Cet article est une ébauche concernant le cirque.

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Messieurs Loyal dans leur tenue traditionnelle rappelant la culotte de peau et le spencer rouge que portait le créateur du cirque moderne Philip Astley. Ces petites statuettes sont les récompences décernées lors du festival international du cirque de Bayeux. Il s'agit des Loyals d'or, d'argent et de bronze.

Dans le monde du cirque, Monsieur Loyal est le maître de la piste, le chef d’orchestre des numéros, particulièrement des entrées de clowns.

L'histoire de Monsieur Loyal est plutôt simple. Au départ, il s'agit d'un directeur de cirque qui se met peu à peu à présenter ses spectacles. Son nom : Amselme-Pierre Loyal. Le spectacle était donc présenté par Monsieur Loyal. Ce patronyme a donc traversé les générations et depuis, tout ceux et toutes celles qui présentent des spectacles de cirque sont des Monsieurs ou des Madames Loyal. Il est le plus souvent habillé avec la traditionnelle veste queue de pie rouge, pantalon blanc ou noir, chemise blanche, nœud papillon noir, blanc ou rouge et bottes de cavalier, même si beaucoup de présentateurs les abandonnent au profit de mocassins plus confortables. Toutefois, chaque présentateur a son propre style et réinvente à sa manière le style vestimentaire de Monsieur Loyal comme Chistophe Ivanes qui est connu pour changer régulièrement de costume pendant les représentations.

Historique[modifier | modifier le code]

À l'origine, on trouve Anselme-Pierre Loyal (1753-1826), un artiste ayant travaillé comme sellier et artificier chez les Franconi à Lyon puis à Paris dans les années 1780-90. Surnommé « Blondin », il paraît notamment à l'affiche d'un spectacle de la Troupe Benoist Guerre à Bordeaux en 1790-92 comme équilibriste à échelles.

Avec sa femme, Jeanne Marie Gaillard (1763-1838), fille du sauteur Jean Baptiste Gaillard, épousée en 1780, il a plusieurs fils : Pierre (1791-1848) dit Blondin Ainé ; Pierre Claude (1795-1867) dit Blondin Cadet, beau-père de Théodore Rancy ; Antoine Joseph (1800-1853) et Xavier Joseph (1805-1849) dit Lami. À la mort d'Anselme-Pierre, le cirque familial est codirigé par les quatre frères.

Pierre Claude Loyal reprend la direction du cirque au décès de ses frères et élève un temps leur progéniture ; il meurt en 1867 et est inhumé au cimetière Saint-Jean de Vaucelles à Caen[1]. Si le nom de « Loyal » devient célèbre dans le monde de l'équitation et du cirque, il s'impose réellement comme « emblème » du présentateur-régisseur de spectacle au cours de la génération suivante, en 1859 avec les trois fils de Xavier-Joseph, lorsque Théodore Loyal (1829-1869) puis ses frères Leopold (1833-1889) et Arsène Désiré (1838-1905) se succèdent au poste de régisseur attitré des Cirques d'Été, d'Hiver puis du Nouveau Cirque à Paris jusqu'au début du XXe siècle. La tombe de Pierre Claude Loyal est régulièrement honorée par les présentateurs de cirque[2].

Tombe de Pierre Claude Loyal.

Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique, dans la Fédération Les Scouts, Monsieur Loyal permet aux baladins d'appréhender les valeurs scoutes[3].

France[modifier | modifier le code]

En France, parmi les personnes notoires ayant occupé la fonction de « Monsieur Loyal » , on compte :


Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Auparavant, dans Le Tartuffe ou l'Imposteur de Molière en 1664, monsieur Loyal est un personnage de sergent. Son nom est alors un dérivé de « légal » et ne peut faire référence au cirque, dont la création, en tant que telle, est postérieure à l'époque de ladite œuvre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Service de l'inventaire de la région Normandie, Ici repose... : À la découverte des cimetières de Caen, coll. « Parcours du patrimoine »,
  2. Hommage à Pierre Claude Loyal
  3. « Baladins », sur Les Scouts (consulté le 12 novembre 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]