Pascal Dusapin
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Dusapin en 2020.

Naissance (66 ans)
Nancy
Activité principale Compositeur
Style
Activités annexes photographie
Formation Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
Maîtres Olivier Messiaen, Iannis Xenakis

Œuvres principales

Pascal Dusapin, né le à Nancy, est un compositeur de musique contemporaine français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pascal Dusapin étudie en tant qu'auditeur libre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris avec Olivier Messiaen puis, entre 1974 et 1978, à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne avec Iannis Xenakis (dont il aura été l'unique élève[1]) et enfin avec Franco Donatoni au cours de séminaires de composition.

Il est pensionnaire de l'Académie de France à Rome de 1981 à 1983 et reçoit de très nombreuses distinctions dès le début de sa carrière. Il est compositeur en résidence du conservatoire à rayonnement régional de Strasbourg et du Festival Musica en 2000. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts de Munich en et nommé professeur à la chaire de Création artistique du Collège de France pour l'année 2006-2007. En mars 2008, il fait partie de la Commission présidée par Hugues Gall et chargée par Christine Albanel, ministre de la Culture, de pourvoir le poste de directeur de l'Académie de France à Rome.

Il est l’auteur de nombreuses pièces pour solistes, musique de chambre et grand orchestre. Il inscrit plusieurs opéras à son catalogue : Roméo et Juliette (1984-1988) ; Medeamaterial (1990) ; To Be Sung (1991-1992) ; Perelà uomo di fumo (2003) ; Faustus, the Last Night (2006); Passion (2008).

En 2018, le président Macron lui passe commande (ainsi qu'au sculpteur allemand Anselm Kiefer) d'une œuvre pérenne devant accompagner le transfert des cendres de l'écrivain Maurice Genevoix au Panthéon de Paris le . L'œuvre, intitulée In nomine lucis (« Au nom de la lumière », en latin) fait référence au titre d'une pièce pour orgue du compositeur italien Giacinto Scelsi (1974)[2]. Pascal Dusapin, quant à lui, a choisi de mettre en musique des textes issus de trois sources latines : L’Ecclésiaste, Virgile, et des « locutions funéraires de la Rome antique », auxquelles il a associé les noms de 15 000 morts pour la France lus par Florence Darel et Xavier Gallais[3]. L'ambition du compositeur a été de faire « chanter les pierres » et indique avoir voulu transformer le Panthéon « en poumon chantant »[4]. Pour arriver à cela, l'œuvre, chantée et récitée, a été préalablement enregistrée à la Philharmonie de Paris par le Chœur de chambre Accentus, placé pour l'occasion sous la direction de Richard Wilberforce[5]. Lors de la cérémonie, In nomine lucis a été diffusée par soixante-dix haut-parleurs dissimulés dans de faux blocs de pierre placés dans différentes parties de cette « cathédrale laïque » : le chœur et les transepts.

Pascal Dusapin est aussi un photographe amateur :

« La photo a toujours été essentielle. Bien que la musique ait tout balayé après l'adolescence, cette pratique m'est restée en sous-bois, comme un contrepoint salutaire : un besoin d'apaisement par rapport à la violence de mon écriture musicale[6]. »

Vie privée[modifier | modifier le code]

Pascal Dusapin est l'époux de l'actrice Florence Darel avec qui il a eu un enfant en 2009[7].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Dusapin se dégage des carcans et des contraintes propres à la musique du milieu du XXe siècle, affirmant vouloir bannir la « musique Hiroshima[1] ».

Selon le critique Claude Glayman, la musique de Dusapin est « « ludique, joyeuse […] Au total, une clarté nouvelle mais bien dans la tradition de la musique française : univers post-tonal, post-atonal, qui a contribué à débloquer la musique de notre temps[1]. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres orchestrales et de chambre[modifier | modifier le code]

Opéras[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

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Décorations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Claude Glayman, « Pascal Dusapin », dans Musiciens de notre temps depuis 1945, Paris, éditions Plume et SACEM, , p. 159 et 162.
  2. « Avec Maurice Genevoix, la musique fait son entrée au Panthéon », France Culture, Benoît Grossin, 11 novembre 2020.
  3. Judicaël Lavrador, « Au Panthéon, Anselm Kiefer et Pascal Dusapin esquivent la pompe funèbre », Libération, 11 novembre 2020.
  4. « Une œuvre de Pascal Dusapin pour accompagner l'entrée au Panthéon de Maurice Genevoix », Diapason, 11 novembre 2020.
  5. The Exon Singers. Directeur artistique : Richard Wilberforce, contre-ténor, chef de chœur, également chef d'orchestre
  6. Thierry Hillériteau, « Pascal Dusapin : “Créer, c'est faire acte de résistance” », Le Figaro, 8 novembre 2012.
  7. Voir « Ouverture du festival Présences 2021 : Pascal Dusapin & ses amis : Crankshaw, Accroche Note, l'ensemble 2e2m… » sur francemusique.fr le .
  8. Laurence Equilbey. 1-8 granum sinapsis (20 min 18 s) 9 umbræ mortis (4 min 13 s) 10-15 dona eis (19 min 53 s). Une co-production Naïve-Auvidis / Région de Lorraine + MFA (Musique Française) + Fondation France Telecom.
  9. Études pour piano sur actes-sud.fr.
  10. Décret du 31 décembre 2014 portant promotion et nomination (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]