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Mikhail Rudy
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (68 ans)
TachkentVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
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Instrument
Maître
Genre artistique
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Mikhail Rudy est un pianiste français d'origine russe, né le à Tachkent en RSS d'Ouzbékistan (Union soviétique), où sa famille avait été déportée par le régime soviétique[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Né à l'époque de l'URSS, il passe son enfance dans la ville de Stalino (aujourd'hui Donetsk) en Ukraine. Sa famille est privée de droits civiques et cataloguée comme « traitre à la patrie » (elle sera plus tard réhabilitée et on lui apprendra que ses deux grands-pères avaient été exécutés pour remplir les quotas d'« ennemis du peuple »). Enfant, il se passionne pour la lecture, des classiques jusqu'aux livres interdits par le régime (Kafka, Beckett ou Soljenitsyne). Il découvre la musique grâce à un voisin violoniste. Il est élève de la professeur Helena Abramova, qui le forme mais n'hésite pas à le brimer puis au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou avec l'illustre pianiste et professeur Yakov Flier. Mikhaïl Rudy remporte le Premier Grand Prix du Concours Marguerite-Long à Paris en 1975[2]. Peu de temps après, au cours de sa première tournée, il demande l’asile politique en France[3]. Il travaille avec Paul Paray.

Mikhaïl Rudy a fait ses débuts en Occident avec le Triple Concerto de Beethoven en compagnie de Mstislav Rostropovitch et Isaac Stern à l’occasion des 90 ans de Marc Chagall, un peintre qu’il a toujours admiré et dont il a été proche dans ses dernières années.

Depuis lors, ses engagements reflètent son statut de soliste international de haut niveau : débuts américains à Cleveland avec Lorin Maazel, Festival de Pâques de Salzbourg avec Herbert von Karajan, débuts à Londres avec l’Orchestre symphonique de Londres et Michael Tilson Thomas, concert à la Waldbühne (Berlin) avec l’Orchestre philharmonique de Berlin et Mariss Jansons, retransmis en mondovision. Rudy est toujours l’invité régulier de ces orchestres, ainsi que des principaux orchestres américains, britanniques, italiens, allemands, scandinaves ou français.

En 1989, il est retourné dans sa Russie natale pour enregistrer l'émission avec Jacques Chancel le Grand Échiquier. Depuis, il joue avec les artistes et les orchestres russes de renom comme l’Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg avec lequel il a effectué de nombreuses tournées internationales.

Ses engagements récents comprennent l’Orchestre symphonique de San Francisco avec Michael Tilson Thomas, l’Orchestre de la Radio bavaroise à Munich sous la direction de Mariss Jansons, Alexandre Vedernikov, Andris Nelsons et David Zinman, l’orchestre de Santa Cecilia à Rome et au Theatro Real de Madrid avec Mstislav Rostropovitch, le Musikverein de Vienne, la Grosses Festspielhaus de Salzbourg et Edinburgh avec le Royal Scottish National Orchestra et Walter Weller, le Royal Flemish Orchestra avec Jaap van Zweden et des récitals au Théâtre des Champs-Élysées, au Châtelet et à la Cité de la musique.

Sa discographie, principalement chez EMI, a été couronnée de nombreuses récompenses : l’intégrale des Concertos de Sergueï Rachmaninov avec Mariss Jansons et l’Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg - le premier volet de ce cycle ayant été aussi le premier disque enregistré avec un soliste par cet orchestre depuis plus de trente ans - a reçu le prix de l’Académie du Disque Français et a été choisie comme la meilleure référence par le célèbre Penguin Guide de Londres. Le Premier Concerto de Chostakovitch avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin et le Deuxième Concerto de Chostakovitch avec le London Philharmonic, dirigés par Mariss Jansons, ont reçu le prix allemand « Deutsche Schallplatten Kritik ». D’autres prix lui ont été attribués : pour son anthologie des œuvres pour piano de Liszt : le Grand Prix Liszt de Budapest, pour son cycle Scriabine : le Prix de l’Académie Charles-Cros et pour son récital d’œuvres pour piano de Karol Szymanowski : le Grand Prix du Disque.

Parmi ses enregistrements marquants, citons aussi : l’intégrale pour piano seul de Leoš Janáček, ainsi que son œuvre concertante enregistrée avec l’Orchestre de l’Opéra de Paris sous la direction de Charles Mackerras, les œuvres pour piano seul de Maurice Ravel, Franz Schubert ainsi que plusieurs disques consacrés à Johannes Brahms en solo et en sonates avec Michel Portal et Vladimir Spivakov, un disque compact dédié aux œuvres originales pour piano et transcriptions en partie inédites de Richard Wagner et un disque Frédéric Chopin comprenant les 24 préludes et la 2e sonate. À l’automne 2008, est paru un coffret de cinq disques intitulé Le Piano romantique regroupant un choix de ses enregistrements.

Mikhaïl Rudy a participé à de nombreuses émissions de télévision et de radio : comme le film de la British Broadcasting Corporation consacré à Tchaïkovski où il enregistre la musique du compositeur sur son piano. Pour France Musique, il a coréalisé une série d’émissions sur Scriabine, Brahms, Szymanowski et Janacek. Enfin, il a été directeur artistique du festival de Saint-Riquier de 1995 à 2004.

La curiosité artistique de Mikhaïl Rudy l’a conduit à explorer différentes formes d’art et à réaliser avec beaucoup de succès de nombreux projets innovants.

Son duo Double Dream avec le grand pianiste de jazz Misha Alperin (en) — programme original de compositions improvisées sur la base du répertoire classique, présenté en concert avec l’utilisation du multimédia — reçoit chaque année un accueil enthousiaste dans le monde entier et son enregistrement, paru chez EMI, a été primé par la revue Gramophone à Londres. Il a coréalisé le film de vidéo art Désir noir pour lequel il a reçu le prix du meilleur scénario au festival Video Brazil.

Le spectacle Le Pianiste, tiré du livre de Władysław Szpilman, écrit en 2001 par Mikhaïl Rudy et Robin Renucci a été salué par la critique et fait l’objet à ce jour de plusieurs centaines de représentations, notamment au Théâtre de la Pépinière et au Théâtre des Bouffes-du-Nord à Paris.

Rudy a écrit son premier livre Le Roman d’un pianiste ou L’Impatience de vivre paru aux Éditions du Rocher en . Un film-portrait d’Andy Sommer également intitulé Mikhaïl Rudy, le roman d’un pianiste, produit par France 2, est diffusé en 2009.

Jeff Mills a proposé à Mikhaïl Rudy de l’accompagner en musique et en images dans une exploration spatio-temporelle inspirée notamment de L’Enfer, film inachevé d’Henri-Georges Clouzot (1964), très lié à l’art cinétique. Cette performance piano en association avec ce DJ accompagnée d'un film conceptuel (archives remixées) est prévue le à l'auditorium du Louvre[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  1. Concerto pour piano no 3, Rhapsodie sur un thème de Paganini Orchestre Philharmonique de Saint-Petersburg Mariss Jansons (direction) EMI CD 758802
  2. Concertos pour piano no 1 & 4 Orchestre Philharmonique de Saint-Petersburg Mariss Jansons (direction) EMI CD 5551882
  3. Concertos pour piano no 1 & 2 Orchestre Philharmonique de Saint-Petersburg Mariss Jansons (direction) EMI CD 4835922

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Interview de Rudy à la Radio tchèque [1]
  2. « De la révolution bolchévique à la révolution bortschevique », franceculture.fr, 15 octobre 2017.
  3. Anne Fulda, « Mikhaïl Rudy, l'intranquille », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », mercredi 19 novembre 2014, page 40.
  4. http://www.louvre.fr/when-time-splits-mikhail-rudy-et-jeff-mills

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]