Girolamo Frescobaldi
gravure : Frescobaldi
Girolamo Frescobaldi à 36 ans
(gravure de Claude Mellan (1619), parue en 1634).

Naissance
Ferrare Drapeau du Duché de Parme Duché de Parme
Décès (à 59 ans)
Rome Flag of the Papal States (pre 1808).svg États pontificaux
Activité principale Compositeur
Style Musique baroque
Activités annexes Organiste à Saint-Pierre de Rome
Élèves Franz Tunder, Johann Jakob Froberger, Johann Kaspar Kerll

Œuvres principales

Girolamo Frescobaldi (?), caricature de Lorenzo Bernini, v. 1640

Girolamo Frescobaldi, né à Ferrare (Italie) le et mort à Rome, le , est un compositeur, claveciniste et organiste italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Plaque à la mémoire de Frescobaldi, à l'entrée de la basilique des Saints-Apôtres à Rome, où il est enterré.

Frescobaldi étudie avec Luzzasco Luzzaschi à Ferrare avant de se rendre à Rome dans sa vingtième année. En juin 1607, il se rend à Bruxelles avec son protecteur le cardinal Bentivoglio, dans la suite du nonce apostolique et fait imprimer son 1er Livre de Madrigaux à cinq voix (Pierre Phalèse, Anvers 1608) dédié au cardinal. Durant ce voyage, il aurait peut-être rencontré Sweelinck et Peter Philips qui depuis 1597, était organiste du prince[réf. souhaitée].

En 1608, de retour des Flandres, il fait publier à Milan son livre de Fantasie a quattro pour clavier. Après quelques mois passés à Ferrare, il réussit le concours pour le poste d'organiste de la basilique Saint-Pierre de Rome (il a vingt-cinq ans) et en est le titulaire jusqu'à sa mort en 1643. Il reste malgré tout au service des Aldobrandini, effectuant un séjour de deux mois chez les Gonzagues à Mantoue (1614) et auprès du duc de Toscane, Ferdinando II (1628–1634)[1] les Médicis à Florence. Pendant l'été 1629, il est à Rome où il donne un concert avec le « Monarca della Tromba », le trompettiste Girolamo Fantini[2].

Principal maître du clavecin et de l'orgue en Italie pendant la première partie du XVIIe siècle, sa renommée dépassa la péninsule italienne et son influence s'étendit, notamment par l'intermédiaire de son disciple Johann Jacob Froberger, dans le reste de l'Europe musicale, jusqu'à Jean-Sébastien Bach. Son jeu stupéfie ses contemporains et ses œuvres sont publiées et réimprimées plusieurs fois[3]. Cette popularité s'explique notamment par l'absence de « mécanisme et d'abstraction intellectuelle »[3].

Le recueil majeur de Frescobaldi sont les Fiori musicali (Venise, 1635) composé de 46 morceaux, dont seuls deux (les derniers) sont profanes – notamment la célèbre Bergamasca. Il rassemble le nécessaire à trois messes pour orgue : Messe du dimanche, des apôtres et de la Vierge. Frescobaldi y donne une leçon de style et de goût[3], abolissant tout apparat extérieur, dans une poignante expressivité dans un style très personnel[4].

Bien qu'il ait eu de nombreux élèves (notamment Froberger, Kerll et Tunder), il est le dernier grand représentant, le plus marquant[5] de l'école italienne, en déclin après lui : reste Bernardo Pasquini et le pays se tourne vers d'autres formes musicales : par l'instrument privilégié, le violon, la naissance et le développement du concerto et la musique vocale et dramatique de l'opéra


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Début de la Toccata duodecima, extrait du premier livre de Toccata.

Œuvres[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Girolamo Frescobaldi est marquée du sceau de son génie de mélodiste. Son style, très personnel, fait une large place aux dissonances, à la modulation, aux ruptures subites de rythme, à l'invention mélodique toujours renouvelée qui évoquent l'improvisation. Ses contrepoints sont impressionnants et la fugue classique est pratiquement constituée[4].

Son œuvre consiste en 35 recueils. La toccata, la partita, la canzone, le ricercare, le capriccio et la fantasia sont ses formes musicales de prédilection.


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Incipit de la Toccata cromaticha per le Levatione (« Toccata chromatique pour l'Élévation »)
de Girolamo Frescobaldi, extrait de la messe Orbis factor.

Œuvres vocales[modifier | modifier le code]

Profane en italien[modifier | modifier le code]

Sacrée en latin[modifier | modifier le code]

Œuvres instrumentales[modifier | modifier le code]

Claviers[modifier | modifier le code]

Page de titre des Fiori musicali (1635).

Autres[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopédie de la musique (trad. de l'italien), Paris, Librairie générale française, coll. « Le Livre de poche/La Pochothèque. Encyclopédies d'aujourd'hui », , 1 142 p. (ISBN 2-253-05302-3, OCLC 491213341), p. 284–285.
  2. (en) Igino Conforzi, « Girolamo Fantini, Monarch of the Trumpet : Recent Additions to his Biography », Historic Brass Society Journal (HBSJ), New York, vol. 5,‎ , p. 159–173 (ISSN 1045-4616, lire en ligne).
  3. a b et c Encyclopédie de la musique 1995, p. 284.
  4. a et b Jean et Brigitte Massin, Histoire de la musique occidentale, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la Musique », , 1312 p. (ISBN 2-213-02032-9, OCLC 630597950), p. 387.
  5. Massin 1985, p. 387.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]