Sur cet album, George Russell s'écarte définitivement jazz modal[4] pour passer à une écriture de type atonale (« pan-tonale », pour reprendre son néologisme). Russell revendique aussi une écriture « pan-rythmique »[5]. Les pièces offertes sur cet albums sont à la fois très écrites et très libres[6]. Russell avait déclaré peu avant cet album son admiration pour le free jazz et les théories « harmolodiques » d'Ornette Coleman. Russell ira plus loin dans ses œuvres ultérieures, intégrant à sa musique des éléments puisés dans la musique concrète, la musique électronique et le rock.
↑Alan Kiger, Dave Baker et Dave Young étaient membres du sextet régulier de Russell et du University of Indiania Jazz Orchestra. Par ailleurs, Kiger et Baker étaient des élèves de Russell à la School of Jazz de Lenox.
↑Probablement des roto-toms. Dans les faits, Russell se contente de frotter un collier de perles sur cet instrument au début de Chromatic Universe. 1
↑Les pistes 1 et 5 ont été enregistrées le 1er août ; les autres à une/des date(s) indéterminée(s) en mai.
↑Qu'il avait théorisé dans son Lydian Chromatic Concept of tonal organization
↑Cf. les superpositions des métriques sur The Lydiot
↑Cf. les improvisations simultanées d'Evans et Bley sur Chromatic Universe. Les deux pianistes se livrent à une improvisation totalement atonale sur un pattern de contrebasse et batterie en 5/2 écrit par Russell