Le projet MK-Ultra (ou MKUltra[1]), dévoilé en 1975, est le nom de code d'un projet de la CIA des années 1950 à 1970 visant à développer les techniques de manipulation mentale.
On sait peu de choses sur le programme. D'une manière générale, l’objectif principal du Projet Mk-Ultra est « d’influencer le comportement humain ».
Sous son égide se trouvent au moins 149 sous-projets, dont bon nombre comportent des recherches sur des participants non volontaires.
Ainsi, de 1951 à 1963, les projets Artichoke et Bluebird, opérationnels entre 1951 et 1953, lui sont apparentés[réf. à confirmer][2]. Les projets MK-Naomi, Mk-Search, MK-Often et MK-Chickwit (en) seraient des sous-projets liés. Le Projet Monarch est parfois présenté dans la liste des projets apparentés bien que son existence ne soit pas formellement établie.
Ce projet est souvent présenté comme "secret" car il n'a fait l'objet d'aucun débat devant les institutions démocratiques américaines.
Certains de ses aspects pourraient être illégaux, bien que l'absence de procès ne permette pas d'établir clairement sa légalité.
De nombreux aspects du projet enfreignent les règles de la morale des pays concernés.
Son existence est révélée au public au milieu des années 1970 par le magazine Time. En réponse, le gouvernement américain crée trois commissions d'enquête distinctes, toutes entravées par la destruction par la CIA de ses dossiers : la Commission du vice-président Nelson Rockefeller sur les activités de la CIA aux États-Unis (1975) ; le Comité sénatorial spécial du sénateur Frank Church chargé d’étudier les opérations gouvernementales en matière de renseignement (1975-1976) ; et les sénateurs Edward Kennedy et Daniel Inouye lors des audiences conjointes du Comité spécial du Sénat sur le projet MKUltra, programme de recherche de la CIA en modification comportementale (1977). Lorsque les dossiers sont disponibles, ils sont “caviardés” ; lorsque des témoins sont convoqués pour témoigner devant le Congrès, ils ont des oublis[3].
« Le directeur adjoint de la CIA a révélé que plus de trente universités et institutions avaient participé à un large projet de tests et d'expérimentations qui comportait des tests de médicaments cachés sur des sujets non-volontaires de toutes les catégories sociales, hautes et basses, américains et étrangers. Plusieurs de ces tests consistaient à administrer du LSD sur des sujets ignorants dans diverses situations sociales. Au moins un décès fut enregistré : celui du Dr Olson est dû à ces activités. L'agence a elle-même reconnu que ces expériences n'avaient pas de valeur scientifique. Les agents qui faisaient le suivi n'étaient pas des observateurs scientifiques compétents. »
— Edward Kennedy, sénateur des États-Unis. Discours prononcé le 3 août 1977, devant le comité sur le renseignement, sous-comité sur la santé, service de recherche du comité des ressources humaines du Sénat.
Les États-Unis travaillent sur les techniques de manipulation mentale depuis les années 1920 au moins, suivant l'essor de la psychologie et de la publicité[4],[5]. C'est un des sujets abordés durant le colloque Lippmann.
Après la Seconde Guerre mondiale, les Américains redoutent que les Soviétiques ne soient parvenus à briser les résistances psychologiques des individus par des techniques de « lavage de cerveau ». Les États-Unis croient que les Soviétiques pouvaient extraire des informations de personnes à leur insu, les programmer à faire de faux aveux, et peut-être les persuader de tuer sur ordre. Selon Alfred McCoy[6], l'exemple le plus spectaculaire est l'aveu du cardinal Mindszenty, ancien résistant aux Nazis qui se soumet aux accusations soviétiques. Durant la guerre de Corée, les Américains affirment que les Nord-Coréens, soutenus par la Chine et l'Union soviétique, ont réussi à retourner des soldats américains prisonniers grâce à des techniques de lavage de cerveau ou de contrôle mental. Des pilotes américains prisonniers s'expriment notamment sur Radio Pékin pour critiquer les États-Unis ; ceux-ci ne semblent pas avoir subi de tortures physiques [6], ce qui alimente les suspicions concernant de potentielles nouvelles techniques de manipulation mentale mises au point dans le camp communiste (Hollywood s'empare du sujet en réalisant Un crime dans la tête). Le maccarthysme relaie cette suspicion de manière officielle à partir de 1950 en soupçonnant la présence de potentiels « agents communistes » sur le territoire américain (ainsi qu'en Europe de l'Ouest dépendante du plan Marshall), en particulier dans la sphère culturelle à travers le Congrès pour la liberté de la culture. C'est ce contexte qui va permettre à la CIA d'obtenir les fonds nécessaires à des études sur la manipulation mentale à grande échelle. De premières expériences sur la privation sensorielle sont menées par Donald Hebb et Richard Helms à l'Université McGill au Canada et par Donald Ewen Cameron[réf. nécessaire].
À partir de 1949, la CIA — dirigée par Allen Dulles — lance les projets Bluebird puis Artichoke (1951) et, le [7], MK-Ultra dirigé par le Dr Sidney Gottlieb, psychiatre spécialiste des armes chimiques. En 1964, le projet est renommé MKSearch.
Un arrangement secret réserve au projet un pourcentage du budget de la CIA. Le directeur du projet MK-Ultra reçoit 6 % du budget de l'agence en 1953, en dehors de tout contrôle budgétaire[8]. De 1953 à 1963, le projet et ses satellites dépensent 25 millions de dollars[9].
Les buts semblent être l'élaboration de méthodes permettant la manipulation mentale ainsi que des possibilités permises par cette maîtrise. Parmi les objectifs recherchés, la production d'un sérum de vérité parfait (également nommé la sauce) destiné aux interrogatoires de personnes soupçonnées d'être des espions soviétiques[réf. nécessaire].
L'agence veut aussi être capable de manipuler des dirigeants étrangers et tente d'ailleurs d'utiliser certaines de ces techniques sur Fidel Castro[réf. nécessaire].
La CIA met les moyens. Un document MK-Ultra de 1955 donne une indication de l'ampleur de l'effort consenti, qui fait référence à l'étude d'un assortiment de substances qui altèrent l'esprit comme suit[10] :
En 1966, des bactéries cachées dans des ampoules électriques sont propulsées dans le métro de New York[11] afin de calculer la vitesse de propagation en cas de guerre bactériologique.
Les documents[Lesquels ?] de la CIA suggèrent que l'agence a pensé à utiliser des radiations dans le cadre du projet[réf. nécessaire].
Dans les années 1950, la CIA s'intéresse beaucoup à un nouveau psychotrope découvert récemment, le LSD. Pour ce faire, elle recrute des volontaires (dont certains deviendront célèbres, comme Ken Kesey). Lors d'une expérience, une sélection de prisonniers héroïnomanes consomment du LSD en continu durant 77 jours. Pour les récompenser, on leur offre de l'héroïne après l'administration du LSD[12].
Des expériences se déroulent également à l'insu des cobayes sur des employés de la CIA, du personnel militaire, d'autres agents du gouvernement, des prostituées, des personnes affligées de maladies mentales[13]. Le biochimiste Frank Olson est un de ces cobayes involontaires.
Les efforts pour trouver des sujets étaient parfois illégaux. En 1955, à San Francisco, au cours de l'opération Midnight Climax, la CIA paie George White, de la police anti-drogue, afin qu'il monte deux maisons closes et utilise les prostituées pour obtenir des sujets qui seraient trop gênés pour parler des expériences. Les chambres des maisons closes sont équipées de miroirs sans tain et les scènes sont enregistrées pour des analyses ultérieures. Les clients boivent de l'alcool dans lequel du LSD a été ajouté et les prostituées travaillent sous la surveillance d'agents de la CIA.[réf. nécessaire]
En , un épisode de folie collective au bilan très lourd nommée affaire du pain maudit affecte le village de Pont-Saint-Esprit (France). Parmi les cinq hypothèses expliquant cet événement figure celle d'une expérience menée par la CIA sur les effets du LSD[14].
Le LSD est finalement rejeté en raison de ses effets imprévisibles[réf. nécessaire].
Une autre technique consiste à injecter des barbituriques par intraveineuse dans un bras et de la méthamphétamine dans l'autre. Les barbituriques sont libérés en premier et, aussitôt que le sujet commence à s'endormir, les amphétamines sont injectées. Le sujet déclame alors des propos incohérents, mais il est possible de l'interroger et d'obtenir des réponses. Le traitement est rejeté, car la combinaison des deux médicaments peuvent causer la mort du patient[réf. nécessaire].
Lors des commissions sénatoriales dans les années 1970, le conseiller en chef de l'armée a rendu publique une liste, qui pourrait être incomplète, de 125 substances essayées dans le cadre de ces expérimentations sur le lavage de cerveau.[réf. nécessaire]
Le sous-projet 119 du programme MK Ultra avait pour dessein de réaliser une revue critique du développement scientifique et de la littérature relative à l'interprétation des signaux bioélectriques de l'organisme humain ainsi que l'activation du comportement humain à distance[15].
Plus précisément l'étude regroupait cinq domaines[16] :
L'étude devait commencer par une enquête générale sur la recherche et l'instrumentation dans de nombreux domaines, dont la neurophysiologie, la biophysique, l'anatomie, la psychologie physiologique, la neuropsychiatrie, l'électronique, la télémétrie et l'ingénierie des communications. L'agence devait aussi correspondre avec tout laboratoire, société ou agence travaillant ou ayant des activités liées aux domaines de l'étude[17].
Une proposition de recherche dans le cadre de ce sous-programme relevait que les électroniciens avaient développé d'excellentes techniques quantitatives pour analyser et interpréter les signaux électriques des fusées et satellites obtenus par télémétrie dans les programmes spatiaux et de missiles balistiques[18]. Certains aspects de cette recherche dans le cadre du programme MK-Ultra (lectures des ondes cérébrales à distance et modification du comportement à distance) sont repris par Gordon Thomas[19].
Le programme de recherche du sous-projet 119 de MK Ultra a été complété[20]. Un répertoire de bioéléctronique a notamment été obtenu[21].
Inspiré par le taureau du Docteur Delgado, les scientifiques de MK-Ultra ont implanté des électrodes dans le cerveau de cobayes ; activés à distance ces électrodes peuvent modifier le comportement des cobayes.
Un objectif spécifique d'un des programmes de recherche était d'examiner la possibilité de contrôler le comportement d'un chien, dans un espace ouvert, au moyen d'une stimulation électrique du cerveau à distance. Pour ce faire six chiens ont été employés dans cette expérience.Certains portaient des électrodes maintenues en place avec du ciment dentaire, tandis que d’autres portaient un casque fixé à leur harnais.
Grâce à ces dispositifs, les chercheurs de MKUltra sont parvenus à faire courir, tourner et arrêter les chiens en stimulant leurs cerveaux avec du courant électrique[22],[23].
Une partie de ces expériences eurent lieu au Canada après que la CIA eut recruté un médecin d'Albany, le Dr Donald Ewen Cameron, auteur d'un article dans l'American Journal of Psychiatry sur le psychic driving (instinct psychique) que la CIA avait trouvé particulièrement intéressant[24]. Cameron y décrit sa théorie de correction de la folie qui consistait à effacer la mémoire du sujet et à la reconstruire complètement. Il faisait l'aller-retour chaque semaine à Montréal pour travailler à l'Institut Allan Memorial, un institut de santé mentale situé sur le mont Royal, et fut payé 69 000 $ au total entre 1957 et 1964. Il semble que la CIA lui avait confié les expériences les plus dangereuses à tester sur des ressortissants étrangers.
En plus du LSD, Cameron expérimenta diverses substances paralysantes ainsi qu'une thérapie par électrochocs qui utilisait des courants 30 à 40 fois plus puissants que la normale (ses expériences consistaient à mettre les sujets dans un coma induit par des psychotropes pendant plusieurs semaines — jusqu'à trois mois dans un cas) tout en jouant des enregistrements de simples bruits ou de phrases répétitives. Ses expériences étaient généralement faites sur des patients ayant été admis dans l'institut pour des troubles d'anxiété ou de dépression. Beaucoup de ces patients ont conservé des séquelles[25]. Les patients se voyaient administrer de bonne heure des injections intraveineuses de thorazine, phénergan, séconal et autres barbituriques. Puis ils se voyaient administrer des électrochocs de plus de 150 volts. Cette procédure durait de 15 à 65 jours. Ils étaient ensuite traités à la methédrine (un type d'amphétamine) et au LSD, injectés également en doses massives. Ils étaient également conduits dans des chambres d'isolation sensorielle où ils se voyaient exposés 24 heures sur 24 à un même message préenregistré pendant deux semaines[réf. à confirmer][2].
En 1972, Richard Helms, directeur de la CIA, ordonna la destruction des archives du projet. Il est donc difficile d'avoir une compréhension complète de MK-Ultra étant donné que plus de 150 sous-projets différents ont été financés dans le cadre de ce programme. Cependant, des milliers de documents furent découverts en 1977[26],[27]. Le projet fut définitivement arrêté en 1988.
En décembre 1974, le New York Times révéla que la CIA avait conduit des activités illégales sur le territoire américain, dont des expériences sur des citoyens américains dans les années 1960. Ce rapport entraîna la formation d'une commission d'enquête du Congrès américain (la commission Church), et d'une commission d'enquête présidentielle (la commission Rockefeller) pour enquêter sur les activités de la CIA et du FBI qui avaient eu lieu sur le territoire américain. Ces commissions ont aussi enquêté sur les activités des agences de renseignement militaires.
Durant l'été 1975, des audiences du Congrès et de la commission Rockefeller révèlent officiellement au public que la CIA et le département de la Défense avaient conduit des expériences sur des sujets humains, avec ou sans leur consentement, dans le cadre d'un programme visant à influencer des sujets humains par l'utilisation de substances psychotropes, ainsi que par d'autres moyens (psychologique, chimique, physique, électrique). La commission révéla aussi qu'au moins un sujet était mort à la suite de ces expériences.
Le , face à l'accumulation de révélations, le président américain Bill Clinton est contraint de formuler des excuses publiques concernant les expériences ayant eu lieu sur le sol américain. À cette occasion, de nombreuses archives secrètes sont dévoilées au public. Mais certains passages de ces documents sont biffés au feutre noir.
Frank Olson, biochimiste de l'armée et chercheur dans le domaine des armes biologiques, avait reçu du LSD et se serait suicidé par défenestration une semaine plus tard, au cours d'une crise de paranoïa aiguë. Le médecin de la CIA qui était censé surveiller Olson s'était apparemment endormi lorsque Olson est passé à travers la fenêtre fermée aux rideaux tirés. Les circonstances exactes de sa mort demeurent pour le moins controversées. En 1975, Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont organisé une rencontre entre la famille d'Olson et le président Gerald Ford, qui a présenté des excuses officielles à la famille ainsi qu'une compensation financière.
Le fils de Frank Olson conteste cette version et prétend que son père a été supprimé en raison de ses connaissances sur les techniques d'interrogatoire (parfois mortelles) utilisées par la CIA sur des prisonniers du bloc de l'Est en Europe. En 1994, le corps d'Olson a été exhumé et les traces sur sa boîte crânienne suggèrent qu'il a reçu un coup avant la chute qui l'aurait tué.
L'enquête interne de la CIA a conclu que le Dr Gottlieb avait conduit ses expériences avec l'assentiment de Frank Olson, bien que ni Olson ni les autres personnes qui ont pris part à ces expériences n'eussent été informées de la nature exacte des substances avant leur ingestion. Cette enquête suggère que le Dr Gottlieb aurait dû être réprimandé car il n'avait pas pris en compte les tendances suicidaires de Frank Olson, bien que ces tendances aient été déjà diagnostiquées. Des rapports successifs montrent qu'une autre personne, Harold Blauer, un joueur de tennis professionnel est mort à cause d'expériences réalisées avec de la mescaline.
Bien que l'opinion générale mise en avant par les médias est qu'il n'y a pas de preuves que la CIA (ou qui que ce soit) ait réussi à contrôler les actes d'une personne à travers les techniques de contrôle mental testées dans le projet MK-Ultra, plusieurs livres de victimes ayant survécu à ces expériences et ayant retrouvé la mémoire — tels que Thanks for the Memories de Brice Taylor ou Trance Formation of America de Cathy O'Brien — tendent à prouver le contraire. Le se tint l'ouverture de la 95e audition du Congrès américain sur les rapports d'abus concernant les recherches sur le contrôle mental de la CIA appelées MK-Ultra. Le , une victime de haut niveau de MK-Ultra, libérée de l'emprise mentale de la CIA, poursuivit le gouvernement durant sept années. Les poursuites judiciaires et les preuves (accablantes pour le gouvernement américain) firent arrêter le procès pour raisons de « sécurité nationale »[réf. nécessaire].
Témoignages de victimes enregistrés par la Commission consultative présidentielle le :
À partir de 1945, un programme de « ré-éducation » psychologique et mentale est mis en place à l'échelle d'un pays entier, l'Allemagne de l'Ouest, dans le cadre de la dénazification d'après le réalisateur Lutz Dammbeck[28].
À partir de 1946, des enfants malades mentaux sont nourris avec des céréales radioactives dans une école du Massachusetts[29].
Dans les années 1960, le professeur Henry Murray supervise des expériences de psychologie sociale ainsi que les recherches de Timothy Leary sur le LSD, à l'université Harvard. Ces recherches seraient liées au projet MK-Ultra selon plusieurs sources[30]. Le terroriste Theodore Kaczynski est l'un des étudiants qui a subi certaines des expériences de Murray à Harvard[31].
L'ensemble des expérimentations menées dans et autour de MK-Ultra a mené à la rédaction d'un manuel de torture employé par la CIA : le "Kubark"[réf. nécessaire].
Le projet MK-Ultra se prête particulièrement bien aux théories du complot du fait de son statut paralégal très ambigu, de ses sujets d'expériences qui impliquent des enfants[réf. nécessaire], des prostituées et des drogués, du fait que la plupart des documents officiels sur ces expériences ont été détruits par le directeur de la CIA Richard Helms en 1973, du profil controversé de plusieurs personnalités liées au projet et surtout de son but avoué de manipulation mentale[réf. nécessaire].
Il existe des théories du complot prétendant que le projet MK-Ultra et l'assassinat de Robert F. Kennedy seraient liés. Certains mettent en avant le fait que l'assassin Sirhan Bishara Sihran était contrôlé mentalement, mais en général ces théories n'ont pas été retenues en raison d'un manque de preuves concrètes. Cependant, ces idées sont de plus en plus répandues[réf. nécessaire], surtout depuis le témoignage de Sirhan Bishara Sirhan, via son avocat Lawrence Teeter, divulgué le dans un entretien[32].
Donald D. DeFreeze de l'Armée de libération symbionaise aurait pu être une victime de ce programme, expliquant ses crimes[réf. à confirmer][2] ; ainsi que les membres de la « famille » de Charles Manson d'après Adam Gorightly dans son livre The Shadow Over Santa Susana.
Une autre théorie impliquerait que Bill Clinton ait été sous manipulation mentale et ainsi contrôlé à de multiples reprises, de même que Barbara Bush[réf. nécessaire].
Ce projet est également évoqué par des partisans de la théorie du complot au sujet de la fusillade d'Aurora[33][source insuffisante].
Fritz Springmeier élabore une sorte de macro-théorie du complot dans laquelle le projet MK-Ultra (ou plus précisément un de ses sous-projets, le projet Monarch) jouerait un rôle central dans l'agenda du nouvel ordre mondial. Selon cette théorie, les connaissances acquises grâce à MK-Ultra seraient désormais mises en œuvre dans l'industrie médiatique et culturelle afin d'influencer les masses, la manipulation mentale étant suggérée ou communiquée symboliquement dans de nombreuses œuvres en particulier au cinéma et dans les clips musicaux qui agiraient comme préparation ou acclimatation des masses à la manipulation mentale au profit d'une petite élite sans scrupule[réf. nécessaire].
Dans les années 1970 se développe le « Nouvel Hollywood » dont plusieurs films sont inspirés par la symbolique et les thèmes « MK-Ultra », ce que certains critiques appellent le « cinéma du complot » ou le « cinéma paranoïaque »[34],[35] directement influencé par l'assassinat du Président John F. Kennedy.
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.