| Vingt-quatre préludes Opus 28 | |
Chopin et George Sand par Delacroix (1837). | |
| Genre | Romantique |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 24 |
| Musique | Frédéric Chopin |
| Effectif | Piano |
| Durée approximative | 30 secondes à 5 minutes |
| Dates de composition | 1835-1839 |
| Dédicataire | Camille Pleyel Joseph Christoph Kessler (en) |
| Partition autographe | 1939 |
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Les Vingt-quatre préludes, op. 28 pour piano de Frédéric Chopin, sont une série de 24 morceaux courts (entre 30 secondes et 5 minutes) dédiés à ses amis Camille Pleyel et Joseph Christoph Kessler (en) (avec, parmi les plus connues, les préludes no 4 et no 15 « Goutte d'eau »).
L'opus a la particularité de suivre le cycle des quintes : chaque morceau dans une tonalité majeure est suivi d'un autre dans sa relative mineure.
Chopin compose ses Préludes entre 1835 et 1839, et les achève à la chartreuse de Valldemossa de Majorque aux Îles Baléares où il passe l'hiver de 1838-1839 avec George Sand et ses enfants, pour échapper au climat pluvieux de Paris qui aggrave sa tuberculose chronique.
Inspirés des préludes du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach, ils inspireront à leur tour les préludes d'Alexandre Scriabine, les préludes de Claude Debussy, les préludes de Francis Thomé[1],[2] et les préludes de Sergueï Rachmaninov.
Chopin a également composé deux autres préludes hors de l'opus 28 : le prélude en ut dièse mineur op. 45 et un opus posthume.
| Fichiers audio | |
| Prélude no 4 | |
| Prélude no 15 « Goutte d'eau » | |
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Parmi les grandes interprétations, citons notamment celles, historiques, d'Alfred Cortot (1926, 1933/4, 1942, 1955), ainsi que Martha Argerich (en 1975) et Maurizio Pollini (en 1990) pour Deutsche Grammophon.
Citons encore Arthur Rubinstein (1946), Claudio Arrau (1950, 1960, 1973), Vlado Perlemuter (1972), Nikita Magaloff (1975) ou plus récemment Grigory Sokolov (1990), Ievgueni Kissine (1999), Rafał Blechacz (2007), Alexandre Tharaud (2008) chez Harmonia Mundi, sans oublier les enregistrements pris sur le vif de Jorge Bolet (1974 à Carnegie Hall) ou de Vladimir Ashkenazy (1980).