Lucienne et sa nièce Solange dans le spectacle Label Vamp.

Les Vamps est un duo comique français composé originellement de Nicole Avezard, née le à Savigny-sur-Orge (qui interprète le rôle de Lucienne Beaujon), et Dominique de Lacoste, née le à Villefranche-sur-Saône (qui interprète le rôle de Gisèle Rouleau). Elles incarnent, grimées, deux vieilles dames particulièrement caricaturales habillées en ménagères des années 1950. Depuis quelques années Les Vamps ont évolué. Gisèle joue désormais ses spectacles en solo. De son côté, Lucienne forme un nouveau duo avec sa nièce « pas finaude » Solange, jouée par Isabelle Chenu.

Historique[modifier | modifier le code]

Nicole Avezard est docteur en mécanique des fluides (1975)[1],[2] et Dominique de Lacoste a fait des études de droit interrompues prématurément[3].

Vers 1984, les deux comédiennes créent les personnages de Praline et Berlingote dans des petites salles ainsi qu’au festival d’Avignon. Elles font également du théâtre de rue. Pendant leurs spectacles, elles incarnent divers personnages, dont deux vieilles dames. C’est ainsi que leur vient l’idée de baser tout un spectacle sur ce thème. Les personnages sont alors peu à peu étoffés dans un nouveau spectacle appelé Il était une fois Gisèle Rouleau et Lucienne Beaujon puis Les Vamps. Les personnages acquièrent à ce moment les caractères qui leur sont propres (Gisèle : une dame opulente, autoritaire, méchante ; et Lucienne : une dame maigre, gentillette, niaise et naïve). À cette période, elles apparaissent toutes deux dans l'émission de Philippe Bouvard intitulée Le Petit Théâtre de Bouvard[4].

Le duo se produit ensuite dans l’émission La Classe puis présente sur scène son tout premier grand spectacle racontant le pèlerinage à Lourdes du « Club des joyeux moutons » en 1988. Le spectacle se déroule au Palais des Glaces à Paris.

En 1991, elles créent leur deuxième spectacle Autant en emportent les Vamps. Ce spectacle durera 2 ans, et connaîtra trois versions différentes. Et en 1992, elles décident de se séparer, Nicole veut se consacrer à la peinture, et Dominique souhaite mener sa carrière de comédienne en solo. Pour marquer leur départ, elles se produiront à l’Olympia pour un ultime spectacle : Adieu les Vamps.

En 1995, elles reviennent avec un nouveau spectacle Lâcher de Vamps, dans lequel elles se retrouvent au micro d’une radio libre. S’ensuivront plusieurs années d’absence, ponctuées par quelques apparitions, rarissimes, dans des émissions télé ou des expositions de peinture pour Nicole.

Leur grand retour a lieu en 2003. Elles reprennent leur tout premier spectacle, réactualisé, et font une tournée durant trois ans. En 2008, un nouveau spectacle intitulé En coup de Vamp est lancé. Cependant, il s’agit cette fois-ci d’un one woman show avec Gisèle Rouleau (sans Lucienne, donc) qui doit s’occuper de son amie Simone Jansen (« Mâme Jansen »), hospitalisée. Retour de Gisèle en 2013 avec Sous les feux de la Vamp, spectacle dans lequel elle se retrouve sollicitée par son maire pour être « professeuse » dans une classe d'insertion sociale.

De son côté, Lucienne Beaujon remonte sur les planches dans un nouveau spectacle intitulé Lucienne fait sa Vamp, accompagnée de sa nièce Solange, une fille « pas finaude » en formation couture (option ourlet) au pensionnat Sainte-Cécile de l'Angelus. Ce personnage est joué par Isabelle Chenu qui, en dehors de la scène, est médecin dans un EHPAD[5]. Le nouveau duo enchaîne avec deux autres spectacles : Label Vamp en 2012 et Vamp in the Kitchen en 2015.

Spectacles[modifier | modifier le code]

Gisèle dans le spectacle Sous les Feux de la Vamp.

Documentaires[modifier | modifier le code]

1993 : Les Vamps story - L'histoire du début de Nicole Avezard et Dominique de Lacoste dans le rôle des Vamps (disponible en VHS et en bonus du DVD Autant en emportent les Vamps).

Autour du groupe[modifier | modifier le code]

Particularités de leur humour[modifier | modifier le code]

Les Vamps tournent en dérision les principaux défauts et les manies généralement attribuées aux personnes âgées. Par exemple, elles prononcent à la française les mots anglophones (le club, condoms), elles comptent en anciens francs, regardent les feuilletons télévisés (en particulier Amour, Gloire et Beauté, Les Feux de l'amour, Santa Barbara), disent du mal de leurs voisines (Mâme Jansen en particulier) rien que pour le plaisir…

Mais l’humour est également basé sur le conflit qui relie les deux personnages. Gisèle se montre très dominatrice face à Lucienne, trop effacée. Très opposées, elles sont finalement complémentaires, l’une étant le faire-valoir de l’autre.

Personnages[modifier | modifier le code]

Gisèle[modifier | modifier le code]

Gisèle Rouleau est autoritaire, sans gêne, et assez envahissante (surtout dans Autant en Emporte les Vamps). Elle est dominatrice par rapport à Lucienne qu'elle aime reprendre. Elle se plaît aussi à critiquer les autres, avoir raison, et est plutôt prétentieuse : bien qu'elle se décrive comme « assez enrobée », elle se flatte souvent, notamment sur son corps. Malgré cette apparence sévère, elle est en réalité attachée à Lucienne, bien que les preuves de cet attachement soient rares. Elle aime également bien manger et bien boire, ainsi que tricoter. Gisèle a eu deux maris, l'un mort, l'autre emprisonné sur dénonciation de Gisèle après avoir tué le premier.

Lucienne[modifier | modifier le code]

Lucienne Beaujon est une vieille fille gentille, naïve et plutôt niaise (Gisèle dit d'elle qu'elle ne voit jamais rien venir). Elle est la plupart du temps soumise à Gisèle, qu'elle n'ose pas contrarier. Elle croit toujours au grand amour bien qu'elle n'ait « pas encore servi ». Elle aime les séries américaines et ses oiseaux dont Gisèle a horreur. Lucienne, de santé fragile, possède une valise remplie de médicaments, utiles ou non, qu'elle trie sans cesse. Elle ne semble également pas très cultivée (par exemple elle parle de la « couche d'eau jaune »).

Les Mâmes et les M'sieurs[modifier | modifier le code]

Dans « Autocar pour Lourdes », Gisèle et Lucienne la choisissent dans le public pour une séance photo. De même, dans « Règlements de comptes », elle donne raison à Gisèle qui se disputait avec Lucienne sur le mot autoroute. Puis, dans « Les courses », elle réclame sa demi-baguette quotidienne à Lucienne qui, ayant oublié d’acheter la sienne, est obligé de couper celle de Madame Jansen.

Et ce n’est que dans « L’avenir dans les cartes » qu’elle réalise qu’elle a été roulée et traite Gisèle de malhonnête. Par la suite, dans « Médisances », on apprend qu’elle ouvre la porte à tous les représentants. Pour se venger de Gisèle, elle raconte à Lucienne que le plombier venu réparer l’appartement de Gisèle, a terminé ses travaux depuis longtemps.

Dans leur troisième spectacle, Madame Jansen espionne les deux commères en utilisant sa TSF pour écouter à travers la radio de Lucienne. Mais Gisèle s’en rend compte et lui fait croire qu’elle a volé ses économies dans le buffet. Après leur procès, les Vamps reçoivent la grosse (jugement du tribunal) et font allusion encore une fois à Madame Jansen. Dans l’émission télé « Chaud les Vamps », on voit enfin son vrai visage. Son véritable nom est Simone Jansen.

Les oiseaux de Lucienne[modifier | modifier le code]

Jean-Luc et Geneviève, puis surnommés Jonathan et Jennifer lors du spectacle « Lâcher de Vamps ». Gisèle les a en horreur et ne cesse de les critiquer aux cours des sketches, en mettant en avant leur « odeur » qu’elle ne supporte pas. Elle déplore également qu’ils soient la seule compagnie de Lucienne. Cette dernière, en revanche, trouve dans ses oiseaux un certain réconfort et ne s’en sépare jamais. C’est d’ailleurs à leur sujet qu’une dispute éclate à la fin du spectacle « Les Vamps », après que Gisèle les a vaporisés avec du désodorisant. On ne les voit plus depuis 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographie de Nicole Avezard », sur avezard.com (consulté le 17 mai 2013).
  2. « BnF Catalogue général », sur bnf.fr, ONÉRA (Châtillon), (consulté le 10 août 2020).
  3. « Dominique de Lacoste », sur dominiquedelacoste.free.fr (consulté le 17 mai 2013).
  4. Nom du sketch : Deux dames patronnesses proposent leur programme de bonnes œuvres, deuxième saison de l'émission.
  5. Pierre Calmeilles, « Médecin à Puygibault et nièce de Vamp en tournée », la Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  6. « "Sous les feux de la Vamp" | Captations.fr », sur captations.fr (consulté le 2 avril 2020)
  7. a et b « Cot cot productions », sur cotcotprod.com.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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