| Titre québécois | 9 1/2 semaines |
|---|---|
| Titre original | Nine ½ Weeks |
| Réalisation | Adrian Lyne |
| Scénario |
Sarah Kernochan Zalman King Patricia Louisianna Knop |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Metro-Goldwyn-Mayer |
| Pays d’origine |
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| Genre | Drame |
| Durée | 112 minutes |
| Sortie | 1986 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
9 semaines ½ (Nine ½ Weeks) est un film américain réalisé par Adrian Lyne, sorti en 1986.
Elizabeth McGraw, divorcée, travaille à la Spring Street Gallery, une galerie d’art de New York. C’est en faisant ses courses chez un épicier chinois qu’un homme la remarque et provoque chez elle un certain émoi. Ce mystérieux inconnu ne tarde pas à l’aborder et l’invite à déjeuner dans un restaurant italien. Ainsi débute une relation torride, régie par des rapports de domination de plus en plus puissants. Elle durera neuf semaines et demie.
Jacqueline Bisset, Kathleen Turner et Isabella Rossellini ont été envisagées pour le rôle d’Elizabeth McGraw[1]. Alors que pour le rôle de John Gray, le premier choix était Sam Shepard.
Le film a été amputé de certaines scènes (simulation d'un suicide, sado-masochisme)[2] pour sa sortie en salles aux États-Unis dues au référencement cinématographique de la MPAA (le film a dû être soumis à la Motion Picture Association of America, qui lui a accordé le classement R[n 1]), le réalisateur Adrian Lyne regrettant cette censure sur des scènes cruciales qui faisaient perdre du sens au film[3].
| Sortie | 1986 |
|---|---|
| Genre | Pop rock, synthpop |
| Producteur | Stephen Powers |
| Label | Capitol Records |
On associe souvent le film à une chanson de sa bande originale, You Can Leave Your Hat On, composée par Randy Newman et interprétée par Joe Cocker, cette chanson est depuis associée au striptease car elle est utilisée dans une scène mythique du film durant laquelle Elizabeth McGraw fait un striptease devant son amant. Un autre morceau remarquable au cours du film est Slave to Love de Bryan Ferry, tiré de son album solo Boys and Girls. On trouve également le titre I Do What I Do de John Taylor (bassiste du groupe Duran Duran). Cependant dans le film, c’est la version de la musicienne canadienne Lisa Dalbello que l’on peut entendre. Le compositeur Jack Nitzsche a également composé deux titres pour le film : Love Theme et Piano Theme, absents sur le disque.
9 semaines 1/2 a obtenu un accueil mitigé des critiques professionnels : 64 % des 22 critiques du site Rotten Tomatoes sont favorables, pour une moyenne de 5,7⁄10[4], tandis qu’il obtient un score de 50⁄100 sur le site Metacritic, pour 13 commentaires[5].
Raillé par la presse et peu suivi par le public américain, 9 semaines 1/2 est toutefois un succès commercial en Europe, notamment en France[1].
9 semaines 1/2 est un échec commercial aux États-Unis à sa sortie en salles, avec 6 735 922 $ de recettes engrangées au cours de son exploitation[6]. Toutefois, il remporte un gros succès à l’international, rapportant plus de 100 millions de dollars[7]. En France, il totalise 1 201 156 entrées[8].
Le film est inspiré d’un court roman d’Elizabeth McNeill (qui est le pseudonyme de Ingeborg Day), Le Corps étranger (9½ Weeks), paru en 1979 et réédité après le succès du film sous le titre 9 semaines et demie. On retrouve l’idée centrale d’une femme qui tombe sous la dépendance de son amant. Le livre est moins « glamour » que le film, mais aussi plus profond.
Le film a eu droit à une suite intitulée Love in Paris, réalisé par Anne Goursaud en 1997, et enfin le prequel The First 9½ Weeks, réalisé par Alex Wright en 1998.