The Revolution Will Not Be Televised (« La Révolution ne sera pas télévisée ») est un poème de Gil Scott-Heron ensuite mis en musique par son auteur. Le morceau comme l'auteur sont devenus une référence en matière d'art vocal et de conscience politique.

Le poème est une « polémique agressive contre les médias de masse et contre l'ignorance par l'Amérique blanche de la dégradation progressive des conditions de vie dans les cités »[1].

Le style vocal proto-rap de Gil Scott-Heron a influencé toute une génération d'artistes. C'est pourquoi il est considéré comme le précurseur du phrasé qui deviendra la caractéristique du hip hop puis du rap[2].

Musicalement, Gil Scott-Heron a créé la formule que le hip-hop et le rap suivront : des arrangements de modern jazz très dépouillés avec une mélodie très courte et très répétitive donnée par une guitare basse sur des rythmes martelés par une batterie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le morceau apparaît pour la première fois sur l'album de 1970 Small Talk at 125th and Lenox ; Scott-Heron y récite le poème, accompagné de congas et de bongos.Il semblerait que les percussions jouées soient plutôt des tambours "Bata", de Cuba, de tradition africaine (Nigeria)

Une nouvelle version plus mélodique est enregistrée cette fois avec un fond musical (guitare basse, batterie et flûte). Elle paraît sur l'album Pieces of a Man (1971) et sur le double single "Home Is Where The Hatred Is" / "The Revolution Will Not Be Televised." C'est celle qui deviendra populaire.

Les disques mentionnés ci-dessus sont tous sortis sur le label discographique Flying Dutchman Productions. Le morceau donne également son nom à l'album best of de Scott-Heron, sorti en 1998 chez RCA[2].

La chanson fait partie de la bande originale du film Hurricane Carter de 1999[3], qui traite du combat du boxeur Rubin Carter pour recouvrer sa liberté après la condamnation partiale à la prison à perpétuité dont il fut l'objet.

Références[modifier | modifier le code]

Le poème est en particulier remarquable de par ses nombreuses références politiques et culturelles :

Reprises et allusions[modifier | modifier le code]

La chanson a fait l'objet de nombreuses reprises, parodies ou samples :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]