| Adresse | vevo.com |
|---|---|
| Description | Diffusion de vidéo-clips en ligne |
| Slogan | See music play |
| Langue | anglais, français, allemand, espagnol, italien, polonais, portugais, hong kongais,néerlandais, arabe |
| Siège social | New York, État de New York |
| Propriétaire | Universal Music Group, Mvnuel, Abu Dhabi Media Company, YouTube (7 %) |
| Lancement | (États-Unis et Canada) (France, Italie et Espagne) |
| État actuel | |
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Vevo, abréviation de « Video evolution », est un service proposant à ses utilisateurs le visionnage gratuit et légal de vidéo-clips en haute définition sur Internet depuis le . La plateforme Vevo est née d’un accord entre YouTube et deux des trois majors du disque : Universal Music Group et Sony Music Entertainment.
En , Google a racheté le site de visionnage de vidéo en ligne YouTube pour un montant avoisinant 1,5 milliard de dollars. En 2009, malgré son intégration dans l'offre de Google, YouTube ne parvenait toujours pas à monétiser son audience. En effet, deux ans et demi après, Google peinait encore à rentabiliser son acquisition puisqu'en les pertes annuelles de YouTube étaient alors estimées à un demi milliard de dollars par un analyste du Crédit Suisse[1].
Parallèlement, Universal proposait déjà en 2009 certaines de ses productions musicales sur la plateforme YouTube. Mais la major se plaignait du fait que son contenu soit noyé parmi toutes les autres vidéos amateurs et engageait régulièrement des actions en justice contre YouTube pour demander le retrait de vidéos ne respectant pas ses droits.
Vevo avait donc pour but d'offrir une meilleure visibilité aux contenus musicaux, d'améliorer leur monétisation et de sceller le partenariat entre YouTube et les majors[2].
Avant même le lancement de Vevo, Universal et Google sont rejoints dans leur projet par Sony[3]. Ainsi, Vevo a pu dès son lancement s'appuyer sur un catalogue fourni d'artistes puisque, à elles deux, Universal et Sony distribuent plus de 60 % de la production musicale mondiale. En , le projet Vevo a accueilli un nouvel investisseur[4] : le fonds souverain de l'émirat Abou Dabi via la Abu Dhabi Media Company.
Ainsi, en , à son lancement public, le capital de Vevo était partagé entre Universal (51 %), Sony (40 %) et le fonds d'investissement Abu Dhabi Media (9 %)[5]. YouTube n'était alors qu'un prestataire qui apportait sa technologie[6] et gérait l'hébergement des vidéo-clips en échange d'un pourcentage sur le chiffre d'affaires. De leur côté, Universal et Sony ainsi que certains labels indépendants apportaient le contenu.
Le contrat qui liait Vevo et YouTube depuis le lancement de la plateforme a pris fin début 2013. Ainsi, dans le courant de l'année 2012, les trois actionnaires historiques (Universal, Sony et Abou Dhabi Media) en auraient profité pour tenter de sortir du capital de Vevo. En effet, Vevo se serait rapproché de Google et Facebook dans l'espoir de se voir racheter[7] totalement ou partiellement par l'un de ces deux géants du Net. Finalement, en , le partenariat entre Google, via sa filiale YouTube, et Vevo a été renouvelé. Ainsi, Vevo peut continuer à exploiter la technologie de YouTube, et Google, de son côté, s'assure de la coopération future d'un partenaire qui a contribué au développement de sa filiale YouTube[8]. Afin de garantir une collaboration sur le long terme, la signature de ce contrat s'est accompagnée de l'entrée au capital de YouTube. En effet, selon Billboard, YouTube pourrait avoir investi dans Vevo entre 40 et 50 millions de dollars, ce qui représenterait 7 % du capital.
En 2015, la maison mère d'Universal, Vivendi, a racheté Dailymotion, une autre plateforme de diffusion en ligne de vidéos. Avec ce nouvel actif en sa possession, Vivendi réfléchit à un moyen de faire collaborer ses deux filiales[9] : Universal et Dailymotion. En effet, en se basant sur une technologie déjà présente au sein du groupe, et non plus sur un acteur extérieur comme YouTube, Universal n'aurait plus à partager ses revenus provenant de la diffusion de ses contenus.
Une partie des contenus de Vevo est également accessible sur YouTube. Les contenus de Vevo présents sur YouTube sont regroupés sur des chaînes dédiées et facilement identifiables : elles se terminent par le mot VEVO. De plus, le mot VEVO est inscrit sur les miniatures des vidéos. À son lancement, le site vevo.com n'était accessible qu’aux États-Unis et au Canada[10]. Depuis le , il est également accessible depuis la France, l’Italie et l’Espagne[11].
Le , Disney Interactive et Vevo s'associent pour proposer des vidéos et de la musique[12].
En , Vevo et Dailymotion ont signé un accord pour permettre la diffusion d'une partie du catalogue Vevo sur le site français de partage de vidéos[13].
Depuis la version 7 d'iOS, l'Apple TV propose une chaîne Vevo[14].
Le , Disney Interactive et Vevo annoncent un partenariat qui permet d'offrir une sélection de 50 000 vidéos musicales du catalogue de Vevo sur le site Disney.com et inversement du contenu musical produit par Radio Disney et des actualités sur les plateformes de Vevo[15].
Le record de vues est détenu par Taylor Swift et Brendon Urie avec le clip "Me!". La chaîne qui a le plus d'abonnés est celle de Justin Bieber avec plus de 44 000 000 d'abonnés (en ). C'est également la chaîne de Justin Bieber qui a le plus de vues avec plus de 19 milliards de vues (en ). En revanche, la chaîne qui a le plus de clips est celle de Pitbull, qui en contenait 216 en .
Lorsqu'une vidéo atteint les 100 millions de vues, l'artiste reçoit une Certification. Le compte Vevo ayant, en , obtenu le plus de vidéos certifiées est la chaîne de l'artiste américaine Taylor Swift avec un total de 33 certifications. Voici la suite du classement :
Le clip le plus visionné sur Vevo est Despacito de Luis Fonsi ft. Daddy Yankee qui comptabilise plus de 6 milliards de vues. Le classement suivant recense les 50 vidéos qui affichent le plus grand nombre de vues au compteur, quel que soit le pays d'origine des artistes ou réalisateurs et dont le visionnage n'est pas bloqué en France.
En 2014, le clip de Anaconda de Nicki Minaj a supplanté le record de vues en 24 heures alors détenu par Wrecking Ball de Miley Cyrus ; les deux clips ont pour point commun de montrer les deux chanteuses dénudées[35].
Les paroles au contenu cru sont censurées et les clips controversés sont censurés ou non diffusés[réf. souhaitée].
Vevo empêche le téléchargement de ses contenus avec les principaux aspirateurs vidéo[Quoi ?]. De plus, certaines restrictions de visionnage sont appliquées en fonction du pays de connexion.