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John Mayall
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John Mayall, né le à Macclesfield, est un bluesman britannique à la fois chanteur, harmoniciste, claviériste, guitariste[1] et auteur-compositeur. Il est considéré comme le père du British blues[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

John Mayall naît à Macclesfield, une petite ville près de Manchester où il est bercé par les disques de jazz de son père et influencé par des artistes comme Leadbelly, Big Bill Broonzy, Albert Ammons, Pete Johnson, Charlie Christian, Django Reinhardt et Eddie Lang (son bluesman préféré restant J.B. Lenoir). À douze ans, il entreprend seul l'apprentissage de la guitare et de l'harmonica et, à treize ans, s'exerce à la technique du boogie-woogie au piano. Profondément original, il fabrique et décore lui-même ses guitares, vivant même un certain temps dans une grande cabane en haut d'un arbre, équipée d'un réfrigérateur et d'un tourne-disques.

John Mayall 1970, Niedersachsenhalle, Hannover
John Mayall et Greg Rzab à Nancy (France, 54) le 9 octobre 2010

Il travaille d'abord plusieurs années comme graphiste, emploi qu'il abandonne définitivement à 30 ans, pour former The Bluesbreakers, qui reste le nom de son groupe près de cinquante ans après ses débuts. Pendant deux ans, de à l'été 1971, Mayall a opté pour une formule sans batteur, produisant deux de ses albums les plus originaux, The Turning Point avec Jon Mark à la guitare acoustique, et Usa Union, avec le violoniste Don "Sugarcane" Harris, ainsi que Back to the Roots avec nombre de ses anciens musiciens. Fin 1969, il s'installe en Californie, à Laurel Canyon, Hollywood, Los Angeles et, depuis, tous ses musiciens sont américains. En 1979, un incendie a entièrement brûlé sa maison, détruisant toutes ses archives, personnelles comme professionnelles.

Lors du fameux British Blues Boom anglais, à partir de 1963, les Bluesbreakers deviennent une véritable pépinière de talents pour le blues britannique, en révélant de très nombreux musiciens de talent, notamment le bassiste Jack Bruce, les batteurs Aynsley Dunbar et son grand ami Keef Hartley (qui par la suite créera le Keef Hartley Band), les guitaristes Eric Clapton (qui forme ensuite Cream), Peter Green (qui fait ensuite partie de Fleetwood Mac avec le bassiste des Bluesbreakers John McVie), Mick Taylor (qui va rejoindre les Rolling Stones), puis Freddy Robinson, Walter Trout, Coco Montoya et Buddy Whittington.

1965 - 1966 : John Mayall and The Bluesbreakers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bluesbreakers.

Parti se reposer à Oxford chez son ami Ben Palmer (l'ancien guitariste des Roosters), Clapton ne reste pas inactif très longtemps après son départ des Yardbirds : dès la mi-avril 1965, John Mayall lui propose de rejoindre les Bluesbreakers. À l'époque, le groupe étant déjà une référence du blues britannique, Clapton accepte aussitôt la proposition. Échangeant sa Fender Telecaster contre une Gibson Les Paul Standard afin d'obtenir un son qui lui convienne, Clapton joue avec passion, et assoit sa réputation d'instrumentiste prodige. Ce qui ne l'empêche pas de manquer parfois de sérieux, allant jusqu'à rater certains engagements. Lassé par la routine des concerts dans les night-clubs, il abandonne les Bluesbreakers en août, pour se joindre à un groupe composite de copains supposé parcourir le monde : The Glands.

L'intention première de ce groupe de « musiciens voyageurs » était de voyager dans un autobus à deux étages, en jouant un peu partout. Une épopée qui ne dure que trois mois, s'achevant en Grèce, d'où ils reviennent sans un sou, après avoir eu un accident de la route et s'être presque fait kidnapper à Athènes. Clapton qui a dû abandonner son ampli mais a réussi à conserver sa Gibson, reprend sa place au sein des Bluesbreakers, dès octobre 1965.

En mars 1966, Clapton, Mayall et les Bluesbreakers enregistrent l'album Blues Breakers - John Mayall with Eric Clapton. Considéré encore aujourd'hui comme un monument du British Blues Boom, le disque connaît un grand succès, à la fois critique et commercial, mais son titre, ambigu, ne satisfait ni les membres des Bluesbreakers, ni Clapton, qui trouve que son nom « se voit moins que celui de John Mayall ». Quand l'album sort, fin juillet, Clapton est déjà sur la route avec Cream.

40 ans plus tard...[modifier | modifier le code]

En 2005, John Mayall reçoit la médaille d'Officier de l'Ordre de l'Empire britannique (OBE).

En incluant les huit cd produits par son fan-club, il a enregistré 68 albums depuis 1964 et continue de tourner en 2018 avec la même formation depuis 2010 : Rocky Athas à la guitare, Greg Rzab à la basse et Jay Davenport à la batterie.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums originaux[modifier | modifier le code]

Si l'année d'enregistrement est différente de l'année de publication (qui a souvent varié selon les pays), elle est mentionnée après le titre.

Les classements sont ceux du Top 50 de Record Retailer (UK) et du Top 40 de Billboard (US).

Productions Private Stash[modifier | modifier le code]

Le fanclub de John Mayall a produit huit albums et un dvd

Principales compilations[modifier | modifier le code]

Morceaux inédits isolés[modifier | modifier le code]

John Mayall a systématiquement fait détruire, depuis ses premiers enregistrements professionnels (Decca) en 1962, toutes ses chutes de studio et autres prises alternatives. Seule une version alternative pour deux morceaux de 1967 a fait surface en 2006. Ses autres enregistrements studio restés inédits sont extrêmement rares.

Participations et productions[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Reprises[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b George-Warren et Romanowski 2001, p. 621-623

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]