| Sortie | [1],[2] |
|---|---|
| Enregistré |
septembre - décembre 1987[2] Studio Méga, Paris |
| Durée | 45:06 |
| Genre | Pop |
| Format | Disque vinyle, cassette audio, CD |
| Producteur | Laurent Boutonnat |
| Label | Polydor |
Albums de Mylène Farmer
Singles
Ainsi soit je...[3] est le deuxième album studio de Mylène Farmer, sorti en .
Salué par la critique[4], il permet à Mylène Farmer d'être la première femme à obtenir un disque de diamant (plus d’un million d'exemplaires vendus) en France. L'album s'écoule au final à pratiquement deux millions d'exemplaires et demeure l'album féminin le plus vendu en France dans les années 1980.
Les quatre singles qui en sont extraits connaissent tous un large succès, la chanteuse s'offrant même le luxe d’être simultanément no 1 du Top Albums et du Top 50 (avec Pourvu qu'elles soient douces). Grâce à cet album, Mylène Farmer est récompensée d’une Victoire de la musique en tant qu’« Artiste de l’année », et le Livre Guinness des records lui accorde une pleine page afin de souligner ses résultats exceptionnels.
Tout comme ceux de l'album précédent, tous les clips d'Ainsi soit je... sont réalisés par Laurent Boutonnat (qui signe également la quasi-totalité des musiques de l'album) sur pellicule 35 millimètres[5], faisant une nouvelle fois de Mylène Farmer une pionnière dans l'industrie du vidéoclip[6].
Après le succès des titres Libertine (1986) et Tristana (1987), extraits de son premier album Cendres de lune, Mylène Farmer et Laurent Boutonnat se lancent durant l'été 1987 dans l'écriture du deuxième album de la chanteuse. Un premier extrait, Sans contrefaçon, paraît en octobre 1987 et connaît à son tour un très grand succès.
Sorti le 14 mars 1988 et porté par la chanson Ainsi soit-je..., l'album est salué par la critique et se classe dès sa sortie dans le Top 10 des meilleures ventes. Avec la parution du troisième extrait, Pourvu qu'elles soient douces, la chanteuse va alors atteindre les sommets : la chanson se classe n°1 du Top 50 durant 5 semaines, l'album atteint également la première place des ventes, et Mylène Farmer est élue « Artiste de l’année » aux Victoires de la musique. Un dernier extrait, Sans logique, paraît en 1989 et permet de maintenir l'album parmi les meilleures ventes durant toute l'année 1989.
La chanteuse entame alors sa première tournée, comprenant une quarantaine de dates, dont sept soirs au Palais des Sports et deux à Bercy qui affichent complet en quelques jours.
Les textes sont écrits par Mylène Farmer elle-même, mis à part L'Horloge (un poème de Charles Baudelaire) et la reprise de Déshabillez-moi de Juliette Gréco (paroles de Robert Nyel).
Comprenant des références littéraires à des auteurs connus (Baudelaire, Edgar Allan Poe), ils évoquent des sujets tantôt sombres tels que le temps qui passe (L'Horloge), le suicide (Jardin de Vienne) ou la schizophrénie (Sans logique), tantôt érotiques tels que l'ambiguïté sexuelle (Sans contrefaçon) ou la sodomie (Pourvu qu'elles soient douces). Le dernier titre de l'album, The Farmer’s Conclusion, est quant à lui un morceau instrumental mettant en musique des cris d’animaux, clin d’œil humoristique aux détracteurs qui la surnommaient « Vilaine Fermière ».
Toutes les musiques sont signées Laurent Boutonnat, à l'exception de la reprise de Déshabillez-moi.
La pochette de l'album, signée Elsa Trillat, représente la chanteuse à côté du pantin du clip de Sans contrefaçon.
Dès sa sortie, Ainsi soit je... est salué par de nombreuses critiques pour sa qualité :
L'album Ainsi soit je... dépasse le million de ventes au printemps 1989 et est certifié disque de diamant. C'est la première fois qu'une chanteuse écoule un album à plus d'un million d'exemplaires en France. Fin 1989, le Livre Guinness des records lui accorde une pleine page afin de souligner ses résultats exceptionnels. Album féminin le plus vendu en France dans les années 1980[15], il se vend au total à près de deux millions d'exemplaires[16].
|
|
|
|