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Jacques Alfred Georges Émile Leguerney |
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Jacques Leguerney (né le au Havre, mort le à Boulogne-Billancourt[1]), est un compositeur français.
Refusant d'appartenir à une école, Jacques Leguerney s'inscrit néanmoins dans le courant des compositeurs de mélodies françaises. Ses compositions mélodiques puisent souvent dans des textes anciens tirés des poèmes de la Pléiade et tout particulièrement Ronsard (8 recueils) et des poètes contemporains peu connus.
Jacques Leguerney est largement un autodidacte même s'il étudia sur une courte période avec Nadia Boulanger. Il est influencé par ses prédécesseurs comme Albert Roussel, Gabriel Fauré, Charles Gounod et Francis Poulenc, qui est un ami proche tout au long de sa vie.
Il a été l'élève et l'ami de Thérèse Cahen. Dans une lettre qu'elle lui écrit d'Auschwitz, elle lui confie son piano au cas où elle ne reviendrait pas. Il gardera ce piano toute sa vie[2].
Ses compositions ont été valorisées par des grands chanteurs comme Pierre Bernac, Germaine Lubin, Suzanne Peignot, Paul Derenne, Bernard Lefort, Gérard Souzay et sa sœur, la soprane Geneviève Touraine. Les pianistes sont Jacqueline Bonneau, Germaine Tailleferre, Geneviève Joy, Dalton Baldwin et Thérèse Cahen.
Au-delà de ses compositions mélodiques, il écrit aussi de la musique de chambre et de la musique orchestrale dont le ballet Endymion, suivi par le ballet La Vénus noire, qui est une commande de l'Opéra de Paris.
Jacques Leguerney arrête de composer après que l'Opéra de Paris échoue à représenter cette dernière composition qu'il considère comme son chef-d'œuvre.
L'œuvre mélodique de Jacques Leguerney s'étend sur 83 pièces mais s'établit sur d'autres genres: fantaisie pour piano, quatuor, ballets, et même un psaume.