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David Oistrakh interprétant un des concertos pour violon

Un concerto pour violon est un concerto pour violon solo et ensemble instrumental, habituellement un orchestre. Depuis la période baroque, de nombreux compositeurs importants ont contribué au répertoire du concerto pour violon.

Les concertos pour violon les plus célèbres sont ceux de Vivaldi, Bach, Leclair, Mozart, Beethoven, Paganini, Mendelssohn, Brahms, Lalo,Tchaikovsky, Sibelius, Bruch, Bartók, Prokofiev, Berg et Shostakovich.

Les concertos pour violon sont traditionnellement en trois mouvements. Mais certains compositeurs modernes (Dmitri Shostakovich, Igor Stravinsky) ont également écrit des concertos en quatre mouvements.

Certains concertos pour violon, notamment ceux de la période baroque et de la période moderne, sont accompagnés non pas par un orchestre complet, mais par un ensemble plus petit, comme un orchestre de chambre. Par exemple, les concertos de Vivaldi sont souvent accompagnés par seulement quatre violons, deux altos, un violoncelle et un clavecin. On peut aussi signaler le premier concerto de Allan Pettersson pour violon et quatuor à cordes.

Il existe également des concertos pour deux violons (Bach, Vivaldi, Arnold, Holst, Martinů)[1], voire plus (Vivaldi).

Histoire[modifier | modifier le code]

Période baroque[modifier | modifier le code]

Les principaux concertos de cette période sont ceux de Jean-Marie Leclair, 12 concertos pour violon et orchestre, Opus 7 (1737) et Opus 10 (1745), Johann Sebastian Bach (notamment ceux en la mineur et en mi majeur, tous deux composés entre 1717 et 1723) et d'Antonio Vivaldi (dont les célébrissimes Quatre Saisons). Les concertos de cette époque sont tous en trois mouvements. Le violon solo est accompagné par un ensemble contenant une partie de basse continue.

Période classique[modifier | modifier le code]

Le concerto est, après la symphonie, le genre le plus important de la période classique. La plupart des compositeurs majeurs ont composé des concertos, mais dans des proportions diverses :

Période romantique[modifier | modifier le code]

Le dix-neuvième siècle (ainsi que le tout début du vingtième siècle), représente un certain âge d'or du concerto pour violon. On rencontre de très nombreux concertos (ainsi que des pièces de genre) composés par des virtuoses de l'instrument, comme Pablo de Sarasate (Zigeunerweisen, Fantaisie sur Carmen), Henri Vieuxtemps (7 concertos) et Henryk Wieniawski (2 concertos, Fantaisie brillante sur le Faust de Gounod). Mais c'est surtout l'époque des grands concertos romantiques :

En dehors de ce petit cercle de concertos entrés au répertoire, il faut également signaler :

Il y a aussi durant cette période la création d’œuvres n'appartenant pas directement au genre du concerto, notamment le Poème d'Ernest Chausson. Parmi les autres pièces de genre de cette période citons la Romance de Antonín Dvořák, Rêverie et caprice de Hector Berlioz, la Méditation de Thaïs de Jules Massenet, la Havanaise, l’Introduction et rondo capriccioso, le Caprice andalou, le Morceau de concert, de Camille Saint-Saëns, la Sérénade mélancolique, les Souvenir d’un lieu cher et la Valse-Scherzo de Piotr Ilitch Tchaïkovski, Guitare pour violon et orchestre (1877), La fantaisie norvégienne pour violon et orchestre (1878), Romance-sérénade pour violon et orchestre (1879), Introduction et scherzo pour violon et orchestre, Fantaisie-ballet pour violon et orchestre (1885) de Édouard Lalo.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Au début du vingtième siècle, le genre du concerto est toujours à la mode, mais il va évoluer pour devenir plus complexe, moins structuré sur le plan tonal, avec une virtuosité moins destinée à mettre en valeur le soliste. Les concertos incontournables de cette période qui va environ de la première guerre mondiale aux alentours des années 1960 sont :

Parmi les autres concertos majeurs il y a :

Hors du genre du concerto, certaines œuvres sont devenues des classiques, jouées régulièrement par les grands interprètes. On peut notamment retenir Tzigane (1924) de Maurice Ravel et Baal Shem de Ernest Bloch.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Bien que la production reste très importante, le genre et/ou le nom de concerto n'est plus utilisé en priorité dans le travail sur les rapports entre un soliste et un orchestre (même si des compositeurs majeurs comme John Adams (Concerto pour violon, 1993), Harrison Birtwistle (Concerto pour violon, 2009-10) ou Thierry Escaich (Concerto pour violon, 2009) utilisent encore ce vocable). On peut par exemple mettre en avant les travaux de Luciano Berio (Corale, 1981), Arvo Pärt (Fratres pour violon, orchestre à cordes et percussions (1992) et Darf ich... pour violon, cloches et orchestre à cordes (1995/1999)) et Henri Dutilleux (L'Arbre des Songes, 1985). Le lien entre les interprètes et les compositeurs est souvent au centre de la création des œuvres nouvelles (voire par exemple le concerto Anne-Sophie d'André Previn dédié à Anne-Sophie Mutter).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir l'article Liste des compositions pour deux violons.
  2. Les concertos numérotés 6 et 7 ne sont pas de Mozart.
  3. Il a aussi composé deux rondos pour violon et orchestre, en 1775 et 1781.
  4. Bartók a également composé dans sa jeunesse un concerto (1908) et deux rhapsodies.

Liens externes[modifier | modifier le code]