Malzéville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].
Elle appartient à l'unité urbaine de Nancy, une agglomération intra-départementale regroupant 28 communes[6] et 286 041 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[7],[8].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[9],[10].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (50,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (39,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :
zones urbanisées (37,3 %), forêts (17,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,3 %), terres arables (8,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (7,6 %), zones agricoles hétérogènes (6,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,9 %), prairies (2,1 %)[11].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].
Village de l'ancien duché de Lorraine. Le fief de Malzéville relevait de la châtellenie de Nancy, bailliage de cette ville.
De 1927 à 1984, Malzéville était traversée par le TP Max, transporteur par câble aérien qui acheminait du calcaire depuis les carrières de Maxéville jusqu'à l'usine Solvay de Dombasle-sur-Meurthe.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].
En 2018, la commune comptait 8 123 habitants[Note 3], en augmentation de 1,63 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
3 écoles maternelles publiques : les écoles Gény, Jéricho et Leclerc, situées dans les rues-avenue du même nom.
3 écoles élémentaires publiques : les écoles Paul-Bert, rue de la République (installée pour partie dans l'ancienne mairie de la commune), Pasteur et Jules-Ferry, dans les rues du même nom.
un collège public : le collège Paul-Verlaine, avenue du Général-Leclerc, dont le bâtiment actuel date de 2005.
un lycée agricole public : le lycée Mathieu de Dombasle, installé sur le domaine de Pixerécourt depuis 1953. En réalité, l'Établissement Public Local d'Enseignement et Formation Professionnelle Agricole de Pixerécourt se compose du lycée, qui dispense les formations par la voie scolaire, d'un CFA-CFPPA dans lequel se déroulent les formations par la voie de la formation continue et de l'apprentissage, d'une exploitation agricole (la Ferme de Pixérécourt), d'une halle de technologie équipée pour la fabrication agroalimentaire, et enfin d'un Cercle hippique (Hippix). L'ensemble s'étend sur 16 hectares.
Victor Masson, Le Pont de Malzéville, fin du XIXe siècle, collection particulière.
Château de Pixerécourt[20], château construit en 1860 d'après les plans de Corrard des Essarts de style XVIIIe siècle, remplaçant un château plus ancien du XVIIe siècle. Parmi les châtelains successifs, il convient de citer René-Charles Guilbert de Pixerécourt, Ferdinand Alfred comte O'Gorman et Émile Driant qui en fut locataire. L'avenir de ce château est menacé, du fait de son entretien lourd. La question de le détruire a été évoquée en [21] et en [22]. Ces questions font suite à la rénovation au début des années 2000 du lycée agricole et du départ de son administration du château pour des bâtiments neufs.
Fondation Jacquemin, bâtiment édifié en 1903 sous l'impulsion de Georges Jacquemin, disciple de Pasteur. S’inspirant des usines en brique, construites en Angleterre au XIXe siècle, la façade est de composition classique, symétrique.
Église Saint-Martin, peintures murales du XVIe siècle (dont un remarquable "chemin de croix", cycle de la Passion en réalité, classé)[25], boiseries du chœur du XVIIIe siècle (classées). Clocher fortifié (présence de meurtrières). Une association, créée en , a « pour but de promouvoir, d'encourager ou d'organiser toutes les actions et manifestations tendant à mieux faire connaître les valeurs historiques, culturelles, artistiques et religieuses de l'église Saint-Martin de Malzéville, et d'œuvrer pour l'entretien et la restauration de son patrimoine, notamment des peintures murales »[26]. Une monographie, parue en 2012, offre un beau panorama illustré de l'édifice et de son histoire[27].
Église Saint-Michel, moderne et de forme ronde ; construite par le chanoine André Vaillant (inhumé dans le narthex). À moitié sur le territoire de Saint-Max.
Chapelle Saint-Pierre de Pixerécourt. Elle accueille actuellement le musée Mathieu-de-Dombasle du lycée agricole de Pixérécourt.
Chapelle Saint-Gauzelin, dépendant de l'église Saint-Martin. Désacralisée et vendue en 2009. Vitraux de Jacques Le Chevallier (en partie détruits). La cloche, datée de 1760 (réemploi), est aujourd'hui visible dans le transept sud de l'église Saint-Martin.
Chapelle de la Gueule du Loup.
Croix de Mission, du XIXe siècle, qui a donné son nom au quartier. Restaurée en 2000[28].
Charles Cournault (1815-1904), peintre, archéologue, conservateur de musée. Il transforme un simple chalet de Malzéville en une véritable villa imitant le style mauresque, la Douëra.
Étienne Cournault (1891-1948), petit-fils du précédent, peintre et graveur.
Émile Driant (1855-1916), officier, écrivain, député de Nancy. Locataire du château de Pixerécourt.
Robert Honnert (1901-1939), écrivain et poète, est né à Malzéville.
Teresa Milanollo (1827–1904), violoniste. Elle possédait une maison de famille à Malzéville et y donnait des concerts pour ses connaissances même si elle avait cessé de se produire en public après son mariage en 1857.
Charles-A. Gesnel-Demange, Rapport sur la concession de Malzéville, Impr. de l'Indépendance de l'Est, Bar-le-Duc, 1890, 15 p.
Gustave Bleicher, Géographie régionale. La colline de Malzéville, Impr. de Berger-Levrault, Nancy, 1899, 8 p.
Jacques Riston, La vigne à Malzéville : essai historique, Nancy, 1908, 25 p.
Gaston Gaillard, Malzéville, monographie, Malzéville, 1912, manuscrit. Édité par ANDT en 2009.
André Cronel, Malzéville, 1789. Le cahier de doléances, Société d'histoire de Malzéville, s.d., 28 p. dactylo.
A. Chéry, Ville de Malzéville. Quelques pages d'histoire locale, Impr. nancéienne, 1947, 10 p.
André Cronel, Notes sur l'histoire de Malzéville, Société d'histoire de Malzéville, 1961, 36 p. dactylo.
Roger Beck, Malzéville, 34 fascicules édités entre 1975 et 1985, réédition ANDT, 1995-1998 en 6 tomes.
P. Dardaine, « Le caractère méridional du Plateau de Malzéville, en Meurthe-et-Moselle, et sa pelouse à Knautia purpurea (Vill.) Borbas », Le Monde des Plantes, 455 (1996).
Alain Colotte, Denis Marchal, Patrick Marcolé, Malzéville au XXe siècle, Malzéville, 1999, 181 p.
Michel Mougin, Malzéville d'hier et d'aujourd'hui, ANDT, 2003, 42 p.
Alain Colotte, Denis Marchal, Patrick Marcolé, Malzéville libéré : 1944, ANDT, 2004, 81 p.
Étienne Martin (dir.), Ilona Hans-Collas, Laurence Blondaux, L’église Saint-Martin, Malzéville : ASPE Saint-Martin, 2012, 40 p. (ISBN978-2-7466-5282-8).
Alain Colotte, Jean-Pierre Franoux, Bertrand Hugot, Denis Marchal Malzéville. Le Plateau un siècle d'histoire, Malzéville : ANDT, 2015, 117 p. (ISBN978-2-7466-8488-1).
Philippe Masson (dir.), Jean-Pierre Franoux, Axelle de Gasperin, Pierre Labrude, Gilles Marseille, Etienne Martin, Denis Mathis, Francine Pierre, Pascal Thiébaut, Martine Tronquart, Malzéville, histoire, paysage & patrimoine, actes des {Ve} Journées d'Études Meurthe-et-Mosellanes des 8 et , Haroué : éd. Gérard Louis, 2017, 143 p.
Etienne Martin, Jean-Pierre Franoux, Alain Colotte, Denis Marchal Pixerécourt 1000 d'histoire un territoire aujourd'hui rattaché à Malzéville, Malzéville : ANDT, ASP-Pix, 2019, 88 p. (ISBN978-2-9569-58307)
↑Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
↑Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.