En 1846, Stephen Foster s'installa à Cincinnati, Ohio où il devint comptable dans l'entreprise de steamships de son frère. C'est là qu'il écrivit Oh! Suzanna, probablement pour le social club(en) de ses employés[1],[2]. La chanson fut créée par un quintette au Andrews' Eagle Ice Cream Saloon de Pittsburgh, Pennsylvanie le [3]. La chanson fut publiée le par W. C. Peters & Co. à Cincinnati[4]. La chanson fut reprise par d'autres troupes de minstrel, et, comme c'était l'usage à l'époque, nombreux furent ceux qui s'attribuèrent la chanson pour jouir du copyright ; entre le et le , Oh! Suzanna a été copyrightée au moins vingt-et-une fois[2]. Foster ne gagna que 100 $ (soit 2 653 $ de 2012[5]) pour la chanson[6], mais sa popularité amena l'éditeur Firth, Pond & Company(en) à lui offrir deux cents par exemplaire vendu[2]. Stephen Foster devint ainsi le premier auteur de chansons américain à vivre de ses chansons[7],[8].
Oh! Suzanna fait la synthèse de plusieurs traditions musicales. La première ligne évoque un banjo, instrument de musique d'origine africaine, mais le rythme est celui d'une polka, dont la mode venait juste d'arriver d'Europe[3],[9]. Glenn Weiser estime que la chanson est influencée par une chanson plus ancienne, Rose of Alabama, signée Silas Steele et datée de 1846, avec qui elle a des points communs dans la mélodie et la structure musicale[10].
Les paroles relèvent en grande partie du non-sens[2] (premier couplet : « It rain'd all night the day I left, The weather it was dry, The sun so hot I froze to death... », etc.)
C'est l'une des rares chansons de Foster à utiliser le mot « nigger » (avec Old Uncle Ned et Oh! Lemuel), dans le deuxième couplet.
Oh! Suzanna n'est pas seulement l'une des chansons les plus célèbres de Stephen Foster[12], c'est aussi une des chansons des États-Unis les plus connues[13]. Aucune chanson n'avait dépassé les cinq mille ventes aux États-Unis, Oh! Suzanna a dépassé les cent mille[14].
Après sa publication, la chanson devint l'hymne officieux des forty-niners[12], avec de nouvelles paroles qui évoquaient le voyage en Californie avec un washpan sur les genoux[15].
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↑(en) Greg Cahill, « Oh! Stephen Foster », sur HighBeam Research(en), Pacific Sun, (consulté le 11 août 2013)« But popularity didn't translate into success. His ebullient "Oh! Susanna" became the theme song of the Gold Rush, but Foster earned just $100 for that hit because crooked publishers failed to pay his royalties. »
↑(en) Terry Gross, « The Lyrics And Legacy Of Stephen Foster », Fresh Air, sur HighBeam Research, NPR, (consulté le 11 août 2013)« Mr. EMERSON: I think that Stephen Foster really did create popular music as we still recognize it today. He did it because he took together all these strands of the American experience. That song is extremely Irish in its origins, just as other songs are extremely African-American, just as others are extremely Italian and operatic, or sometimes German, and even Czechoslovakian. For instance, the beat of "Oh! Susanna" is the beat of a polka. He's clearly effectively merged them into a single music. And I think he merged them in way that appeals to the multicultural mongrel experience of America in its history and culture. »
↑ a et b(en) Tad Tuleja, « Oh, Susanna », dans New York Public Library Book of Popular Americana, New York, Macmillan General Reference, coll. « A Stonesong Press book », , 464 p. (ISBN0-02-861448-8 et 978-0-02-861448-9).