| Nom de naissance | Marie Barbe Charlotte Antoinette Pauline de Montet |
|---|---|
| Naissance |
(baptême) Strasbourg, |
| Décès |
(à 81 ans) Paris, |
| Activité principale | Compositrice |
| Style | Musique classique |
| Activités annexes | Pianiste, chanteuse |
| Collaborations | Marceline Desbordes-Valmore |
| Maîtres | Cherubini, Dussek, Auber |
Pauline Duchambge (née Marie Barbe Charlotte Antoinette Pauline de Montet à Strasbourg le et morte à Paris le [1]) est une chanteuse, parolière et compositrice française. Elle est l'autrice de nombreuses romances qui connurent un grand succès en son temps[2].
Élève de Cherubini et compagne d'Auber, elle a également mis en musique des romances écrites par son amie la poétesse Marceline Desbordes-Valmore. À l'époque, la romance de salon[3] était un genre très en vogue, intermédiaire entre le lyrique et la chanson populaire, souvent dévolu aux femmes[4].
Pauline Duchambge est née vers le [note 1], date de son baptême à l'église paroissiale catholique de Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg[5]. Ses parents Charles François de Montet et Marie Françoise du Buc du Ferret ont peut-être vécu quelque temps à la Martinique mais rien n'indique avec certitude qu'elle y ait passé sa petite enfance comme certaines sources l'affirment[1].
C'est jeune en tout cas qu'elle reçoit à Paris du maître de piano Léopold-Bastien Desormery (de) une éducation musicale au couvent[6].
Elle se marie à Ollainville le [7] avec le baron Auguste (Philibert Désiré) Duchambge d'Elbhecq[8], mais divorcera vite, en gardant son nom.
Sa situation financière se dégradant, elle décide de se consacrer pleinement à l'étude de la musique et travaille ainsi l'harmonie avec Cherubini, Dussek et Auber, dont elle s'éprend[9].
En 1814, sa pension lui est retirée et elle se résout à donner des leçons de musique. C'est en 1815 qu'elle fait la connaissance de Marceline Desbordes-Valmore, qui devient dès lors une amie indéfectible et avec qui elle entretient une relation épistolaire soutenue[1],[10]. Elle fréquente les grands auteurs de son temps, Hugo, Chateaubriand, Alphonse de Lamartine, Alfred de Vigny, dont elle pare les textes de sa musique[11]. C'est l'apogée de sa carrière, avant que la vogue de la romance ne s'effrite, annonçant un déclin personnel[12].
Ruinée, oubliée, Pauline Duchambge meurt à Paris le [13]. Auber, qui fut son compagnon, déposa plus de trois cents romances d'elle à la bibliothèque du Conservatoire[10]. Son amie Marceline Desbordes-Valmore la suivit dans la tombe le .
Comme compositrice, Pauline Duchambge est l'autrice de quelques pièces pour piano et près de 400 romances[11], parmi lesquelles Fétis distingue l'Ange gardien, la Brigantine, la Séparation, le Bouquet de bal, le Matelot, le Rêve du mousse, le Couvre feu, Angèle[note 2]. Le musicographe souligne également : « Les mélodies de Mme Duchambge se font remarquer par une sensibilité douce et l'élégance de la forme »[6].