| Face B | Shut Out The Light |
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| Sortie | |
| Enregistré |
mai 1982 au Power Station, à New York |
| Durée | 4 min 39 s |
| Genre | Rock |
| Format |
45 tours Maxi 45 tours |
| Auteur | Bruce Springsteen |
| Producteur | Jon Landau, Chuck Plotkin, Bruce Springsteen, Steven Van Zandt |
| Label |
Columbia Records Sony Music |
Singles de Bruce Springsteen
Born in the U.S.A. est une chanson écrite, composée et interprétée par Bruce Springsteen, parue sur l'album Born in the U.S.A. en 1984. Il s'agit d'une des chansons les plus connues du chanteur.
La chanson a été initialement écrite en 1981, en tant que thème pour un film que le réalisateur Paul Schrader envisageait de faire avec Bruce Springsteen en tant qu'acteur. Une démo à la guitare acoustique a été faite le 3 janvier 1982 au domicile de Springsteen au New Jersey, dans le cadre d'une session qui constituait l'essentiel de l'album Nebraska publié la même année.
Des versions acoustiques de plusieurs titres qui sont finalement apparus sur l'album Born in the U.S.A. ont également été incluses dans cette démo. Toutefois, son manager et producteur Jon Landau et d'autres ont estimé que la chanson ne cadrait pas avec l'atmosphère de l'album Nebraska, si bien qu'il a été mis de côté. Cette version a refait surface à la fin des années 1990. En mars 1982, Springsteen a relancé la chanson avec une ligne mélodique et une structure musicale, version qui fut enregistrée deux mois plus tard.
Born in the USA raconte le retour au pays d'un vétéran de la guerre du Viêt Nam et le rejet qu'il subit de la part de ses concitoyens. La chanson a été en partie un hommage à des amis de Springsteen qui avaient vécu la guerre du Viêt Nam et dont certains ne revinrent pas, notamment de Bart Haynes, batteur de son premier groupe The Castiles, mort au Vietnam en 1967[1]. Springsteen, réformé 4F (en) (victime à 19 ans d’un accident de moto, il en garde une jambe légèrement boiteuse, et ne passe pas les tests physiques, si bien qu'il est réformé du service militaire[2]), il proteste aussi sur les difficultés des vétérans du Viêt Nam face à leur retour de la guerre.
Troisième extrait de l'album, Born in the U.S.A. obtient un succès commercial, se classant neuvième des meilleures ventes des singles. Mais cet hymne pacifiste, véritable dénonciation de la guerre du Viêt Nam, fut utilisé par le Parti républicain américain à des fins électorales sans le consentement de l'auteur qui en fut outré, d'autant plus que ce dernier a pris position à de nombreuses reprises pour des candidats démocrates aux élections présidentielles, notamment John Kerry en 2004, par engagement contre la Guerre d'Irak[3].
En effet, quelques années avant George H. W. Bush, qui utilisa même la chanson titre de l'album comme hymne pour sa campagne de 1988, Ronald Reagan avait tenté de s'approprier les paroles de Born in the U.S.A. pour sa campagne électorale. De plus, ce titre a été victime d'une incroyable méprise. Beaucoup ont vu à travers ses paroles un hymne à la gloire des États-Unis, une déclaration patriotique prônant l'hégémonie américaine. Springsteen n'a pas apprécié cette connotation patriotique attribuée à ce titre, au point que pendant des années, il n'interpréta cette chanson pourtant iconique de son répertoire qu'en ballade acoustique sans le refrain pour mieux redonner au texte son amertume et son sens originel[4].
Comble de l'ironie, cette chanson critiquant des exactions de l'armée américaine en tant de guerre fut utilisée comme outil de torture sur des prisonniers de Guantánamo[5].
Un des détournements les plus tristement célèbres de la chanson date du 6 avril 2006, en plein procès de Zacarias Moussaoui, accusé de complicité et de participation à la préparation des Attentats du 11 septembre 2001 : après la présentations d'images de victimes de l'attentat se jetant dans le vide, il entonne « Burn in the U.S.A. » (« Brûle aux USA ») sur l'air du refrain de la chanson[6].
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