés dans des circonstances tortueuses, n'est jamais subtil mais il est compliqué et puissant ».
En revanche, d'autres n'ont guère adhéré au phénomène, par exemple Frederic Bidle du Boston Globe affirme que Oz est : « Un exercice prétentieux aux sensations fortes bon marché ».
Il y a également Howard Rosenberg du Los Angeles Times qui pense que : « Son style unique et attrayant ne gagne pas d'endossement ici. .. Il n'y a pas de lumière au bout du tunnel, ni de tunnel d'ailleurs [...] Soyez prévenu qu’Oz est globalement la série la plus violente et sexuellement graphique à la télévision ».