| Titre original | 살인의 추억 |
|---|---|
| Réalisation | Bong Joon-ho |
| Scénario |
Bong Joon-ho Kim Kwang-rim Shim Sung-bo |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production |
CJ Entertainment Sidus Pictures |
| Pays d’origine |
|
| Genre | Polar dramatique |
| Durée | 132 minutes |
| Sortie | 2003 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Memories of Murder (hangeul : 살인의 추억 ; RR : Salinui chueok, littéralement « Souvenirs du meurtre ») est un film policier dramatique sud-coréen écrit et réalisé par Bong Joon-ho, sorti en 2003. Il est basé sur l'histoire vraie des premiers meurtres en série de l'histoire de la Corée, qui ont eu lieu entre 1986 et 1991 à Hwaseong, dans la province de Gyeonggi. Song Kang-ho et Kim Sang-kyeong jouent respectivement le rôle des inspecteurs Park et Seo, chargés d'enquêter sur ces meurtres.
Deuxième long métrage réalisé par Bong Joon-ho, Memories of Murder est une adaptation d'une pièce de théâtre sur le même sujet écrite par Kim Kwang-rim en 1996. La cinématographie du film et la performance de Song Kang-ho en particulier ont obtenu de nombreux éloges de la part de la critique[1].
En 1986, deux inspecteurs de police, l'un de la campagne (Park Doo-man), l'autre de la ville (Seo Tae-yoon), aux méthodes radicalement opposées, vont devoir mettre leurs forces en commun afin de piéger un terrible violeur et tueur en série. Les soupçons de chacun vont alors se déplacer d'un suspect à un autre, au rythme lancinant des assassinats barbares du mystérieux tueur.
L'histoire de Memories of Murder est inspirée de faits réels (en), qui se sont déroulés entre 1986 et 1991. Un tueur en série viola et assassina dix femmes, dans un rayon de deux kilomètres à Hwaseong. La plus âgée des victimes avait soixante-et-onze ans. La plus jeune était une écolière de treize ans. Le meurtrier n'a jamais laissé d'indices derrière lui. Plus de trois mille suspects furent interrogés et finalement, plus de trois cent mille policiers ont été mobilisés pour l'enquête. Personne ne fut jamais inculpé pour ces crimes[4].
Le mercredi , les autorités coréennes annoncent l'identification d'un suspect dans cette affaire : il s'agit de Lee Choon-jae, un homme de 56 ans emprisonné depuis 1994 car condamné à la prison à vie pour le viol et le meurtre de sa belle-sœur. L'ADN de cet individu correspond à celui retrouvé dans l'un des sous-vêtements de la neuvième victime et a également permis de le relier à deux des autres meurtres. Des analyses supplémentaires seront nécessaires pour déterminer la responsabilité du suspect dans les autres crimes. Quoi qu'il en soit, le délai de prescription ayant pris fin en , il ne pourra pas être poursuivi pour ces crimes[5].
Le mardi , il est annoncé que Lee Choon-jae a avoué non seulement avoir commis les meurtres dont il était suspecté à Hwaseong entre 1986 et 1991 mais également trois autres homicides dans la ville à cette même époque et deux autres avant le meurtre de sa belle-sœur[6].
Le tournage s'est déroulé sur les lieux mêmes des événements. Il a nécessité plus d'une année de recherches, de visites, d'entretiens auprès de divers protagonistes liés à l'enquête : les policiers, mais aussi les journalistes qui couvrirent cette série de meurtres.
L'accueil critique est très positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 4,3/5, et des critiques spectateurs à 4,1/5[7].
Pour Pierre Murat de Télérama, « On dirait un polar à l'occidentale, avec flics pourris et serial killer malin. C'est plutôt une méditation sur le Mal, invisible et universel. [...] Le rythme lent est brisé par des secousses furieuses : ainsi, la traque d'un pervers sexuel dans le décor fantomatique d'une usine en construction... Encore plus intéressant : le sourd et omniprésent climat d'insurrection qui pèse sur la capitale lointaine. Peu à peu, le film devient vraiment effrayant, puisqu'on ne voit rien, en fait, on ne fait que deviner. La souffrance de tous ces corps à qui l'on a ôté la vie. Mais aussi celle de tous les assassins possibles, murés dans leurs tourments secrets. »[8].
Pour Amélie Dubois des Inrockuptibles, « Livrant au passage une étonnante peinture de la province coréenne et de l'état politique d’un pays refusant de plus en plus son régime militaire, Memories of Murder draine un lot de malades qui, saisis ici comme de la viande sur un gril, apparaissent dans toute la violence fumante de chairs marquées à vif. L'épaisseur du film, qui atteint la folle densité littéraire de certains polars, ne vire jamais à la lourdeur bouffonne et indigeste, trop attachée qu’elle est à contenir le mystère insondable et glaçant, presque fantastique, de nuits noires, ruisselantes et inévitablement assassines. Cet équilibre, on le doit à une mise en scène injectant de part et d’autre des images incongrues et d'audacieuses ruptures de rythme et de ton. »[9].
| Pays ou région | Box-office | Date d'arrêt du box-office | Nombre de semaines |
|---|---|---|---|
| 5 101 645 entrées[10] 26 000 000 $[10] |
nc | nc | |
| 87 681 entrées[11] 230 030 $[12],[13] |
[a] | 24[a] | |
| 2 000 entrées[14] 15 357 $[15] |
3 | ||
| 65 660 $[15] | 1 | ||
| 6 573 entrées[16] 50 019 $[15] |
nc | nc | |
| 30 916 entrées 163 376 $[15] |
nc | nc
|
Memories of Murder a rencontré un énorme succès commercial en Corée du Sud, totalisant 5 101 645 entrées, soit 26 000 000 $ de recettes[10]. Le succès du film en Corée du Sud lui vaut de se hisser en troisième position du box-office sud-coréen[10]. En France, le film est distribuée pour la première fois à l'été 2004 et totalise 67 087 entrées[14], avant de connaître une ressortie en , où il totalise 20 870 entrées[11].
L'impact du long-métrage est limitée aux États-Unis avec 15 357 $ de recettes[15].