| Pays d'origine |
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| Genre musical | Musique occitane |
| Années actives | Depuis 1973 |
| Site officiel | www.nadau.com |
| Membres |
Miquèu Maffrand — Chant, Accordéon diatonique, Cornemuse, Harmonica Ninon Maffrand — Chant, Clavier Sèrgi Cabos — Guitare électrique, Chant, Acoustique, Mandoline, Basse, Vielle Joan-Pèir Medou — Guitare électrique, Chant, Banjo, Acoustique, Mandoline, Basse, Clavier Fabrice Manconi — Batterie, Basse Cédric Privé — Violon Michaël Tempette — Cornemuses, Flûte, Fifre, Bodega Olivier Robert — Régisseur son Stéphane Laborde — Technicien Alain Grégory — Regisseur lumière Christophe Palay — Technicien |
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Nadau ou Los de Nadau (prononcé : [naˈðaw], signifiant en gascon, béarnais et occitan « Noël » ou « Ceux de Noël ») est un groupe de musique gascon-béarnais créé en 1973 célébrant la culture gasconne et plus largement occitane. Il s'est produit quatre fois à l'Olympia (2000, 2005, 2010 et 2014)[1].
Les chansons De cap tà l'immortèla et L'encantada sont deux des chansons les plus célèbres de leur répertoire, qui ne comporte qu'une seule chanson en français: Mon Dieu que j'en suis à mon aise..
Le groupe Nadau a donné plus de huit cents concerts, réalisé neuf albums (quatre en CD), six vidéos, et vendu plus de 60 000 disques[2].
Nadau s'est également produit dans la plus vieille salle de concert au monde, le Holywell Music Room[3].
Michel Maffrand (Jan), Jacques Roth (Jaqueish) et Ninon Paloumet (Nina) décident en 1973 de former le groupe Los de Nadau à l'Ecole Normale de Tarbes. Leur premier disque Monsur lo regent sort en 1975. Les thèmes de l'album sont principalement la revendication de leurs racines et l'amour. Puis sortent La venta a las enchèras en 1976, et L'immortèla en 1978, avec une chanson phare du groupe. Les textes, en général en béarnais ou en gascon de la montagne[1], redonnent une noblesse à la langue des paysans (habitants du « pays ») avec les mots des pères[4]. Le groupe Nadau soutient également les calandretas (en français : « petite alouette »), écoles bilingues occitan-français ainsi que les premières radios libres. T'on vas paraît en 1982, Qu'èm çò qui èm en 1986 réalisé avec 400 choristes. Pierre Micouleau, Jacques Baudoin, Serge Cabos, Gilbert Bastelica (ancien batteur des Chaussettes noires) et Jean-Pierre Médou rejoignent ensuite le groupe. Los de Nadau devient alors Nadau.
Jacques Roth et Jacques Baudoin quittent le groupe en 1991, année de la parution de De cuu au vent. Leurs concerts au Zénith de Pau en 1993 et 1996 baptisés Nadau en Companhia iront jusqu'à attirer respectivement 4 500 et 7 000 personnes. Le groupe sort ensuite Pengabelòt en 1994, S'avi sabut (compilation) en 1995 et Zénith 96 (CD live). Philippe et Jean-Michel Espinasse rejoignent ensuite le groupe. En 1998 sort Plumalhon, album pour les enfants. Le violoniste, Cédric Privé, rejoint les Nadau en .
Le spectacle Nadau en Companhia revient en avec 250 participants invités : choristes, quatuor à cordes, pianiste, accordéoniste, et réunit 11 000 spectateurs au Zénith de Pau.
En 2000, 2005, 2010 puis en 2014, le groupe remplit l'Olympia de Paris. Fabrice Manconi devient en 2003 le nouveau batteur du groupe, année de sortie du disque Saumon. Mickael Tempette, avec ses cornemuses et ses flûtes, intègre le groupe en 2005.
Le sort le premier livre Nadau, Mémoire vive (éditions Cairn) qui retrace l'histoire du groupe et ses plus belles chansons. Ce livre connaît un grand succès ; Il n'est pas une commande du groupe mais une initiative de l'auteur, Christophe Labes, qui s'associe à Perrine Rimajou, photographe.
Le groupe Nadau chante souvent avec d'autres groupes de musique occitane comme Peiraguda[5] ou encore le chanteur Francis Cabrel qui produit également en langue occitane[6].
Les chants de Nadau sont omniprésents durant les cantèras d’ouverture du festival Hestiv'Òc.
Nadau chante principalement en béarnais, variante du gascon parlée en Béarn.
Toutefois, certaines chansons comme Saussat ou Era sauta de Banassa sont composées en gascon pyrénéen «beau, sec, bref», ponctuées d'article définis eth et era au lieu de lo, la, typiques de la vallée d'Aspe ou du Luchonnais[7].
« Il y a au-dessus de nous, vers les montagnes, un gascon que je treuve singulièrement beau, sec, bref, signifiant... un langage masle et militaire plus qu'aultre que j'entende, autant nerveux, puissant et pertinent, comme le françois est gracieux, délicat et abondant. »
— Montaigne, Essais, Livre II, Chapitre 17