Nicolas Bacri
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Nicolas Bacri en 2006.
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Nicolas Bacri, né le à Paris, est un compositeur français, auteur de cent-soixante œuvres dont sept symphonies, onze quatuors à cordes, huit cantates, deux opéras en un acte, quatre concertos pour violon, sept trios avec piano, quatre sonates pour violon et piano, deux sonates pour violoncelle et piano, et de nombreuses autres œuvres de musique de chambre et concertantes pour deux pianos, flûte, hautbois, clarinette, clarinette-basse, cor, trompette, alto et violoncelle...

Biographie[modifier | modifier le code]

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Nicolas Bacri naît le à Paris. Après avoir été formé par Françoise Levechin-Gangloff, Christian Manen et Louis Saguer (1979)[1], il reçoit l'enseignement au CNSMD de Paris de Serge Nigg et Michel Philippot (composition), Claude Ballif (analyse musicale) et Marius Constant (orchestration)[2],[3]. En 1983, il obtient au sein de cette institution un premier prix de composition musicale avec les félicitations du jury.

De 1983 à 1985, il est pensionnaire de l'Académie de France à Rome Villa Médicis[2],[3]. En 1987, il remporte le prix Stéphane Chapelier[2].

Entre 1987 et 1991, Nicolas Bacri occupe le poste de délégué artistique du service de la musique de chambre à Radio France[2],[4] et programme soixante-dix concerts par an (de la musique ancienne jusqu'aux créations) dont la toute première intégrale en France des quinze quatuors à cordes de Chostakovitch (saison 1989–1990) avec le Manhattan String Quartet (comme symbole de la fin de la guerre froide). Sous son impulsion, Radio-France aura également été la première institution française à programmer la musique des principaux compositeurs internés dans le camp de Terezin pendant la seconde guerre mondiale (Pavel Haas, Gideon Klein, Hans Krasa et Viktor Ullmann) lors des émissions en direct sur France-Musique, Les mardis de la musique de chambre.

De 1991 à 1993, il est en résidence à la Casa de Velázquez à Madrid[1] puis de 1993 à 1999 il est lauréat de la Fondation du Crédit National (Banque populaire) et réside à l'Abbaye de La Prée sur l'invitation de l'association Pour Que l'Esprit Vive. Avec Dominique de Williencourt et Hélène Thièbault il fonde et co-dirige les Rencontres Musicales de La Prée de 1994 à 1998 qui donneront aux mélomanes l'occasion de découvrir, pour la première fois en France, le Quintette avec piano op. 18 de Mieczyslaw Weinberg. Après deux nouvelles années à Paris il est nommé compositeur en résidence au CRR de Bayonne (direction Xavier Delette) et réside dans cette ville de 2001 à 2006. Après quinze mois à Genève, il s'installe à Bruxelles où il vit depuis .

Il enseigne l'orchestration de 2005 à 2011 à la Haute école de musique de Genève[5], puis la composition au CRR de Paris, depuis octobre 2017 ainsi qu'à la Schola Cantorum depuis 2018.

La musique de Bacri a fait l'objet de commandes importantes dans tous les domaines musicaux : opéra, symphonique, concertant, vocal, choral et musique de chambre.

Depuis , avec la création de son Concerto pour violon op. 7 à Radio France, la musique de Bacri a figuré au répertoire de nombreux orchestres : l’English Chamber Orchestra, l’Orchestre National de France, l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, l’Orchestre de chambre de Paris, l’Orchestre de Picardie, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre de Cannes PACA, l’London Symphony Orchestra, le Philharmonia Orchestra (Londres) ; l’Orchestre Symphonique de Chicago (CSO), l’Orchestre Symphonique National de Chine (Pékin), l’Orchestre Symphonique de la W.D.R. de Cologne, l’Orchestre Philharmonique Georges Enesco (Bucarest), l’Orchestre National dEspagne (Madrid), le Jena Philharmonie Orchester, l’Orchestre de la Ville de Joensuu (Finlande), l’Orchestre de chambre de Kanazawa (Japon), Kimy Sinfonietta (Finlande), l’Orchestre Philharmonique de Liège, l’Orchestre Symphonique de Ljubljana (Slovénie), le Mahler Chamber Orchestra, le Mecklenburgische Staatskapelle de Schwerin, l’Orchestre Philiharmonique de Munich, l’Orchestre de chambre de Munich, l’Orchestre de chambre Musica Vitae (Suède), l’Orchestre du Théâtre National de Prague, l’Orchestre de chambre de Reykjavik (Islande), le Riverside Symphony Orchestra (New-York), l’Orchestre National de Russie, l’Orchestre de chambre St-Christophe (Vilnius), le Sinfonia Finlandia (Jyväskylä), l’Orchestre Symphonique de Shanghaï, le Tapiola Sinfonietta (Helsinki), l’Orchestre Philharmonique de Tokyo, l’Orchestre UniMi (Milan), avec des chefs comme Pierre Bartholomée, Philippe Bender, Martin Brabbins, Semyon Bychkov, Olari Elts, Fabien Gabel, Daniel Harding, Richard Hickoks, Jean-Jacques Kantorow, Louis Langrée, Riccardo Muti, Pascal Rophé, des solistes tels Lisa Batiashvili, Philippe Bernold, Sharon Bezaly, Gérard Caussé, François Leleux, Patricia Petibon, Sandrine Piau, Alina Pogoskina, Eliane Reyes, Baiba Skride, Jean-Claude Van den Eynden, Jean-Pierre Wallez…

Outre en France (Salles Pleyel, Gaveau, Radio-France, Théâtre des Champs-Élysées), ses compositions ont été présentées dans de nombreux lieux en Europe, en Asie et aux États-Unis.

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Avant de revenir progressivement au sentiment tonal (plus qu'à la tonalité proprement dite) il a, comme beaucoup de compositeurs, pratiqué la musique atonale dans les années 1980[8] (opus 1 à 20). Le lyrisme de ses œuvres récentes n'exclut pas une attention portée à la logique formelle qui a toujours caractérisé sa musique depuis ses débuts[2].

« Un temps ancrée dans une esthétique constructiviste post-webernienne dont le point culminant est sa Symphonie No. 1 (1983-84) dédiée à Elliott Carter qui a écrit de lui en  : "En effet la musique de Nicolas Bacri vaut certainement la peine d'être étudiée, car l'imagination et la maîtrise musicales que vous y trouverez montre que ses partitions sont parmi les plus importantes de sa génération française.", sa musique a progressivement renoué, depuis son Concerto pour violoncelle de 1987 (dédié à Henri Dutilleux), avec cette continuité mélodique que l'esthétique prédominante de l'après-guerre avait évacuée. Loin de constituer une régression, au sens adornien du terme, ce virage contribue à inscrire N. Bacri dans l'esthétique de son temps, une esthétique de la réconciliation. » (Philippe Michel, The New Grove Dictionary of Music and Musicians, édition 2001).

Dans son livre Notes étrangères[9], Nicolas Bacri déclare :

« Ma musique n'est pas néo-classique, elle est classique, car elle retient du classicisme ce qu'il a d'intemporel : la rigueur de l'expression. Ma musique n'est pas néo-romantique, elle est romantique, car elle retient du romantisme ce qu'il a d'intemporel : la densité de l'expression. Ma musique est moderne car elle retient du modernisme ce qu'il a d'intemporel : l'élargissement du champ de l'expression. Ma musique est post-moderne car elle retient du post-modernisme ce qu'il a d'intemporel : le mélange des techniques d'expression. »

Ses principaux éditeurs sont Le Chant du monde, Alphonse Leduc, Durand[10] et Peer Music (Hamburg/New York)[1].

Orchestre[modifier | modifier le code]

Orchestre à cordes[modifier | modifier le code]

Concertos[modifier | modifier le code]

Autres œuvres concertantes[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Sonates avec piano[modifier | modifier le code]

Instruments solos[modifier | modifier le code]

Musique vocale[modifier | modifier le code]

Musique dramatique[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Les œuvres de Nicolas Bacri sont enregistrées sur divers labels : Accord, BIS Records, BMG, Deutsche Grammophon, Etcetera, Fuga Libera, Harmonia Mundi, Klarthe Records, Naxos, Triton et Zig-Zag Territoires.

Piano[modifier | modifier le code]

Chambre[modifier | modifier le code]

Musique symphonique et concertante[modifier | modifier le code]

Musique vocale[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Grove 2001.
  2. a b c d e et f Baker 1995, p. 197.
  3. a et b « Nicolas Bacri Compositeur français », sur francemusique.fr, (consulté le 22 juillet 2016).
  4. Agnès Jourdain, « Nicolas Bacri Piano Music Eliane Reyes », sur pianobleu.com, (consulté le 22 juillet 2016).
  5. a et b « Compositeur : Nicolas Bacri », sur Le Chant du monde.com.
  6. « Grand Prix Lycéen des Compositeurs », sur musiquenouvelleenliberte.org.
  7. Décret ministériel du 23 mars 2017 sur culture.gouv.fr.
  8. « Bacri Nicolas », sur cdmc.asso.fr, (consulté le 22 juillet 2016).
  9. Nicolas Bacri, Notes étrangères : considérations paradoxales sur la musique d'aujourd'hui, Paris, Éditions Séguier, coll. « Carré musique » (no 16), , 174 p. (ISBN 2-84049-394-2, OCLC 470145232).
  10. (en + fr)« Nicolas Bacri : biographie (par Frank Langlois) et catalogue des œuvres », sur durand-salabert-eschig.com, (ISMN M-044-08048-9).
  11. Jean-Luc Caron, « Cantates de Nicolas Bacri », sur resmusica.com, .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]