Bobby Timmons
Nom de naissance Robert Henry Timmons
Naissance
Décès (à 38 ans)
New York
Activité principale Pianiste, vibraphoniste, compositeur
Genre musical Jazz, hard bop, bebop, gospel
Instruments piano
Années actives 1949-1974
Labels Blue Note, Riverside

Robert Henry “Bobby” Timmons (né le à Philadelphie, et mort le à New York), est un pianiste, vibraphoniste[1] et compositeur de jazz américain. On lui doit notamment les standards Moanin’, Dat Dere, et This Here.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bobby Timmons naît en 1935 en Philadelphie et est élevé par son grand-père, responsable dans une église. Timmons commence le piano à l’âge de 6 ans, prend des cours à 8 ans avec un oncle professeur de musique classique[1], et joue bientôt en tant qu’organiste dans l’église de son grand-père, ce qui explique les fortes influences Gospel de son jeu[2]. Il commence sa carrière à l’âge de 19 ans, se fait rapidement remarquer et arrive sur le devant de la scène jazz à la fin des années 1950. En effet, après des périodes avec Kenny Dorham puis Chet Baker il se joint aux Jazz Messengers d'Art Blakey en 1958, le début d’une période prolifique. Il y écrit sa célèbre composition Moanin’ qui deviendra non seulement le morceau phare des Messengers et du pianiste mais aussi un standard de jazz souvent repris[3].

Il rejoint ensuite le quintet de Cannonball Adderley pour de nouveaux succès critiques et commerciaux. C’est au sein de cette formation qu’il composera ses deux autres morceaux célèbres, Dat Dere et This Here[4]. De retour chez les Jazz Messengers, il décide sous peu d’entamer sa propre aventure en trio et commence à enregistrer dans ce format. Le succès commercial ne sera pas au rendez-vous malgré la qualité musicale des albums et Timmons continuera à enregistrer à droite à gauche avec Lee Morgan ou Johnny Griffin, anciens camarades du groupe d'Art Blakey. En 1966, il enregistre au vibraphone.

Petit à petit sa carrière déclinant, Timmons tombe dans l’alcoolisme et meurt d’une cirrhose en 1974 à l’âge de 38 ans. Son influence sur les pianistes des générations suivantes se retrouve chez Ramsey Lewis ou encore Benny Green et son style ancré dans le blues est apprécié par de nombreux amateurs de jazz.

Style[modifier | modifier le code]

Le jeu de Bobby Timmons est très influencé par le bebop, le blues et le gospel. Il joue régulièrement en Block chords et en octaves, même sur tempo rapide.

Discographie[modifier | modifier le code]

En tant que leader ou coleader[modifier | modifier le code]

En tant que sideman[modifier | modifier le code]

Avec Chet Baker
Avec Kenny Dorham
Avec Anthony Ortega
Avec Maynard Ferguson
Avec Curtis Fuller
Avec Hank Mobley
Avec Lee Morgan
Avec Sonny Stitt
Avec Pepper Adams
Avec Art Blakey
Avec Kenny Burrell
Avec Benny Golson
Avec Cannonball Adderley
Avec Art Farmer
Avec Nat Adderley
Avec Joe Alexander
Avec Arnett Cobb
Avec Johnny Griffin
Avec Sam Jones
Avec Dizzy Reece
Avec The Young Lions (en)
Avec The Riverside Jazz Stars
Avec Johnny Lytle (en)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Philippe Carles, André Clergeat, Jean-Louis Comolli, Dictionnaire du Jazz, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1994.
  2. (en) James Nadal, « Biographie de Bobby Timmons », sur allaboutjazz.com (consulté le 14 octobre 2014).
  3. (en) « Fiche de Moanin' », sur jazzstandards.com (consulté le 14 octobre 2014).
  4. (en) Scott Yanow, « Biographie de Bobby Timmons », sur allmusic.com (consulté le 14 octobre 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]