| Type | Shōnen |
|---|---|
| Genre | Policier, Fantastique, Thriller psychologique, Surnaturel, Mystère, Suiri |
| Scénariste | Tsugumi Ōba |
|---|---|
| Dessinateur | Takeshi Obata |
| Éditeur | (ja) Shūeisha |
| (fr) Kana | |
| Prépublication |
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| Sortie initiale | – |
| Volumes | 13 |
| Réalisateur | |
|---|---|
| Scénariste | |
| Studio d’animation | Madhouse |
| Compositeur | |
| Licence | (ja) Nippon Television |
| (fr) Kana Home Video | |
| Chaîne |
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| 1re diffusion | – |
| Épisodes | 37 |
Autre
Death Note (デスノート, Desu Nōto, littéralement Cahier de la Mort) est un shōnen manga écrit par Tsugumi Ōba et dessiné par Takeshi Obata. Il est prépublié dans le magazine Weekly Shōnen Jump de à , par la suite publié en douze tankōbon depuis jusqu'à par Shūeisha. La version française est éditée par Kana de jusqu'à .
À la suite du succès du manga, une adaptation en anime de 37 épisodes est réalisée par Tetsurō Araki au sein du studio Madhouse et diffusée du au sur Nippon Television au Japon. En France, l'anime est diffusé à partir du sur MCM et de sur Virgin 17.
Death Note est également adapté en trois films live, sortis au Japon entre 2006 et 2008, puis directement en DVD en France par Kazé. Une adaptation en drama est également diffusée en 2015 sur Nippon TV au Japon et en simulcast sur Crunchyroll dans les pays francophones. Plus récemment, il a été repris dans un film du même nom sorti sur Netflix en 2017.
Light Yagami est un lycéen surdoué qui juge le monde actuel criminel, pourri et corrompu. Sa vie change du tout au tout le jour où il ramasse par hasard un mystérieux cahier intitulé « Death Note ». Son mode d'emploi indique que « la personne dont le nom est écrit dans ce cahier meurt ». D'abord sceptique, Light décide toutefois de tester le cahier et découvre que son pouvoir est bien réel. Il rencontre l'ancien propriétaire du Death Note, un dieu de la mort nommé Ryûk. Celui-ci déclare avoir volontairement laissé tomber son carnet dans le but de se divertir.
Light décide d'utiliser le Death Note pour exterminer les criminels, dans le but de bâtir un monde parfait dont il sera le dieu. Il apprend peu à peu à se servir des pouvoirs du cahier et de ses règles : l'utilisateur ne peut tuer une personne que s'il connait son visage, en y inscrivant son prénom et son nom de famille. Il peut également en préciser la cause et les circonstances détaillées, la cause par défaut étant la crise cardiaque.
Les nombreuses morts inexpliquées de criminels à travers le monde attirent l'attention d'Interpol et du mystérieux L, un détective particulièrement talentueux, mais dont personne ne connaît l'identité. L décide d'enquêter sur le tueur en série, surnommé « Kira » (キラ, dérivé de la prononciation japonaise de « killer ») par le grand public.
Kiyomi Takada
Bien que classé comme shōnen manga de par sa prépublication, et donc ciblant un public jeune et masculin[1], Death Note présente plusieurs niveaux de lecture ; aussi des thèmes politiques et philosophiques sont-ils identifiés et abordés par les commentateurs, à défaut d'avoir été volontairement lancés par l'auteur, Tsugumi Oba, qui estime qu'il n'y a aucun message, aucune idéologie dans ce manga qui se résume donc, à ses yeux, à un combat stratégique et psychologique entre Light et ses adversaires[2] :
Ces problématiques sont abordées avec les meurtres d'un Light auto-proclamé juge de l'humanité par la grâce du Death Note, mais aussi via l'attitude de ses poursuivants, qui n'hésitent pas à bafouer les droits de l'homme pour parvenir à identifier Kira[3]. Chacun des protagonistes, finalement, lutte pour sa conception de la justice en agissant à l'opposé de l'idéal défendu, ce qui, somme toute, transcende les clivages et appelle à un rejet du manichéisme en la matière. Tsugumi Oba déclare ainsi que Near, à la fin du manga, « invite chacun de nous à se joindre à sa réflexion [sur la justice] » lorsqu'il se livre à la critique des agissements de Kira[4]. Death Note laisse alors aux spectateurs la question « Qu’est-ce que la justice ? »
Light est persuadé d'agir au nom du Bien puisqu'il vise à devenir le dieu d'un monde idéal car expurgé de toute criminalité. Mais, dans le même temps, la méthode utilisée pour parvenir à cette utopie est le meurtre en série, et l'assassinat des innocents qui osent se dresser sur son chemin… Un paradoxe qui peut, là aussi, s'interpréter comme une volonté de relativiser ces deux notions antinomiques[5]. Le scénariste, Tsugumi Oba, est plus absolu : tout en se défendant d'avoir voulu véhiculer la moindre idéologie ou message philosophique, il précise qu'à titre personnel, il voit en Light « le mal absolu », et ajoute que « L n'est pas forcément mieux »[4]. Au-delà, la question de la corruption de la nature humaine par le pouvoir est abordée : Light, qui ne voyait au départ en le Death Note qu'un moyen de bâtir son monde utopique, a progressivement glissé vers l'obsession de devenir un dieu, au point, à la fin du manga, de sombrer dans la folie[3].
L'un des enjeux pour les personnages est de cacher à tout prix leur identité et/ou leur apparence : Light pour ne pas être démasqué et arrêté, les autres pour ne pas se révéler à Kira[6].
Elle est aussi abordée car Light estime être le dieu de son nouveau monde. De plus, dans la version animée, L nettoie les pieds de Light peu avant qu'il ne meure à cause du stratagème impliquant Misa et la participation de Rem. Light serait donc le « Juda » de L. Sans parler de la passion de Ryuk pour les pommes, le fruit défendu. Ainsi que dans l'émission de Sakura TV, le temple de Kira, Demegawa a fait construire un temple dédié à Kira, la seule différence par rapport à la Bible est que Demegawa prend cette initiative tout seul. Dans l'anime, le premier générique d'ouverture montre une reprise de la sculpture La Pietà de Michel-Ange, la Vierge Marie remplacée par le personnage Naomi Misora et Jésus par Raye Penber. Certaines musiques font aussi référence à la religion : l'anime débute par un Kyrie Eleison, prière et chant religieux traditionnel, ou encore le thème de l'anime reprenant les airs de Carmina Burana : O Fortuna, elle-même fondée sur un recueil de poèmes religieux.
L'écriture de Death Note s'est déroulée de manière similaire pour les différents chapitres. Tsugumi Ōba écrit dans un premier temps le scénario, puis l'envoie à Takeshi Obata. Ce dernier le lit et détermine le découpage des cases. Obata dessine ensuite lui-même tout ce qui concerne les personnages et l'univers visuel. Ses assistants appliquent enfin ses consignes et réalisent les bâtiments ou les décors[7].
| Personnages | Voix japonaises[8] | Voix françaises[8] |
|---|---|---|
| Light Yagami | Mamoru Miyano | Alexis Tomassian |
| Ryûk | Shido Nakamura | Emmanuel Karsen |
| L | Kappei Yamaguchi | Guillaume Lebon |
| Misa Amane | Aya Hirano | Charlyne Pestel |
| Near | Noriko Hidaka (en) | Vincent de Bouard |
| Mello | Nozomu Sasaki | Emmanuel Garijo |
| Watari | Kiyoshi Kobayashi (en) | Pierre Dourlens |
| Teru Mikami | Masaya Matsukaze (en) | Bruno Choël |
| Kiyomi Takada | Māya Sakamoto | |
| Matt | Tomohiro Nishimura (en) | Bruno Dubernat |
| Personnages | Voix japonaises[8] | Voix françaises[8] |
|---|---|---|
| Sôichirô Yagami | Naoya Uchida (en) | Philippe Dumond |
| Tôta Matsuda | Ryo Naitou (en) | Charles Pestel |
| Shuichi Aizawa | Keiji Fujiwara | Laurent Larcher |
| Kanzô Mogi | Kazuya Nakai | |
| Hideki Ide | Hideo Ishikawa | |
| Hirokazu Ukita | Hidenobu Kiuchi |
| Personnages | Voix japonaises[8] | Voix françaises[8]
|
|---|---|---|
| Rem | Kimiko Saito (en) | Maïk Darah |
| Sidoh | Kazuki Yao | |
| Jealous | Kenichi Matsuyama | Pascal Massix |
| Armonia Justin Beyonllemason | Hideyuki Umezu | |
| Zerhogie | Kibou Tokumei | |
| Dellidublly | Tetsuo Goto (en) | |
| Gook | Takeharu Onishi | Pascal Massix |
| Personnages | Voix japonaises[8] | Voix françaises[8] |
|---|---|---|
| Kyûsuke Higuchi | Issei Futamata | Patrick Borg |
| Reiji Namikawa | Hirofumi Nojima | Nessym Guetat |
| Takeshi Ooi | Kiyoyuki Yanada | Marc Alfos |
| Shingô Midô | Eiji Hanawa | Bruno Dubernat |
| Suguru Shimura | Hiroyuki Yokoo | |
| Masahiko Kida | Masaki Aizawa | |
| Eiichi Takahashi | Rintarō Nishi | Pascal Massix |
| Arayoshi Hatori | Yukitoshi Tokumoto | Jonathan Amram |
| Personnages | Voix japonaises[8] | Voix françaises[8] |
|---|---|---|
| Sayu Yagami | Haruka Kudō | Céline Rotard |
| Sachiko Yagami | Ai Satou (en) | Claire Conty |
| Naomi Misora | Naoko Matsui | Marianne Leroux |
| Raye Penber | Hideo Ishikawa | Cédric Dumond |
| Hitoshi Demegawa | Chafurin | Pascal Massix |
| Anthony Rester | Masaki Aizawa | Jean-Louis Faure |
| Stephen Gevanni | Hiroki Takahashi | Thibaut Belfodil |
| Hal Lidner | Akeno Watanabe | Stéphanie Lafforgue |
| Aiber | Takuya Kirimoto (en) | Bruno Dubernat |
| Wedy | Miki Nagasawa | Virginie Kartner |
| Yuri | Ami Koshimizu | Isabelle Thomas |
| Kiichirô Osoreda | Katsuhisa Houki (en) | Pascal Massix |
| Rod Ross | Masaki Aizawa | Michel Vigné |
La musique de l'anime a été créée par les compositeurs Taniuchi Hideki et Yoshihisa Hirano (en). Trois Original SoundTrack sont sortis, avec notamment les thèmes musicaux des personnages principaux. La variété de ces musiques va des chants grégoriens (dont certains en latin) aux airs métal saturés.
| Générique | Épisodes | Début | Fin | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Titre | Artiste | Titre | Artiste | ||
| 1 | 1 – 19 | The World | Nightmare | Alumina | Nightmare |
| 2 | 20 – 37 | What's up, People? | Maximum the Hormone | Zetsubou Billy | Maximum the Hormone |
Le manga a été adapté au cinéma, sous la forme de quatre films en prises de vue réelles :
En 2015, après la diffusion du drama[11], un préquel de 3 courts épisodes « Death note: New Génération[12] » sort a l’occasion d'un nouveau film, ce quatrième film intitulé Death Note: Light Up the New World. Réalisé par Shinsuke Sato, celui-ci est sorti le . Il s'agit d'une « suite interdite » des deux films de 2006 réalisés par Shūsuke Kaneko[13], puisqu'elle ne réfère a aucune adaptation du manga.
Une adaptation américaine, Death Note, par la Warner Bros.[14], est longtemps restée au point mort en raison de désaccords sur le scénario. Shane Black a assuré qu'il réaliserait le film après Iron Man 3, sorti en 2013[15], mais en juillet 2014, Gus Van Sant est également pressenti[16]. Finalement, Adam Wingard est choisi pour réaliser l'adaptation, qui est diffusée à partir du sur Netflix[17].
En France, les adaptations cinématographiques suivantes sont sorties directement en DVD :
Une adaptation en pièce de théâtre est annoncée en [23]. Celle-ci est jouée du 6 au à Tokyo puis en mai à Osaka et Nagoya. Light Yagami est joué par Kenji Urai et Hayato Kakizawa, tandis que L est joué par Teppei Koike[24]. Elle est ensuite jouée du au en Corée su Sud, avec un cast différent : Hong Kwang-ho pour Light et Kim Junsu pour L[25].
L'adaptation en série live est annoncée en [26]. Le cast de cette série est différent des précédents films live[27] : Light est joué par Masataka Kubota et L par Kento Yamazaki[28]. La série de 11 épisodes est diffusée à partir du sur Nippon TV au Japon et en simulcast sur Crunchyroll dans les pays francophones[29].
Un livre audio développé par Bastei Lübbe (en) sort en version française sur Audible le . D'une durée de 10h46, il se compose de 12 chapitres et est lu par les mêmes doubleurs que ceux de la série d'animation, dont Alexis Tomassian (Light Yagami), Guillaume Lebon (L), Emmanuel Karsen (Ryûk), Philippe Dumond (Soishiro Yagami), Charlyne Pestel (Misa Amane) et Charles Pestel (Tôta Matsuda)[30],[31].
Trois one shots autour de l'univers de Death Note ont été publiés, par le même scénariste et le même dessinateur.
La première histoire est publiée en France dans le tome 13 de la série publiée par Kana. Elle va être de nouveau publiée avec les deux autres histoires dans un recueil Death Note : Short Stories qui sortira le , toujours par les éditions Kana. Le tome sera également composé de plusieurs mini-histoires à tendance humoristique, d'une histoire sur le quotidien de L du point de vue de Watari et une histoire racontant comment L est devenu détective[32],[34].
Une parodie de Death Note créée par Amano Kaito et Sakano Hiro est disponible chez Gekko sous le nom de Death Joke[43].
Une adaptation romancée de Death Note, intitulée Death Note Another Note: The Los Angeles BB Murder Cases a été écrite par Nisio Isin, et a été éditée le au Japon par l'éditeur Shūeisha[44] et le en France par Kana[45]. Une adaptation du film L: Change the World écrit par 'M' a également vu le jour le au Japon[46] et le en France[47].
Trois adaptations en jeu vidéo sont parues sur Nintendo DS : Death Note: Kira Game le [48], Death Note: L o Tsugu Mono le [49] et L: The Prologue to Death Note - Rasen no Wana le [50] au Japon. Par ailleurs, on retrouve la présence de Light Yagami, L/Ryuzaki, Ryuk, Misa Amane, Near et Mello dans les jeux Jump Super Stars et Jump Ultimate Stars[51].
L'édition française du manga s'est vu remettre en 2008 le prix Bob-Morane pour la catégorie « Bande dessinée traduite »[52].
D'après Patrick Gaumer[53], spécialiste de la bande dessinée : « Tant par sa narration que par son graphisme, la série s'impose comme un des modèles du genre » et devient « un véritable phénomène de société ».
En , le manga Death Note s'est vendu à plus de 20 millions d'exemplaires dans le monde[54], dont plus d'un million en France[7]. Au , le manga s'est écoulé à 26,5 millions d'exemplaires dans le monde[55].
Fin , la police trouve plusieurs morceaux de corps d'un homme (notamment le bas de l'abdomen) dans la commune de Forest (Bruxelles, Belgique) dans le parc Duden. Les morceaux étaient accrochés de deux papiers portant tous deux la mention écrite : « WATASHI WA KIRA DESU »[56]. La police pense d'abord à une blague macabre d'un étudiant en médecine mais n'exclut pas le meurtre car le corps reste non identifié. En , la police découvre qu'il s'agissait bien d'un meurtre : la victime se nommait Sidi Larbi Ezzoubairi [57]. Les meurtriers présumés sont arrêtés en . Ils expliquent que la victime, dont ils ignoraient le nom, résidait avec eux lorsqu'une dispute a éclaté. Les auteurs lui ont demandé de quitter les lieux, mais celui-ci refusa. De nombreux coups ont alors été portés, entraînant la mort, à la suite de quoi eu lieu le dépeçage. La victime était alors âgée de 37 ans[58],[59],[60],[61],[62].