Michael Tippett

Naissance
Londres, Angleterre
Décès (à 93 ans)
Londres, Angleterre
Activité principale Compositeur, chef d'orchestre, musicologue
Style Musique contemporaine
Formation Fettes College, Royal College of Music
Distinctions honorifiques

Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique

Gramophone Award (1995)

Œuvres principales

Michael Kemp Tippett (né le à Hillingdon, près de Londres et mort à Londres[1],[2]) est un compositeur britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Michael Tippett étudie à Fettes College et au Royal College of Music de Londres, où il apprend la composition avec Charles Wood et la direction d'orchestre avec Adrian Boult[1],[2],[3]. Dans les années 1920, il habite dans le Surrey[3], où il commence son activité musicale par la direction d'orchestres locaux.

Carrière de compositeur[modifier | modifier le code]

Tippett compose sur le tard, en restant critique sur ses premières œuvres. À l'âge de 30 ans, il détruit toutes ses compositions et étudie le contrepoint et la fugue avec R.O. Morris[1].

Son œuvre, s'étendant sur près de soixante ans, comprend cinq quatuors à cordes, quatre concertos, quatre symphonies, cinq opéras ainsi qu'un certain nombre de compositions chorales. Sa musique est classiquement divisée en quatre périodes :

L'œuvre la plus célèbre de Tippett est un oratorio intitulé A Child of Our Time[2], inspiré par la Nuit de Cristal et qui intègre des negro spirituals[5].

Tippett a incorporé des thèmes homoérotiques à ses opéras, par exemple dans King Priam (1962), qui développe le thème de l'attachement entre Achille et Patrocle. Dans The Knot Garden (1970), les deux personnages principaux, Mel et Dov, forment un couple gay mixte.

Vie privée et engagements[modifier | modifier le code]

Son dernier partenaire, Meirion (Bill) Bowen[4] décrit Tippett comme un « homosexuel affirmé ». En 1923, il tombe amoureux d’un musicien hétérosexuel, Herbert Sumsion, puis en 1932 du jeune peintre Wilfred Franks. Pendant la guerre, il a une relation avec un jeune musicien bisexuel, John Minchinton. En 1957, il reprend contact avec Karl Hawker, un peintre marié qu’il a rencontré avant la guerre. Une fois divorcé, ce dernier devient le secrétaire et l’assistant de Tippett.

L'engagement pacifiste de Tippett lui a valu une condamnation à la prison durant la Seconde Guerre mondiale en 1943[3]. Il est resté cependant avec un esprit particulièrement ouvert sur les connaissances, la littérature et la philosophie des autres pays (Afrique, Europe).

Tippett a été anobli par la reine Élisabeth II en 1966[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Oratorio[modifier | modifier le code]

Compositions chorales[modifier | modifier le code]

Opéras[modifier | modifier le code]

Symphonies[modifier | modifier le code]

Musique orchestrale[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Concertos[modifier | modifier le code]

Piano[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il reçoit également la médaille d'or de la Royal Philharmonic Society[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) « TIPPETT Michael (1905-1998) », sur Centre de documentation de la musique contemporaine, (consulté le 6 septembre 2020)
  2. a b c d e f g et h « Sir Michael Tippett », sur brahms.ircam.fr (consulté le 6 septembre 2020)
  3. a b et c « Sir Michael Tippett », sur brahms.ircam.fr (consulté le 6 septembre 2020)
  4. a b c et d (en-GB) Meirion Bowen, « How King Priam saved Michael Tippett », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 6 septembre 2020)
  5. « Michaël Tippett : Five Negro Spirituals from "A Child of our Time" », sur France Musique (consulté le 6 septembre 2020)
  6. Alain Mitéran, Histoire de la guitare, Bourg-la-Reine, Robert Martin (réédition éd. Aug. Zurfluh 1997), , 288 p. (ISBN 978-2-87750-079-1 et 2-87750-079-9), p. 276
  7. « 1940, Michael Tippett dirige la création de son Concerto pour double orchestre à cordes », sur France Musique (consulté le 6 septembre 2020)
  8. (en) « Hounours and Awards », The London Gazette no 44175, 18 novembre 1966, p. 12461.
  9. (en) « Hounours and Awards », The London Gazette no 49543, 18 novembre 1983, p. 15251.

Liens externes[modifier | modifier le code]