En 2018, le président Macron lui passe commande (ainsi qu'au sculpteur allemand Anselm Kiefer) d'une œuvre pérenne devant accompagner le transfert des cendres de l'écrivain Maurice Genevoix au Panthéon de Paris le . L'œuvre, intitulée In nomine lucis (« Au nom de la lumière », en latin) fait référence au titre d'une pièce pour orgue du compositeur italien Giacinto Scelsi (1974)[2]. Pascal Dusapin, quant à lui, a choisi de mettre en musique des textes issus de trois sources latines : L’Ecclésiaste, Virgile, et des « locutions funéraires de la Rome antique », auxquelles il a associé les noms de 15 000 morts pour la France lus par Florence Darel et Xavier Gallais[3]. L'ambition du compositeur a été de faire « chanter les pierres » et indique avoir voulu transformer le Panthéon « en poumon chantant »[4]. Pour arriver à cela, l'œuvre, chantée et récitée, a été préalablement enregistrée à la Philharmonie de Paris par le Chœur de chambre Accentus, placé pour l'occasion sous la direction de Richard Wilberforce[5]. Lors de la cérémonie, In nomine lucis a été diffusée par soixante-dix haut-parleurs dissimulés dans de faux blocs de pierre placés dans différentes parties de cette « cathédrale laïque » : le chœur et les transepts.
Pascal Dusapin est aussi un photographe amateur :
« La photo a toujours été essentielle. Bien que la musique ait tout balayé après l'adolescence, cette pratique m'est restée en sous-bois, comme un contrepoint salutaire : un besoin d'apaisement par rapport à la violence de mon écriture musicale[6]. »
Dusapin se dégage des carcans et des contraintes propres à la musique du milieu du XXe siècle, affirmant vouloir bannir la « musique Hiroshima[1] ».
Selon le critique Claude Glayman, la musique de Dusapin est « « ludique, joyeuse […] Au total, une clarté nouvelle mais bien dans la tradition de la musique française : univers post-tonal, post-atonal, qui a contribué à débloquer la musique de notre temps[1]. »
Medeamaterial, sur un texte de Heiner Müller (1990). Création en 1992 à l’opéra de la Monnaie de Bruxelles
To Be Sung, opéra de chambre en quarante-trois numéros (1993). Création en 1994 à Nanterre/Amandiers
Perelà, “Uomo di fumo”, pour 12 personnages principaux (5 chanteurs), rôles secondaires, chœur mixte (40 choristes mini), orchestre, bande magnétique et 11 musiciens sur scène (2001) Commande de l'Opéra national de Paris, cet opéra a été créé à l'Opéra Bastille le sous la direction de James Conlon et mis en scène par Peter Mussbach (prix 2003 du syndicat de la critique).
Faustus, the Last Night (2006). Création le au Deutsche Staatsoper de Berlin (Unter den Linden) Reprises en mars à Lyon et en au Théâtre du Châtelet à Paris. Cet opéra a été créé aux USA le dans le cadre du Spoleto Festival USA à Charleston (SC) sous la direction de John Kennedy, mise en scène de David Herskovits.
Passion (2008). Commande du festival d’Aix, cet opéra a été créé en
O Mensch! Comment faire son Nietzsche, 2008. Création mondiale aux Bouffes du nord en
↑Laurence Equilbey. 1-8 granum sinapsis (20 min 18 s) 9 umbræ mortis (4 min 13 s) 10-15 dona eis (19 min 53 s). Une co-production Naïve-Auvidis / Région de Lorraine + MFA (Musique Française) + Fondation France Telecom.