Sur le pont d'Avignon est une ancienne et célèbre chanson enfantine française.
Il s'agit d'une ronde mimée évoquant toutes sortes de personnages en train de danser autour du Pont Saint-Bénézet, à Avignon.
La chanson remonterait au XVe siècle[1].
On ne connaît ni l'auteur, ni l'origine de la chanson, mais elle devient populaire en 1853 lorsque le compositeur Adolphe Adam la reprend dans son opéra comique, Le Sourd ou l'Auberge pleine[2].
Les danses se faisaient à l'origine sur des berges, c'est pourquoi certains anciens parlent encore de la chanson en disant « sous le pont d'Avignon » et non pas « sur le pont ».
Ce n'est pas une chanson « finie », ce qui peut expliquer le grand nombre de variantes qui existent. Ainsi, tous les métiers de l'époque peuvent être repris[3].
Chaque strophe de la chanson est encadrée du refrain: Refrain - couplet - refrain
Sur le pont d'Avignon,
Les belles dames font comme ça
Les messieurs font comme ça
Les jardiniers font comm' ça |
Les couturiers font comm' ça
Les vignerons font comm' ça
Les blanchisseus's font comm' ça
Les officiers font comme ça |
Les bébés font comme ça
Les musiciens font comme ça
Et les abbés font comme ça
Et les gamins font comme ça
Les laveuses font comme ça |
On peut inventer autant de couplets qu'on veut, consacrés à d'autres corps de métiers ou à divers personnages.

La mélodie du refrain, très simple et très reconnaissable à ses premières notes — deux croches, une noire, deux croches, une noire (do, do, do, ré, ré, ré) — en fait une des chansons enfantines françaises les plus connues, même en dehors des pays de culture francophone.
Les refrains sont généralement associés à la ronde proprement dite, tandis que les couplets, plus librement déclamés, correspondent aux épisodes mimés.