Nicolas Lebègue

Naissance
Laon, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activité principale Compositeur, organiste, claveciniste
Lieux d'activité Paris
Élèves Jean-Nicolas Geoffroy
Nicolas de Grigny
François d'Agincourt
Gilles Jullien
Pierre Dandrieu

Nicolas-Antoine Lebègue (ou le Begue), né à Laon en 1631 et mort à Paris le , est un compositeur, organiste et claveciniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas Lebègue est fils et petit-fils de meuniers. Sa famille, dont les membres sont artisans, est alliée par plusieurs mariages à celle des peintres Le Nain, également orginaires de Laon : en particulier son père, Antoine Lebègue (1600-1691) a épousé le Marie Le Nain (morte vers 1655), une cousine germaine des trois frères peintres et qui est la mère du musicien et d'une fille prénommée Marie. Le père se remarie en 1656 avec une femme beaucoup plus jeune que lui, Barbe Millard (1626-1685) qui lui donnera six autres enfants.

On ne connaît aucun détail sur la jeunesse et la formation notamment musicale d'Antoine Lebègue ; on sait seulement qu'il a un oncle, Nicolas Lebègue (1604-1673) qui est « maître joueur d'instruments ».

Toutefois, il semble possible qu'il ait été élève de Jacques Champion de Chambonnières - en tous les cas il a fréquenté plusieurs de ses disciples.

Il s'établit à Paris vers 1656, et est nommé organiste titulaire de l'église Saint-Merry en 1664, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort. Il reste célibataire toute sa vie et laisse le souvenir d'un homme paisible, pieux et généreux - un homme de bien.

Sa renommée est grande, en tant qu'interprète, compositeur et professeur (il a pour élèves notamment Geoffroy, Grigny, d'Agincourt, probablement Jullien et d'autres comme Pierre Dandrieu). C'est également un expert en facture très demandé pour sa probité et ses compétences universellement reconnues.

Il est nommé en 1678, après le décès de Joseph Chabanceau de La Barre qui était l'unique titulaire, l'un des quatre organistes de la Chapelle royale, avec Nivers, Buterne et Thomelin.

Œuvre[modifier | modifier le code]

À l'orgue (instrument avec lequel il est très attentif à la registration) comme au clavecin, Lebègue intègre les nouveautés de style, inaugure ou met au point et organise les formes musicales. Il inaugure ainsi, avec Nivers, le genre de la suite pour orgue. Il serait le premier à écrire des solos de Tierce en taille, c'est-à-dire que la mélodie ornementée est confiée à la main gauche de l'exécutant, alors que la main droite joue l'accompagnement harmonique sur un autre clavier avec une registration douce et que les pieds assurent la basse sur les « Flustes ».

Pour le clavecin, il est le premier à utiliser le terme de « suite » et à inclure des préludes non mesurés dans des recueils imprimés, en s'efforçant d'expliquer la manière de les jouer.

Page titre du Troisième livre d'orgue (1685) de Nicolas Lebègue.

Son œuvre comprend :

NB : 16 des pièces d'orgue de Lebègue ont été identifiées parmi les 398 pièces anonymes contenues dans le Livre d'Orgue de Montréal.

Il est également l'auteur d'une Méthode pour toucher l'orgue.

Discographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]