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| Nom de naissance |
Bertrand Jean Albert Louis Burgalat |
| Pseudonyme |
Bertrand Burg |
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Yves Burgalat (d) |
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Vanessa Seward Valérie Lemercier (jusqu'en ) |
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Bertrand Burgalat est un producteur, musicien, compositeur, arrangeur et chanteur français, né le à Bastia.
Il a travaillé à près de 200 disques[1], composé pour Marc Lavoine, arrangé Supergrass et remixé Depeche Mode. Au cinéma, il a signé les musiques de films de Valérie Lemercier et d'Eva Ionesco. Interprète, il a publié neuf albums sous son nom, dont le dernier en 2017, Les choses qu'on ne peut dire à personne.
Né en 1963, Bertrand Burgalat est fils de haut fonctionnaire — son père, Yves Burgalat, originaire des Pyrénées, exerce, au moment de sa naissance, la fonction de sous-préfet en Haute-Corse. Sa mère est d'une famille de musiciens, chanteurs surtout[2]. Arrivé d’Espagne, son arrière-grand-père maternel, Paul Arjo[réf. souhaitée], a créé à Agen « le plus vieux quotidien local français » : Le Petit Bleu[3].
Yves Burgalat est nommé ensuite préfet du Haut-Rhin, c’est ainsi que, jusqu’à ses 12-13 ans, Bertrand Burgalat vit dans le Haut-Rhin, avant de déménager à Bobigny[3], où son père devient préfet de Seine-Saint-Denis jusqu'en 1977. Yves Burgalat est ensuite muté dans le département de Corse-du-Sud. À 15 ans, les parents de Bertrand Burgalat l’envoient faire des études en Angleterre, au lycée français de Londres[3]. Puis, lorsque son père est nommé préfet de la région Bourgogne, en 1979, Bertrand Burgalat rentre en France[3]. Durant sa scolarité à l'école annexe de Colmar, où il a pour enseignants Philippe Linck et M. Simendinger, il découvre le rock et décide de faire carrière dans la musique. Son premier choc musical vient lors d'un concert des Pink Floyd à Colmar en 1974[2].
Bertrand Burgalat s’intéresse très jeune à la politique ; selon lui, cette inclination débute vers l’âge de 10 ans, au moment de la présidentielle de 1974[3]. Le fait qu’il ait vécu avec un père préfet et qu’il ait baigné dans cette atmosphère particulière l’aurait poussé à s’intéresser à ce sujet[3]. Enfant, il rencontre donc de nombreuses personnalités du monde politique. À ce moment, alors qu’il grandit dans le Haut-Rhin, près de la centrale de Fessenheim en construction, il s’intéresse également à l’écologie[3]. Très jeune, il défend également les droits de l’homme. Lorsqu’il arrive à Bobigny, il est confronté au milieu communiste, mais il explique qu’il a des difficultés à y adhérer[3].
Lorsque son père est nommé à Dijon, même si Bertrand Burgalat part s’installer à Paris, il y revient le week-end. C’est à ce moment qu'à Dijon il commence à fréquenter de jeunes fascistes[3]. Néanmoins, il confie au magazine Charles qu’à cette période il n’est pas au courant de leurs idées politiques et qu’à l’époque il lit Jean-François Kahn et les Nouvelles littéraires, plutôt à gauche[3]. Progressivement il adhère à ces idées et lit beaucoup de journaux comme Élements, Aspects de la France, Totalité[3]. Mais là encore, il sent que ça ne lui correspond pas totalement, il admet avoir des « aspirations contradictoires » à « concilier »[3]. Finalement, il côtoie les solidaristes du cercle Louis-Rossel. Bertrand Burgalat explique qu’il a eu besoin d’aller vers ces mouvances, même sans y adhérer, afin de « défier » son père[3].
Durant sa jeunesse, il milite donc à l'ultra-droite, dans la mouvance nationaliste révolutionnaire[4],[5]. Selon le journaliste René Monzat, Bertrand Burgalat a été membre, dans les années 1980, du mouvement d'extrême droite Troisième voie, dirigé par Jean-Gilles Malliarakis[6]. Dans la même période, il écrit dans Le Choc du mois sous le pseudonyme de « Bertrand Burg »[7].
En 1999, Bertrand Burgalat déclare dans une interview accordée aux Inrockuptibles : « J'ai fait des conneries. (...) [Vers 18 ans], tu peux faire vraiment des grosses conneries, des trucs dangereux, violents. Y compris sur des histoires politiques... Je ne m'en vante pas : non pas sur le plan moral, mais parce que je n'ai absolument aucune nostalgie pour cette période de ma vie »[8]. Il part ensuite en voyage en Yougoslavie avec le groupe Laibach[3]. Ce dernier accompagne en musique les évènements du journal des jeunesses communistes Mladina.
Lorsqu’il rentre en France, Bertrand Burgalat soutient des idées comme « l’économie dirigée, le volontarisme d’État et le colbertisme »[3]. Au début des années 1990, il décide de remettre totalement en cause les idées d’extrême droite qui l’avaient attiré pendant un temps[3]. De retour de Yougoslavie, ne sachant que faire, il est chargé de rédiger les discours de Xavier Dugoin, président du conseil général de l’Essonne[9]. Il reprend la musique, en parallèle, avec le groupe Laibach, et se fait finalement remercier du conseil général de l’Essonne car il ne s’y rend presque plus. Il travaille ensuite quelque temps pour Michel Pelchat, député de l’Essonne[9]. Après cette expérience en politique, sa réflexion sur le milieu s’est étoffée et il part du principe que « la décentralisation doit être accompagnée de contre-pouvoirs forts »[9]. La leçon qu’il tire de ces années en politique est la suivante : « ce qui m’a également sidéré, c’est l’incroyable médiocrité de la plupart des cadres et des dirigeants de droite que j’ai croisés (…). Là, le seul moteur, c’était l’ambition. Aucune vision, aucune pensée. »[9]. Désormais il affirme voter « toujours PS aux élections locales », et explique que c’est « parce qu’un de [ses] meilleurs amis, Jean-François Legaret, est maire UMP du 1er arrondissement. Je suis électeur dans le XVIIe où, depuis (Françoise) de Panafieu, il y a une longue tradition d’andouilles de droite. Alors je vote socialiste, pour que le score de Legaret paraisse comparativement élevé »[3]. Il dit aussi aimer « la gauche gentille », ayant une « tendance à être libéral »[3] et affirme avoir « beaucoup de mal avec le marketing de droite (…) et de gauche »[3].
Peu satisfait de ses débuts, et confronté dans les années 1980 à une forme de « vide existentiel », Bertrand Burgalat se rend en 1987 en Slovénie et y rencontre le groupe Laibach, dont il devient l'arrangeur et le producteur. Revenu en France au début des années 1990, il travaille sur divers projets comme la bande originale du film Les Nuits fauves.
En 1995, il fonde son label, Tricatel[10], du nom de l'industriel fictif Jacques Tricatel, PDG d'une chaîne de restauration de nourriture industrielle dans le film de Claude Zidi, L'Aile ou la Cuisse, — un label entièrement consacré aux artistes inclassables et aux projets hors norme. Burgalat s’est inspiré de la musique classique du XXe siècle, de la musique progressive, de la soul, de la pop électronique et de la variété internationale, accueillant notamment des collaborations avec l’écrivain Michel Houellebecq et la comédienne Valérie Lemercier, Jef Barbara, Chassol, Jonathan Coe, Ingrid Caven, April March, The High Llamas. Tricatel a étendu ses activités en produisant les films musicaux de Chassol, ou Le Ben & Bertie Show, fiction musicale réalisée par Benoit Forgeard. Les productions Tricatel demeurent relativement confidentielles jusqu'en 2007, avec le succès de Christophe Willem dont il a écrit, arrangé et produit le single Élu produit de l’année[11].
Il est connu pour divers projets :
Depuis 2015, il co-dirige avec Bertrand Dermoncourt une collection sur le rock pour les éditions Actes Sud (Actes Sud Rocks).
En 2018, il supervise la conception du livre Tricatel Universalis, ouvrage rétrospectif retraçant son parcours de musicien ainsi que les 22 années d'activités du label.
En 2012, Bertrand Burgalat crée et anime l'émission de fiction musicale Le Ben et Bertie Show, en compagnie du réalisateur et acteur Benoît Forgeard. Les quatre premières émissions L'Année bisexuelle (janvier 2013), Ceux de Port-Alpha (juin 2013), L'Homme à la chemise de cuir (décembre 2013) et L'Incruste (mai 2014) sont diffusées sur les chaînes Paris Première et W9.
Entre décembre 2013 et avril 2014, il anime l'émission musicale Face B sur France Inter.
En février 2018, il participe à l'émission À voix nue sur France Culture, pour une série de 5 épisodes.[17].
Depuis avril 2018, Il tient la chronique de dernière page de Rock & Folk.
Bertrand Burgalat a été durant plusieurs années le compagnon de Valérie Lemercier[18]. Ils se sont séparés en 1997, mais sont restés des amis proches[10]. Il est marié à Vanessa Seward, créatrice de mode, ancienne styliste chez Azzaro[10].
En août 2011, il rédige une tribune de sensibilisation au diabète, publiée dans le journal Libération[19].
À travers un essai, Diabétiquement vôtre, publié en octobre 2015, il évoque pour la première fois le diabète de type 1 qui l’affecte depuis l’âge de 11 ans. Il y explique notamment que cette pathologie l'a amené à être davantage un musicien de studio que de scène. L'année suivante, en 2016, il fonde et préside l'association Diabète et Méchant[20].
Le 13 novembre 2017, à l'occasion de la Journée mondiale du diabète, il publie une tribune dans le journal Le Figaro, dénonçant le manque de concurrence dans la fabrication et la commercialisation de l'insuline, contribuant à son prix élevé et la rendant « inaccessible à la majorité des diabétiques dans le monde »[21].
En avril 2009, il est nommé chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres par la ministre de la Culture, Christine Albanel, en présence de Valérie Lemercier, Marc Lavoine, Jean-Paul Rouve, Philippe Manœuvre et Jean-Charles de Castelbajac. En janvier 2014, il est promu officier de l'ordre[22].
Prix de la meilleure musique de film au Festival de La Ciotat pour My Little Princess (2012).
Élu compositeur de l'année, Prix de la création musicale de la Chambre syndicale des éditeurs de musique (2013).
En novembre 2016, il remporte le prix Philips 2016 du livre Santé & Bien-être pour son essai Diabétiquement vôtre[23].