Thierry Escaich
Description de l'image Thierry Escaich compositeur et organiste.jpg.

Naissance (56 ans)
Nogent-sur-Marne
Activité principale Organiste et compositeur
Activités annexes Professeur d'écriture et d'improvisation
Lieux d'activité Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
Années d'activité Depuis 1992
Éditeurs Billaudot, Alphonse Leduc, Henry Lemoine, Indésens, Universal Music
Maîtres Rolande Falcinelli, Michel Chapuis, Serge Nigg, Philippe Drogoz
Distinctions honorifiques Victoires de la musique classique
Site internet www.escaich.org

Œuvres principales

Thierry Escaich Joseph Louis, né le à Nogent-sur-Marne, est un organiste et compositeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études musicales à l'École de musique de Rosny-sous-bois puis à celle de Montreuil-sous-Bois[1], Thierry Escaich entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où il obtient huit premiers prix[2] : harmonie, contrepoint, fugue, orgue, improvisation à l'orgue, analyse, composition et orchestration.

Thierry Escaich compose dès l'enfance et se fait remarquer assez jeune, remportant divers prix. Ses œuvres sont récompensées par divers prix internationaux, comme, en 1989, le premier prix André Jolivet[1], ou, en 1990, le Prix Blumenthal. Il reçoit aussi en 1994 le Prix Nadia et Lili Boulanger, ainsi que le prix de musique symphonique de la Sacem, en 1993 le prix Hervé-Dugardin (décerné par la Sacem)[3] et en 1999 le prix Georges-Enesco. Après avoir remporté en 1991 le grand prix d'improvisation du Concours international de Strasbourg, il est nommé en 1996 titulaire du grand-orgue de l'église Saint-Étienne-du-Mont à Paris[4] où, conjointement à Vincent Warnier, il succède à Maurice et Marie-Madeleine Duruflé[2].

Le 6 mars 2013, il est élu à l'Académie des beaux-arts[1] au fauteuil de Jacques Taddei[5].

Organiste[modifier | modifier le code]

Thierry Escaich mène une carrière internationale d'organiste et d'improvisateur, jouant dans les grandes capitales mondiales. Dans ses concerts et récitals, il aime mêler ses propres œuvres à celles d'autres compositeurs et les relier par des improvisations, proposant ainsi des programmes à la fois diversifiés et profondément cohérents. Parmi les compositeurs du répertoire, sa prédilection va à Jean-Sébastien Bach, Felix Mendelssohn, Johannes Brahms, César Franck, Jehan Alain, Maurice Duruflé, Olivier Messiaen.

Il se produit, au piano ou à l'orgue, avec des musiciens comme les pianistes Claire-Marie Le Guay, Éric Le Sage, Bertrand Chamayou et Jonas Vitaud, le violoniste David Grimal, les violoncellistes Christian-Pierre La Marca et François Salque, le trompettiste Romain Leleu et de nombreux autres artistes. Il contribue, avec le trompettiste Éric Aubier, à renouveler le genre du « trompette et orgue », qu'ils remettent au goût du jour, avec un répertoire moderne, des créations mondiales et des parties improvisées. Ils ont par exemple arrangé pour trompette et orgue la Danse Russe tirée du ballet Casse-Noisette de Piotr Ilitch Tchaïkovski, ainsi que le thème principal du Lac des cygnes, également de Tchaïkovski. Il s'est produit avec l'Orchestre symphonique de Chicago, l'Orchestre de Philadelphie, l’Orchestre du Konzerthaus de Berlin et plusieurs orchestres symphoniques français.

Compositeur[modifier | modifier le code]

Thierry Escaich est l'auteur d'une centaine d'œuvres. L'orgue tient une large place dans sa musique, mais le piano, le saxophone et d'autres instruments de musique sont également présents[6]. Il compose pour les effectifs les plus divers, de l'instrument solo à l'orchestre symphonique et à l'oratorio, en passant par de nombreuses pièces de musique de chambre et vocales.

À ses débuts, il s'inspire de la musique sacrée et notamment du plain-chant grégorien[2], notamment pour Cinq versets sur le « Victimae Paschali » pour orgue (1991), Première Symphonie, Kyrie d’une messe imaginaire (1992)[1]. Il est le tenant d'une musique modale qui ne se veut ni tonale, ni sérielle. Il rejoint par là une nouvelle tendance de la musique contemporaine en général et de la musique française en particulier, aussi représentée par Nicolas Bacri, Guillaume Connesson, Philippe Hersant ou Karol Beffa. Sa musique est caractérisée par un lyrisme fiévreux, un élan rythmique implacable et une recherche permanente de couleurs harmoniques et instrumentales chatoyantes qui se traduisent notamment dans ses grandes pages orchestrales comme Chaconne, Miroirs d'ombre, La Barque solaire ou le Concerto pour violon et orchestre.

De septembre 2007 à juin 2010, après une saison préparatoire, Thierry Escaich a été compositeur en résidence de l'Orchestre national de Lyon, se produisant également au grand orgue Cavaillé-Coll de l'Auditorium de Lyon, comme interprète et comme improvisateur. Il est en résidence à l'Ensemble orchestral de Paris pour les saisons 2011-2012 et 2012-2013, avec plusieurs projets de créations. Auparavant, il a été successivement en résidence à l'Orchestre national de Lille et à l'Orchestre de Bretagne.

En 2003, 2006, 2011 et 2017, il a été nommé « compositeur de l'année » aux Victoires de la musique classique.

Sa musique est éditée principalement aux éditions Gérard Billaudot (Paris).

En 2008, il a composé pour Jean Guidoni deux chansons sur des poèmes de Jacques Prévert.

Pédagogue[modifier | modifier le code]

Depuis 1992, Thierry Escaich enseigne l'écriture (classe de fugue et formes) et l'improvisation au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Il donne également des masterclasses d'orgue, d'improvisation et de composition en France et à l'étranger[2]. Il dirige depuis 2010 l’Académie Internationale d'Improvisation à l'orgue de Saint-Donat sur l'Herbasse, rassemblant chaque année des étudiants venus du monde entier, autour du grand orgue Schwenkedel de la Collégiale.

Catalogue des œuvres[modifier | modifier le code]

Musique symphonique[modifier | modifier le code]

Orchestre à cordes[modifier | modifier le code]

Musique concertante[modifier | modifier le code]

Orgue seul[modifier | modifier le code]

Autres instruments seuls[modifier | modifier le code]

Musique de chambre (de 2 à 6 instruments)[modifier | modifier le code]

Ensemble (7 instruments et plus)[modifier | modifier le code]

Musique vocale et chorale a cappella[modifier | modifier le code]

Musique vocale et chorale avec instrument(s)[modifier | modifier le code]

Opéra[modifier | modifier le code]

Ballet[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Biographie de Thierry Escaich », sur brahms.ircam.fr, (consulté le 3 octobre 2017).
  2. a b c et d Documentation de Radio France, « Biographie de Thierry Escaich », sur francemusique.fr, (consulté le 3 octobre 2017).
  3. Sax, Mule & Co, Jean-Pierre Thiollet, H & D, 2004, p. 120.
  4. « Du désordre ? Non, des orgues », sur France Musique (consulté le 3 août 2020)
  5. « Gilbert Amy et Thierry Escaich élus à l’Académie des beaux-arts [PDF] », sur academie-des-beaux-arts.fr, (consulté le 2 décembre 2013).
  6. "Thierry Escaïch", in Sax, Mule & Co, Jean-Pierre Thiollet, H & D, 2004, pp. 120-121
  7. http://brahms.ircam.fr/works/work/33316/
  8. « Thierry Escaich. Catalogue des œuvres », sur billaudot.com

Liens externes[modifier | modifier le code]