Il est cinq heures, Paris s'éveille est une chanson et le sixième EP de Jacques Dutronc, sorti en 1968. La chanson apparaît aussi sur l'album Il est cinq heures auquel elle donne son titre.
Le titre s'est écoulé à plus de 100 000 exemplaires en France[1].
Jacques Wolfsohn, du label Vogue, propose, après un repas avec Jacques Lanzmann et Jacques Dutronc, de faire une chanson sur le thème de « Paris le matin »[2]. Lanzmann et Dutronc commencent à l'écrire le soir même et l'achèvent aux aurores[2]. Anne Segalen, à l'époque épouse de Lanzmann[3], a également participé à la rédaction des paroles[4].
Durant l'enregistrement, ils ne sont pas satisfaits du résultat, trouvant les arrangements un peu plats[2]. Jusqu'à ce que Roger Bourdin, un flûtiste classique qui enregistre du Bach[7],[6] dans le studio à côté du leur, improvise un solo de flûte en une seule prise qui donnera la version finale de la chanson[2],[8].
Le refrain est constitué de trois tétrasyllabes (« Il est cinq heures », « Paris s'éveille », et « Paris s'éveille ») formant un alexandrin ternaire[9].
En , la chanson a été classée première par les quarante critiques que Le Nouvel Observateur avait rassemblés pour son numéro spécial « 40 ans de 45-tours de France »[10], lequel a donné lieu sur Antenne 2 à une soirée télévisée présentée par Jean-Luc Delarue le à l'occasion de la Fête de la musique[11].
Le disque existe en deux éditions : une version « classique » et une version avec la mention « Guilde internationale du disque » en bas à gauche au verso de la pochette.
Une adaptation allemande, intitulée Berlin erwacht, a été publiée en 1969 par le chanteur de variétés Bob Telden. L'arrangement orchestral suit fidèlement l'original de Dutronc, solos de flûte compris, et les paroles sont une simple transcription au contexte berlinois du texte français, à cette différence près qu'il n'y est pas question de stripteaseuses ni de travestis.
La chanson est utilisée dans le premier épisode de la série Master of None, en .
La chanson est utilisée dans la pub de Renault, en .
Les premiers mots de la chanson Oranges amères d'Enrico Macias (2003), « Il est quinze heures, Paris s'endort », sont probablement un clin d'œil à la chanson de Jacques Dutronc. Autre coup de chapeau, en forme d'hommage filial : « Il est cinq hors, Paris s'endort » dans J'aime plus Paris (2007), chanson de Thomas Dutronc, fils de Jacques.
↑ a et bÉric Jean-Jean, Histoires insolites de la chanson française : Tous les secrets des chansons de légende, Bernay, City, , 368 p. (ISBN978-2-8246-1838-8), « Avec une bonne bouteille de Bordeaux ».
↑Maria Spyropoulou Leclanche, Le refrain dans la chanson française de Bruant à Renaud, Limoges, Presses universitaires de Limoges, , 329 p. (ISBN2-84287-096-4, lire en ligne), p. 54.
Et moi, et moi, et moi • Mini, mini, mini • Les Play-Boys • La Fille du père Noël • Les Cactus • La Compapade • J'aime les filles • L'Idole • Il est cinq heures, Paris s'éveille • Comment elles dorment • Le Responsable • L’Hôtesse de l’air • La Maison des rêves / Quand c’est usé, je le jette • À la vie, à l’amour • À la queue les Yvelines • Le fond de l’air est frais • L’Arsène • J’avais la cervelle qui faisait des vagues • Le Petit Jardin • Tic Tic • Antoine / Sébastien • Le Dragueur des supermarchés • Le Testamour • Gentleman Cambrioleur • L’Aventurier • J’comprends pas • Le Bras mécanique • Le Bon et les Méchants • L'Hymne à l'amour (moi l'nœud) • J’ai déjà donné • Le Temps de l’amour • Savez-vous planquer vos sous ? • Merde in France • Opium • Les Gars de la narine • Qui se soucie de nous ? • L'Opportuniste (live) • La Fille du Père Noël (live) • À part ça • Tous les goûts sont dans ma nature