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Σπυρίδων Σαμάρας |
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Spyrídon Filískos Samáras (en grec : Σπυρίδων Φιλίσκος Σαμάρας), plus souvent appelé Spýros Samáras (Σπύρος Σαμάρας), ou Spiro Samara, né le 17 novembre 1861 ( dans le calendrier grégorien) à Corfou et décédé le 25 mars 1917 ( dans le calendrier grégorien) à Athènes, est un compositeur grec.
Spýros Samáras est né à Corfou, où, enfant, il étudie avec Spyridon Xyndas (Σπυρίδων Ξύνδας). De 1875 à 1882, il fréquente le Conservatoire d'Athènes avec Federico Bolognini, Angelo Mascheroni et Enrico Stancampiano. Sa première composition Torpillae (aujourd'hui perdu) est créée à Athènes en 1879. En 1882, il se rend à Paris pour étudier au Conservatoire de Paris avec Jules Massenet. Parmi ses autres professeurs, on peut citer Léo Delibes, Théodore Dubois, et Charles Gounod. Il reste à Paris pour y composer pendant trois ans puis, en 1885, il émigre vers l'Italie.
Samáras devient rapidement une figure importante de l'opéra en Italie. Flora mirabilis est créé à Milan en 1886 suivi, en 1888, de Medge qui obtient un grand succès au Teatro Costanzi de Rome avec la diva française Emma Calvé dans le rôle-titre. Il est étroitement associé à Edoardo Sonzogno, un éditeur milanais. Sonzogno a fondé le Teatro Lirico Internazionale et choisit La Martire de Samáras pour l'ouverture du théâtre le . L'opéra avait créé la même année à Naples et est fondé sur un livret de Luigi Illica.
Les œuvres de Samáras, très appréciées de son temps connaissent une large diffusion. Ses opéras sont montés à Paris, Monte-Carlo, Cologne, Berlin, Vienne, Malte,Bucarest, Constantinople, Smyrne, Alexandrie, Le Caire, et bien sûr en Grèce et Italie. Il écrit quinze œuvres scéniques, dont trois sur des textes de Paul Milliet : Storia d'amore o La biondinetta (1903), Mademoiselle de Belle-Isle (1905) et Rhéa (1908). Il retourne en Grèce en 1911, espérant qu'il serait nommé directeur du Conservatoire d'Athènes. Cependant, il n'a pas reçu le poste, en partie à cause de la controverse à propos de l'«École Nationale». Il compose alors des opérettes visant à satisfaire un public varié. Son dernier opéra, Tigra, commencé à cette époque et contenant une partie de sa musique la meilleure, n'a jamais été terminé. Il meurt à Athènes, à l'âge de 55 ans.
L’œuvre qui l'a fait connaître est l'hymne olympique[1] pour lequel il compose la musique et Kostís Palamás les paroles, qui est joué pour la première fois lors des Jeux de la Ire Olympiade à Athènes en 1896. D'autres compositions musicales accompagnent les cérémonies d'ouvertures des jeux suivants jusqu'aux Jeux olympiques d'été de Rome en 1960, pour lesquels est retenue la composition de Samáras-Palamás et ce définitivement. Il devient alors l'hymne olympique officiel (décision prise par la Session du Comité international olympique en 1958).