| Nom de naissance | Eric Allan Dolphy |
|---|---|
| Naissance |
Los Angeles |
| Décès |
Berlin |
| Activité principale | Musicien |
| Genre musical | Jazz, Bebop, free jazz |
| Instruments | Saxophone alto, flûte traversière, clarinette, clarinette basse |
| Années actives | 1949 – 1964 |
| Labels | Verve, Impulse!, Prestige, Blue Note,Mercury,Candid |
| Site officiel | http://ericdolphy.jazzgiants.net/ |
Eric Allan Dolphy (né à Los Angeles le , mort à Berlin le ) est un musicien (saxophone alto, flûte traversière, clarinette, clarinette basse) de jazz américain.
Eric Dolphy[1],[2] apprend la clarinette à 8 ans et le saxophone à 15 ans[3]. Il commence sa carrière en 1948, en se produisant dans des orchestres de bebop comme les Roy Porter's 17 Beboppers, mais ne commence à se faire réellement connaître que vers 1958, année où il est engagé par le batteur Chico Hamilton. Hamilton dirige à l'époque une petite formation assez atypique, incluant guitare et violoncelle, qui produit une musique assez expérimentale. C'est ensemble qu'ils joueront le magnifique Ellington Suite. Mais le jeu de Dolphy ne plaira pas au producteur qui demandera son remplacement (cet enregistrement a été retrouvé par un mélomane qui, par chance, a reconnu le phrasé de Dolphy).
En 1959, il rejoint le Workshop du contrebassiste Charles Mingus où, plus encore que chez Hamilton, Dolphy peut se livrer à ses audaces musicales. En 1960, il enregistre, avec le double quartet dirigé par le saxophoniste Ornette Coleman, l'album Free jazz, véritable manifeste de l'avant-garde du jazz de l'époque.
De 1960 à 1964, on peut l'entendre dans une multitude de formations. Par exemple avec John Coltrane (comme membre du quintet, mais aussi comme arrangeur de l'album Africa/Brass), George Russell, Gil Evans, John Lewis, Oliver Nelson, Booker Little ou Andrew Hill.
Il travaille aussi avec les tenants du Third stream (tentative de « fusion » entre jazz et classique) comme Gunther Schuller.
Il enregistre des albums remarquables sous son nom où, outre ses qualités d'instrumentiste, il prouve qu'il est aussi un excellent compositeur : Outward Bound (1960), Out There (1960), At The Five Spot (1961), Out To Lunch ! (1964), etc.
Il indique notamment son intérêt pour le chant des oiseaux dans son approche des micro-intervalles joués à la flûte:
'That's the way birds do', he said. 'Birds have notes in between our notes - you try to imitate something they do and, like, maybe it's between F and F-sharp, and you'll have to go up or come down on the pitch. It's really something! And so, when you get playing, this comes.'
« C'est comme ça que font les oiseaux», dit-il. «Les oiseaux ont des notes entre nos notes - vous essayez d'imiter quelque chose qu'ils font et, comme, peut-être que c'est entre les notes fa et fa dièse, et vous devrez monter ou descendre la hauteur de la note. C'est vraiment quelque chose! Et donc, quand tu joues, ça vient. »
Il meurt d'une crise cardiaque consécutive à un diabète, à l'âge de 36 ans.
Selon Jean-Louis Comolli, Eric Dolphy est dans l'histoire du jazz un « passeur ». En effet, ce multi-instrumentiste est un des musiciens qui a rendu possible le passage du bebop au free jazz en cassant le cadre du « solo tonal » et en tournant définitivement le dos au « beau son »[réf. souhaitée]. C'est également l'un des premiers jazzmen à s'être détourné du thème, et notamment à penser l'improvisation de manière indépendante d'un thème[5].
George Lane, crédité à la flûte et au saxophone sur l'album de John Coltrane Olé Coltrane n'est en réalité qu'un pseudonyme derrière lequel se cache Eric Dolphy.
Plusieurs musiciens ont composé des morceaux en hommage à Eric Dolphy :