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| Noms de naissance |
Мария Воловская, Marianna Agata Wołowska |
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Famille Szymanowski blason Młodzian (d) |
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Maria Szymanowska, née Marianna Agata Wołowska le à Varsovie[1] et morte le à Saint-Pétersbourg[1], est une compositrice polonaise et l'une des premières pianistes virtuoses professionnelles du XIXe siècle[2].
Maria Szymanowska est issue d'une famille aisée. Elle est l'un des dix enfants de Franciszek Wołowski, propriétaire d'une brasserie prospère, et de Barbara Lanckorońska. Ses parents aiment les artistes et Szymanowska côtoie des compositeurs tels que Józef Elsner (futur professeur de Frédéric Chopin), Karol Kurpiński et Franciszek Lessel[3].
En 1810, elle se marie avec un propriétaire terrien, Teofil Józef Szymanowski. Le couple aura bientôt des enfants: les jumeaux Helena et Romuald (en 1811) et Celina (1812) qui deviendra plus tard la femme d'Adam Mickiewicz.
Son époux et sa belle famille s'opposent à ce que Maria entreprenne une carrière de pianiste-compositrice. Mais cela ne l'empêche pas de composer ni se produire en cercles privés et dans des concerts de charité. Ainsi en 1815 elle joue au palais des Radziwiłł à Nieborów et donne son premier concert à Vienne[3].
Szymanowska réalise de nombreuses tournées dans toute l'Europe[2], surtout dans les années 1820, avant de s'installer définitivement à Saint-Pétersbourg, où elle se sépare de son mari en gardant ses enfants auprès d'elle et noue des relations avec les compositeurs John Field et Mikhail Glinka[4]. En 1822, elle devient pianiste de la cour de Russie[1],[2], pour laquelle elle compose, donne des concerts et au sein de laquelle enseigne la musique.
Les témoignages indiquent son jeu ferme, son style gracieux et noble, la précision et le charme romantique d'un interprète qui « ne joue pas, mais déclame »[4]. Frédéric Chopin s'est intéressé au jeu de Szymanowska, plus qu'à ses œuvres et il fut impressionné par un piano « universel capable d'imiter le violon de Paganini ou le chant de Giuditta Pasta »[4].
Ses pièces pour piano, ses chansons, sa musique de chambre préfigurent le style polonais brillant de Frédéric Chopin. Notamment ses études qui recèlent des éléments de la technique d'écriture développée par Chopin[4]. Szymanowska fut parmi les premières à développer une sonorité liée à l'expression de la passion, fusionnant mélodie et harmonie dans un élan, une même « étreinte » (Première étude en ré, Nocturne op. 24), qu'on retrouve aussi chez Robert Schumann[4]. Du point de vue de la technique et de l'expression, le piano cesse d'être un instrument, il devient un confident[4].
Maria Szymanowska meurt en 1831 du choléra et est l'une des premières à être enterrée au cimetière Mitrofanievskoïe. Un cénotaphe est érigé en sa mémoire le dans la Nécropole des artistes, à Saint-Pétersbourg.
Sa belle-sœur, Filipina Brzezińska-Szymanowska, est également compositrice.