| Cantate BWV 51 Jauchzet Gott in allen Landen | |
| Cantate soliste | |
|---|---|
| Titre français | Exaltez Dieu en toutes les contrées ! |
| Liturgie | Quinzième dimanche après la Trinité |
| Date de composition | 1730 |
| Auteur(s) du texte | |
| - | |
| Texte original | |
| Traduction de J-P. Grivois, note à note Traduction française interlinéaire | |
| Effectif instrumental | |
| Soliste soprano, trompette baroque en do violons I et II, altos, basse continue |
|
| Partition complète [PDF] Partition Piano/Voix [PDF] | |
| modifier |
|
Jauchzet Gott in allen Landen! (Exaltez Dieu en toutes les contrées !) (BWV 51), est une cantate pour soprano de Jean-Sébastien Bach. Elle a été composée en 1730.
Il s'agit de l'une des quatre seules cantates sacrées que Bach a composées pour une soprano (si l'on exclut l'arrangement de la cantate pour basse solo et hautbois (BWV 82) et celle pour flûte et soprano BWV 82a) sans autre soliste, les autres étant Falsche Welt, dir trau ich nicht, (BWV 52), Ich bin vergnügt mit meinem Glücke, (BWV 84), et Mein Herze schwimmt im Blut, (BWV 199). Il existe cependant plusieurs cantates profanes pour soprano solo (Weichet nur, betrübte Schatten (BWV 202), Ich bin in mir vergnügt (BWV 204), Non sa che sia dolore (BWV 209) et O holder Tag, erwünschte Zeit, (BWV 210). Le manuscrit de Bach indique qu'elle fut composée pour le quinzième dimanche après la Trinité qui tombait le en cette année 1730. Pour cette destination liturgique, deux autres cantates ont franchi le seuil de la postérité : les BWV 99 et 138. L'indication « et in ogni tempo » (et pour tous les temps) suggère un caractère universel de l’œuvre car le texte n'est pas particulièrement associé aux lectures de ce dimanche.
Les lectures prescrites pour ce dimanche étaient Gal. 5 : 25–6:10, l'admonition de Paul l'apôtre à « marcher dans l'Esprit » et Luc 6: 23–34, l’exhortation du sermon sur la montagne de ne pas se soucier des besoins matériels mais de rechercher d'abord le royaume de Dieu.
L'auteur des textes des premier et troisième mouvements est inconnu. Il se peut que ce soit Bach lui-même.
La cantate est écrite pour soprano solo, trompette solo (mouvements 1 et 5), violons, altos et continuo.
Il y a quatre mouvements, sauf si l'on considère l'Alleluja final comme un mouvement autonome :
Le mouvement s'enchaîne avec une aria « Alleluja » fugato en do majeur dans lequel revient la trompette, terminant ainsi la cantate sur une note particulièrement festive.
Tant la partie de soprano, qui couvre deux octaves et demande un do élevé dans les premier et dernier mouvements et la partie de trompette solo, qui échange parfois les lignes mélodiques avec la soprano sur un pied d'égalité, sont extrêmement virtuoses. On s'est interrogé sur l'identité de la chanteuse pour laquelle Bach écrivit la cantate et pour quelle fin exactement elle avait été composée. Les femmes ne chantaient pas à l'église à l'époque de Bach mais la partie est considérée comme trop compliquée pour être tenue par la plupart des garçons soprano (on parle néanmoins de Christoph Nichelmann, alors âgé de 13 ans et qui venait d'entrer à l'école Saint-Thomas). Il y a eu quelques tentatives contemporaines par des ensembles de musique ancienne d'utiliser un garçon soprano soliste mais la partie est presque invariablement attribuée à une chanteuse adulte, parfois un haute-contre. Aucune conclusion définitive n'a été arrêtée sur la question. La partie de trompette a probablement été écrite pour Gottfried Reiche (de), le principal trompettiste de Bach à Leipzig.
Il existe de cette cantate une version du fils ainé de Bach, Wilhelm Friedemann, qui a ajouté une deuxième trompette et des timbales.