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Le chœur marin Shantychor d'Otterndorf (Allemagne).

Un chant de marins est une chanson entonnée en mer par les marins ; plus rarement dans les ports.

Au temps de la marine à voile, le chant de marins avait une importance particulière : sa principale fonction était de rythmer et ainsi synchroniser le travail en équipe. On trouve donc essentiellement des chants de travail appelés « Shanties »[1], mais aussi des chansons d'agrément.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chants de travail[1][modifier | modifier le code]

Chants à hisser
Pour rythmer la montée des voiles hissées à la force des bras par un jeu de drisses sur poulie
Chants à virer, au cabestan, au guindeau
Pour donner la cadence et coordonner l'effort.
Chants à pomper
Pour rythmer le travail sur la pompe chargée d'évacuer l'eau de mer infiltrée au cours de la traversée.
Chants à nager (« ramer », dans le vocabulaire des gens d'à terre)
Pour rythmer et coordonner le mouvement des avirons.
Chants à déhaler
Pour déplacer un navire en halant sur les amarres.

Exemples[modifier | modifier le code]

Les « chants à curer les runs » sont entonnés successivement par des équipes composées d'une dizaine de marins - les pelletas - creusant chaque nuit des tranchées (runs chez les marins bretons au moins) dans la cargaison de sel des bateaux morutiers en vue d'y ranger la pêche du lendemain. Ils sont divers puisqu'ils sont composés d'éléments courts (quatrains) assez librement associés, chacun lancé par tel ou tel membre de l'équipe et repris par les autres jusqu'à la pause dans le travail qui intervient à la fin du chant. Ces chants avaient pour but d'égayer une tâche ingrate (d'où des paroles souvent grivoises) et d'apprécier le nombre de pelletées remuées par la bordée[2].

Chants de détente[modifier | modifier le code]

Chants de gaillard d'avant
Le gaillard d'avant est la partie du bateau où se reposait l'équipage.
Complaintes
Chants à danser
Certaines périodes d'inactivité (manque de vent, etc.) étaient propices aux querelles. Une des solutions pour occuper les marins consistait à les faire danser.
Chansons des ports
Charivari
Chanson grivoise composée ou improvisée par l'équipage moquant un ou plusieurs officiers. Tradition tolérée à bord. Les couplets semi improvisés devaient systématiquement rimer en « i » , si possible avec le mot « aussi » sur le mode : « Charivari ! - et pour qui ? - pour le lieutenant, un abruti ! - et pour qui ? - pour le commandant… qu'a une épée aussi ! » La récréation du Charivari, traditionnellement lancée à l'occasion d'un effort particulièrement dur (lorsque par exemple il faut forcer sur le cabestan pour déraper - arracher l'ancre du fond - avant de la ramener à bord) était tolérée à l'époque de la Restauration, puis fut progressivement abolie sous le régime, plus autoritaire, de Napoléon III[3].

Provenance[modifier | modifier le code]

Sur tous les bateaux du monde, les chants de marins répondaient au besoin de synchroniser les efforts. On en trouve donc dans tous les pays ayant une tradition maritime et à toutes les époques jusqu'à l'abandon de la voile à la fin du XIXe siècle et le passage de la force musculaire à la force mécanique. Depuis, les chants de marins restent vivants dans les régions de tradition maritime, notamment parce qu'ils sont un moyen de reconnaissance identitaire.

Caractéristiques musicales[modifier | modifier le code]

Le chant de marins était entonné par des personnes ayant peu ou pas de formation musicale. Sa structure est donc généralement simple (une suite de couplets simples entrecoupés d'un refrain ou d'une phrase reprise en leitmotiv), la mélodie est facile à mémoriser et les paroles font explicitement référence au milieu professionnel dans lequel vivent les marins. L'instrument essentiel était la voix. Quelques instruments étaient utilisés pour les chants de détente : accordéon, violon.

Les chants de travail étaient rythmés suivant l'effort à fournir.

De par sa présence sur tous les continents, le répertoire est extrêmement varié. Sa diffusion était assurée par les contacts à l'occasion des escales ou par les marins étrangers embarqués dans un équipage. Dans la marine nationale (militaire), il existait un répertoire de chants qu'il était interdit d'entonner, souvent à cause de leurs paroles hostiles aux autorités ou aux vertus patriotiques (c'est le cas du célèbre Adieu cher Camarade , aux paroles quasi anarchistes, qui fut repris notamment par Marc Ogeret [6])

Il est illusoire d'imaginer une « version originale du chant » à la manière des créations modernes, les chants s'étant transmis, aussitôt créés, en évoluant sans cesse. Les paroles, la mélodie et le rythme ont varié selon la sensibilité des interprètes et l'usage qu'on en faisait. Tel chant lent et syncopé pour le travail pouvait devenir une danse en accélérant son rythme. Les paroles étaient souvent en partie improvisées à bord, et certains quartiers-maîtres étaient connus pour leur créativité. Certaines chansons existaient en plusieurs versions : celles avec des paroles très crues, entonnée uniquement à bord, et celles « pour la compagnie », qu'on pouvait chanter au port. Les marins réutilisaient les bribes de chansons plus anciennes qu'ils avaient apprises pour en composer une nouvelle. Il a fallu attendre les collectages du XIXe siècle pour que soient fixés les chants de marins.

Le plus connu des mémorialistes de la marine à voile, le Commandant Hayet, ancien capitaine au long cours (avant la guerre de 14-18), d'origine bordelaise, qui recueillit et transcrivit les chansons de bord du temps de la Marine à voile publia d'ailleurs deux versions de son recueil : l'une quelque peu expurgée titrée Chansons de bord et l'autre, non expurgée, sous le titre Chansons de la marine à voile...sans voiles aux paroles plus authentiques... et nettement plus « salées », qu'il publia sous le pseudonyme de Jean Marie Le Bihor[7].

Liste de chants de marins[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de chants de marins.

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Les chants de marins sont parsemés de termes de métier parfaitement courants à l'époque de la marine à voile. Certains sont encore utilisés par les marins de plaisance, mais leur sens est aujourd'hui inconnu du grand public.

Festivals de chants de marins[modifier | modifier le code]

Les principaux festivals francophones de chants de marins sont :

Chanteurs et groupes de chants de marins[modifier | modifier le code]

Michel Tonnerre en concert à Paimpol lors des Mardis du port, le 17 août 2010

De nombreux groupes de chanteurs amateurs se constituent pour perpétuer la tradition du chant de marins. De même, beaucoup de chorales ont quelques chants de marins à leur répertoire. Voici quelques-uns ayant une forte notoriété :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Guide des Chants de marins, Le Chases Marée, page 4
  2. Mille métiers, Mille chansons, Les métiers dans le chant traditionnel, Production Dastum, juin 2007, p. 25.
  3. Armand Hayet, Us et coutumes à bord des long-couriers, Paris, EMOM,
  4. « jean francois de nantes »
  5. (en) « blow the man down », sur youtube.com,
  6. « adieu cher camarade », sur you tube
  7. « chansons pailardes de marins »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes (chants)[modifier | modifier le code]

Articles connexes (vocabulaire maritime)[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]