William Grant Still
Image dans Infobox.
William Grant Still par Carl van Vechten (1949)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Verna Arvey (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Kappa Alpha Psi (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Instrument
Genres artistiques
Distinctions
Prix de la fondation William E. Harmon pour accomplissement exceptionnel parmi les Afro-Américains (en)
Bourse Guggenheim ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Symphonie n°5 (d), symphonie n°4 (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

William Grant Still est un compositeur et chef d'orchestre américain, né à Woodville (Mississippi) le , décédé à Los Angeles (Californie) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

William Grant Still est le fils unique de Carrie «Frambo» Still et de William Grant Still,Sr.[1].

Il étudie le violon à la M. W. Gibbs High School de Little Rock[2], puis entame des études de médecine, assez vite abandonnées au profit de la musique. En 1917, il entre au Conservatoire de musique d'Oberlin[3] (Ohio) où il apprend le hautbois, puis en 1919, vient à New York. Les années 1920 seront pour lui décisives : ainsi, il étudie la composition, d'abord auprès de George Chadwick[4] en 1921 à Boston, au New England Conservatory of Music[5], puis à New-York durant deux ans, auprès d'Edgard Varèse[6]. Et il s'initie à d'autres répertoires en travaillant notamment avec William Christopher Handy[7] (surnommé "Le père du blues"). Étant afro-américain, William Grant Still (comme le britannique Samuel Coleridge-Taylor[8] avant lui qu'il admirait) défend la cause des gens avec lesquels il partage les mêmes origines et qui sont victimes de la ségrégation raciale. Ces mêmes années 1920, il participe au mouvement "Renaissance de Harlem"[9] destiné à promouvoir la culture afro-américaine, laquelle marquera sa musique toute son existence. Comme hautboïste, il joue dans le "Harlem Orchestra" de New York et aussi dans l'orchestre de la comédie musicale à succès Shuffle Along, à la distribution exclusivement afro-américaine, jouée à Broadway en 1921-1922. Il gagne également sa vie en travaillant pour une maison de disques. En 1929-1930, il est arrangeur musical pour Paul Whiteman à Los Angeles, où il s'installe en 1934. Là, il est sollicité par Hollywood pour réaliser des arrangements et orchestrations de musiques de films. Par exemple, il est l'orchestrateur de Dimitri Tiomkin sur Lost Horizon, film réalisé par Frank Capra en 1937. Il est également l'auteur (sans être crédité aux génériques) des musiques de six films en 1936-1937.

Comme compositeur, outre ses contributions au cinéma, on lui doit quantité d'œuvres dans des domaines variés, dont cinq symphonies, sept opéras, des pièces pour piano, de la musique de chambre, des œuvres chorales, des musiques de ballet, etc. Il commence à composer dès le début des années 1920 et sa première œuvre jouée sera From the Land of Dreams (pour voix solistes et orchestre de chambre) en 1925, mais de manière confidentielle. Plus retentissantes seront les créations en 1931 de son ballet Sahdji et surtout de sa première symphonie The Afro-American Symphony (à ce jour une des œuvres les plus connues du compositeur), par le Eastman-Rochester Orchestra (New York) sous la direction de Howard Hanson : c'est en effet la première fois aux États-Unis qu'un orchestre "blanc" joue des œuvres d'un compositeur classique "noir". Et cette première sera répétée pour la symphonie no 1 dès 1935, lorsqu'elle est jouée par l'Orchestre philharmonique de New York. Puis en 1937, sa symphonie no 2 Song of a New Race, est créée par l'Orchestre de Philadelphie sous la direction de Leopold Stokowski. Plus tard, son deuxième opéra (le premier, Blue Steel de 1935, ne sera pas joué de son vivant), achevé en 1941, Troubled Island, est créé en 1949 par le New York City Opera : là encore, pour la première fois, une troupe lyrique d'envergure internationale interprète aux États-Unis un opéra dont l'auteur est afro-américain. Notons ici qu'il épouse en 1939 la journaliste et pianiste Verna Arvey, laquelle sera la librettiste de plusieurs de ses opéras.

William Grant Still aura également des activités de chef d'orchestre. Ainsi, en 1936, il dirige l'Orchestre philharmonique de Los Angeles au Hollywood Bowl[10] : c'est la première fois qu'un orchestre classique "blanc" est placé sous la baguette d'un afro-américain aux États-Unis. Mieux encore, il rééditera cette "performance", cette fois dans le "Sud profond", en dirigeant l'Orchestre philharmonique de La Nouvelle-Orléans en 1955. Par ailleurs, il dirigera aussi des orchestres de radio.

Œuvres (sélection)[modifier | modifier le code]

Pièces pour piano ou orgue / Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Œuvres pour orchestre[modifier | modifier le code]

Œuvres avec voix soliste(s) et/ou chœurs[modifier | modifier le code]

Musiques de films[modifier | modifier le code]

(non crédité)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mississippi Composer and Conducter, William Grant Still », sur www.mswritersandmusicians.com (consulté le )
  2. (en-US) « Encyclopedia of Arkansas », sur Encyclopedia of Arkansas (consulté le )
  3. (en) « William Grant Still | Biography & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le )
  4. (en-US) Robert Fikes, « William Grant Still (1895-1978) », sur BlackPast, (consulté le )
  5. (en-US) « Featured Composer February 2019: William Grant Still », sur Carolina Music Museum (consulté le )
  6. (en) « William Grant Still Facts », sur biography.yourdictionary.com (consulté le )
  7. (en-US) « William Grant Still | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le )
  8. (en-US) « William Grant Still, 1895-1978 », sur Library of Congress, Washington, D.C. 20540 USA (consulté le )
  9. (en-US) « Black composer William Grant Still drew from the blues. Forty years after his death, he still fights to be heard », sur Los Angeles Times, (consulté le )
  10. (en-US) « SYMPHONY BY WILLIAM GRANT STILL : 'AFRO-AMERICAN' WORK WILL BE PART OF CONCERT », sur Los Angeles Times, (consulté le )
  11. Ciucevich D, notice de l’enregistrement de l'œuvre par le Fort Smith Symphony sous la direction de John Jeter, éditions Naxos
  12. (en-US) Miriam Matthews, « Phylon Profile, XXIII: William Grant Still--Composer », Phylon (1940-1956), vol. 12, no 2,‎ , p. 106–112 (ISSN 0885-6818, DOI 10.2307/271564, lire en ligne, consulté le )
  13. Carol J. Oja, « "New Music" and the "New Negro": The Background of William Grant Still's "Afro-American Symphony" », Black Music Research Journal, vol. 12, no 2,‎ , p. 145–169 (ISSN 0276-3605, DOI 10.2307/779440, lire en ligne, consulté le )
  14. (en-US) Jacqueline Brellenthin, William Grant Still and the Balance of Popular Vs. Classical: Pace & Handy, Black Swan, and Shuffle Along, The University of Wisconsin—Milwaukee, (lire en ligne)