Gian Francesco Malipiero

Naissance
Venise, Drapeau de l'Italie Italie
Décès (à 91 ans)
Trévise, Drapeau de l'Italie Italie
Activité principale compositeur, musicologue, éditeur de musique
Collaborations Corporazione delle Nuove Musiche
Formation Conservatoire de Vienne
Maîtres Marco Enrico Bossi
Enseignement Conservatoire Benedetto Marcello de Venise
Ascendants Francesco Malipiero

Gian Francesco Malipiero (Venise, Trévise, ), est un compositeur italien, musicologue et éditeur de musique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petit-fils du compositeur d'opéra Francesco Malipiero (1824-1887), Gian Francesco Malipiero connaît une enfance agitée : ses parents se séparent en 1893 et son père Luigi, pianiste et chef d'orchestre, l'emmène avec lui à Trieste, Berlin et Vienne. Malipiero étudie au conservatoire de Vienne en 1898 avant de retourner chez sa mère à Venise en 1899. Il entre alors au Liceo Musicale et apprend le contrepoint avec Marco Enrico Bossi. Lorsque ce dernier s'installe à Bologne en 1902, Malipiero étudie seul. Il découvre et transcrit les compositeurs baroques italiens, alors complètement tombés dans l'oubli, notamment Claudio Monteverdi et Girolamo Frescobaldi. Cette découverte va transformer sa vie. Lorsqu'il rejoindra Bossi à Bologne en 1904, sa technique d'écriture sera suffisamment achevée pour qu'il obtienne le diplôme du Liceo Musicale de Bologne. Malipiero devient alors l'assistant du compositeur aveugle Antonio Smareglia.

Malipiero assiste à la première du Sacre du printemps d'Igor Stravinsky à Paris en 1913, juste après avoir fait la connaissance d'Alfredo Casella. Il en est bouleversé et dira qu'il avait eu l'impression de sortir d'une longue léthargie. Malipiero acquiert la notoriété en remportant quatre des cinq prix de composition d'un concours organisé par l’Accademia di Santa Cecilia à Rome à laquelle il soumet cinq compositions sous cinq pseudonymes différents.

En 1923, Malipiero se joint à Alfredo Casella et Gabriele D'Annunzio qui créent la Corporazione delle Nuove Musiche. Dans l'Italie fasciste, il est en bons termes avec Mussolini jusqu'à ce qu'il mette en musique le livret de Luigi Pirandello La favola del figlio cambiato, ce qui lui vaudra la condamnation des fascistes.

Installé dans la petite ville d'Asolo depuis 1921, Malipiero poursuit son grand œuvre éditorial entre 1926 et 1942, l'édition complète des œuvres de Monteverdi. En 1932, il est nommé professeur de composition au Liceo Musicale de Venise (qui deviendra conservatoire en 1940 sous le nom de Conservatoire Benedetto Marcello de Venise). Il en sera le directeur de 1939 à sa retraite en 1952.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Malipiero est un compositeur particulièrement prolifique : sur soixante-dix ans de carrière, il écrit 17 symphonies, près de 40 opéras, sur un catalogue comptant plus de 200 œuvres[1].

Orchestre[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Piano[modifier | modifier le code]

Musique vocale[modifier | modifier le code]

Opéras[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 1985, a été réalisé le film Poemi Asolani sur la vie et l'œuvre de Gian Francesco Malipiero. Réalisation Georg Brintrup, Production WDR (durée : 60 min).

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gallagher D, notice de l'enregistrement des Impressioni dal vero et des Pause del silenzio par l'orchestre symphonique de Rome sous la direction de Francesco La Vecchia, (Naxos.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]