Burt Bacharach
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Burt Bacharach en 1972
Informations générales
Nom de naissance Burt Freeman Bacharach
Naissance (93 ans)
Kansas City (Missouri)
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale pianiste, compositeur, chanteur, producteur de musique
Genre musical rock, jazz, Musique soul, Pop (musique),
Instruments piano, claviers, chant
Années actives Depuis 1950

Burt Bacharach, né le à Kansas City (Missouri, États-Unis), est un pianiste et compositeur américain. Son nom est souvent associé à celui du parolier Hal David. Ils ont créé une centaine de succès dans le domaine de la chanson populaire qui fait du tandem Bacharach et David deux des plus importants artistes de la musique populaire américaine des années 1960 aux années 2000. Il a aussi composé des musiques de films.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bacharach naît à Kansas City et grandit dans le quartier de Queens à New York[1]. Son père, Mark Bertram « Bert » Bacharach, est un journaliste de presse écrite reconnu et sa mère, Irma, née Freeman, peint et compose des chansons en amateur. C'est elle qui fait donner des leçons de piano à Burt. La famille est juive, mais non pratiquante. « Les enfants que je connaissais étaient catholiques », a-t-il dit. « J'étais juif, mais je ne voulais pas que quiconque fût au courant. » Après ses études secondaires à la Forest Hills High School (New York) (en) qu'il achève en 1946, il entre à la New School for Social Research de New York où il suit les cours de Darius Milhaud, puis à la Mannes School of Music de New York où il suit les cours de Bohuslav Martinů, enfin il est accepté à l'université McGill de Montréal où il obtient un Bachelor of Music (en) (licence)[2],[3],[4].

Marlene Dietrich engage Bacharach comme arrangeur musical au milieu des années 1950[5] ; ensemble ils montent un numéro théâtral et un one-woman-show ambitieux. Les arrangements de Bacharach s'adaptent au mieux au registre de contralto de Dietrich ; avec celui qu'elle appelle pendant son spectacle « mon metteur en scène » ("my director"), la star enregistre quatre albums et plusieurs 45-tours entre 1957 et 1964 (Qui peut dire où vont les fleurs ? adapté en français par René Rouzaud et Francis Lemarque, Bitte geh nicht fort, reprise de Ne me quitte pas de Jacques Brel, Blowin' in the Wind, reprise de Bob Dylan)[6].

De Gene Pitney à Trijntje Oosterhuis, en passant par Tom Jones, Aretha Franklin, B.J. Thomas, Dusty Springfield, The Carpenters, Barbra Streisand, Isaac Hayes, Sacha Distel, Claude François, Ron Isley, The Stranglers et Diana Krall, tous ont chanté le répertoire Bacharach/David.

L'interprète emblématique du tandem est Dionne Warwick, dont le nom est étroitement associé au répertoire et en particulier au tube Walk On By.

Burt Bacharach est aussi connu pour avoir collaboré avec d'autres auteurs comme Elvis Costello.

Son nom est associé au cinéma puisqu'il a composé des musiques de films (Quoi de neuf, Pussycat ? en 1965 ; Le Renard s'évade à trois heures en 1966 ; Casino Royale en 1967 ; Butch Cassidy et le Kid en 1969).

Il obtient le prix Polar Music en 2001.

En 2008, il fut un des plus virulents critiques du candidat à la présidence des États-Unis John McCain[7].

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Burt Bacharach s'est marié à quatre reprises :

De son union avec Angie Dickinson est née leur fille, Léa Nikki en 1966, connue sous le nom de Nikki. Sa naissance trois mois avant terme, a entraîné des problèmes de santé chroniques (elle a passé les trois premiers mois de sa vie dans un incubateur), notamment une déficience visuelle. On lui a ultérieurement diagnostiqué un syndrome d'Asperger. Burt lui a écrit la chanson Nikki. Angie a refusé plusieurs rôles afin de se consacrer à sa fille. Nikki a finalement été accueillie au Wilson Center, un centre de traitement psychiatrique pour adolescents situé à Faribault (Minnesota)[8].

Elle y reste neuf ans. Par la suite, Nikki étudie la géologie à l'université luthérienne de Californie, mais sa mauvaise vue l'empêche de poursuivre une carrière dans ce domaine. Le 4 janvier 2007, elle se suicide dans son appartement de Thousand Oaks, en banlieue de Los Angeles, à l'aide d'un sac plastique et d'hélium. Elle était âgée de 40 ans[9],[10],[8].

Quelques œuvres enregistrées[modifier | modifier le code]

Succès[modifier | modifier le code]

Reprise en français par Eddy Mitchell "Toujours un coin qui me rappelle" (1964).
Cette chanson fut nommée à l'Oscar du cinéma en 1965.
Cette chanson fut nommée à l'Oscar du cinéma en 1966, et lui valut un Grammy Award en 1967.
Cette chanson fut nommée à l'Oscar de la meilleure chanson originale.
La bande sonore de Broadway lui valut un Grammy en 1969.
Cette chanson a gagné l'Oscar du cinéma pour la chanson originale en 1969. Bacharach a également gagné l'Oscar du cinéma et le Grammy pour la partition originale du film.
Reprise en français par Sacha Distel "Toute la pluie tombe sur moi" (1970)
Cette chanson a gagné l'Oscar du cinéma pour la chanson originale en 1981.
Cette chanson fut à l'origine composée pour le film Les Croque-morts en folie et sur la bande sonore, a été chantée par Rod Stewart. En 1986, une version de en hommage, chantée par Dionne Warwick, Stevie Wonder, Gladys Knight, et Elton John est devenue un énorme succès, et a permis de récolter des millions de dollars pour des associations luttant contre le SIDA. De plus, la chanson a gagné un Grammy au titre de la chanson de l'année.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Apparitions[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) « Burt Bacharach | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 8 août 2020).
  2. (en) « Burt Bacharach Facts », sur biography.yourdictionary.com (consulté le 8 août 2020).
  3. (en-US) « Burt Bacharach », sur Biography (consulté le 8 août 2020)
  4. (en) « Who are the Greatest McGillians? », sur mcgillnews.mcgill.ca (consulté le 8 août 2020).
  5. (en) « Burt Bacharach | Biography, Songs, Prizes, & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 8 août 2020).
  6. O'Connor, Patrick (1991). The Amazing Blonde Woman: Dietrich's Own Style. London: Bloomsbury. p. 154 (ISBN 0-7475-1264-7).
  7. Francois Desmeules, « Entretiens avec Burt Bacharach », Voir Montréal, septembre 2008.
  8. a et b (en) Andrew Buncombe, « Asperger's syndrome: The ballad of Nikki Bacharach », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le 8 août 2020).
  9. https://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/01/05/AR2007010501705.html
  10. http://www.foxnews.com/story/0,2933,242387,00.html
  11. « Promises, Promises- Opening Night Production Credits », Internet Broadway Database (consulté le 18 mai 2011)
  12. Later...with Jools Holland YouTube. Consulté le .
  13. « Bio », lauranyro.com (consulté le 19 mai 2011)
  14. Alan McGee, « Wherefore art thou Mark Hollis? », The Guardian, UK,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mai 2011)
  15. Stewart Oskenhorn, « At 79, Bacharach proves he’s got staying power », Aspen Times Weekly,‎ (lire en ligne, consulté le 18 mai 2011)
  16. « Noel Gallagher Fesses Up To Bacharach Rip »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 24 mars 2013)
  17. Brenna Sanchez, « Swing Out Sister Biography », musicianguide.com (consulté le 19 mai 2011)
  18. Ernesto Lechner, « The Angelic Attitude Of Saint Etienne », savoyjazz.com, june 29 may 2006 (consulté le 19 mai 2011)
  19. Skip Heller, « Burt Bacharach Re-Examined, 1995 », Adventures In Sound, (consulté le 19 mai 2011)
  20. Matt Bell, « Super Furry Animals », SoundOnSound.com, (consulté le 10 juin 2011)
  21. « A Fireside Chat With Bill Cunliffe », AllAboutJazz.com, (consulté le 7 juin 2010) : « When I was a kid, I was listening mostly to classical music because my dad had a lot of it in the house. I listened to all the stuff that was on the radio in the Sixties and Seventies. »